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Allaitement et alimentation, on fait le point

Breastfeeding and diet: let's set the record straight

Diet and breastfeeding: can you eat everything? What should you avoid? Separating the myths from the facts about nutrition for breastfeeding women!
Contents

Popular beliefs die hard… and yet, as Dr Newman used to say, women who breastfeed do not have to be "saints".

As in any period of life, it is simply important to eat well, first and foremost for yourself.

The diet that is good for the pregnant and breastfeeding woman is exactly the same as the one that is good for everyone: varied, balanced, and made up of foods that are as natural as possible!

Let's take a look at the myths around diet during breastfeeding!

Myths

Si notre alimentation n’est pas “parfaite”, notre lait sera de mauvaise qualité.
On ne doit jamais boire d’alcool quand on allaite comme durant la grossesse.
On doit oublier le café quand on allaite.

Diet and breast milk composition

Le lait maternel est directement composé de ce que l’on mange - MYTHE

Le lait maternel est constitué par le corps à partir des éléments présents dans le sang.
Les aliments sont digérés et cassés en nutriments (vitamines, minéraux, acides aminés…) qui arrivent dans les seins par le sang, pour arriver aux cellules dans les alvéoles, puis dans le lait. On appelle ce phénomène la diffusion.


Si notre alimentation n’est pas “parfaite”, notre lait sera de mauvaise qualité - MYTHE

L’alimentation qui est bonne pour la femme enceinte et allaitante est exactement la même que celle qui est bonne pour tout le monde : variée, équilibrée, composée d'aliments aussi naturels que possible, et pas trop riche en sucres ou en matières grasses.

Notre lait en revanche sera toujours nourrissant. Les recherches ont noté que l’alimentation n’a pas d’impact sur le taux lacté des principaux constituants du lait (protéines, lactose, cholestérol, calcium…). Pour bon nombre de minéraux (sauf l’iode et le sélénium), le taux lacté est stable quel que soit le statut maternel, ce qui pourrait aggraver d'éventuelles carences maternelles (notre corps va se débrouiller pour trouver certains minéraux, à nos propres dépens) [1]. Pour les gras, la quantité de gras reste également stable dans le lait, quelle que soit l’alimentation maternelle [2]. En revanche, le profil qualitatif des lipides lactés dépend de nos apports alimentaires, comme le taux lacté de certaines vitamines liposolubles [3]. Ainsi il est important de consommer des acides gras essentiels ou à longue chaîne comme le DHA, essentiels pour le bon développement du cerveau et du système nerveux de notre enfant.

Notre lait est “vivant” et ne se résume pas à de la nutrition: il s’adapte avec le temps en fonction de notre environnement, de notre bébé, c’est la magie de notre corps ! Il contient plein de composants qui ne vont pas changer quelle que soit notre alimentation (cellules souches, etc).

Pour en savoir plus, consultez notre article sur la composition du lait maternel.

Si on est vegan, on doit changer son alimentation si on veut allaiter - MYTHE

Si on suit un régime vegan, on a un risque de carence en vitamine B12 et zinc. Il est important notamment de garder un bon niveau de B12 en se complémentant. Mais il est tout à fait possible d’allaiter. On peut se faire accompagner pour un suivi nutritionnel optimal. 

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Diet and nutrients in breast milk

Le lait maternel ne contient pas assez de fer - MYTHE

Le lait humain contient peu de fer (0,3 à 0,4 mg/l de fer), mais il est présent sous une forme hautement assimilable [4], plus facilement absorbable par le bébé que dans le lait de vache ou le lait infantile fortifié en fer. La quantité de fer dans le lait maternel est donc optimale pour votre bébé, même si elle est moins importante que celle dans le lait de vache. Il faut quand même que vous veillez à avoir de bons apports en fer.

Le taux lacté de fer est constant dans le lait maternel, comme la plupart des autres minéraux. Les variations se feront dans les quantités disponibles et stockées pour la maman [5].

Un enfant né à terme n’a pas besoin d’un apport supplémentaire de fer jusqu’à 6 mois, au début de la diversification. Les réserves hépatiques en fer du nourrisson, alliées à la biodisponibilité élevée du fer présent dans le lait humain, couvrent les besoins du bébé exclusivement allaité pendant environ les 6 premiers mois [6].

Pour les bébés nés à terme, le clampage tardif du cordon augmente le volume sanguin du bébé ainsi que ses réserves de fer. Le bébé peut ainsi recevoir ses réserves en fer pour 3 mois ! Une revue de 2013 a ainsi montré que les enfants qui avaient eu un clampage après 1 minute de vie avaient des niveaux de fer plus importants à 2 et 6 mois que les autres. [7] Pour plus d’information, allez voir notre article sur le clampage tardif du cordon.

Il faut faire attention à son apport d’iode quand on allaite - VRAI

L'iode intervient dans la maturation du cerveau et une carence peut être associée à des troubles du développement neurocognitif chez l’enfant.

L’iode est le seul minéral avec le sélénium dont le taux lacté dépend des apports maternels.

Pendant l’allaitement, le transfert d’iode du lait maternel vers le nourrisson est de l’ordre de 50 μg/j ; cela nécessite de privilégier la consommation d’aliments naturels riches en iode et l’utilisation de sel iodé.
 

On trouve de l’iode dans le lait et produits laitiers, crustacés, poissons d’origine marine (frais, surgelés ou congelés), oeufs et sel iodé… et dans nos granola Choco nut et Tomato’croq ! Nos vitamines post partum Post essentials sont également riches en iode.

A noter que les produits laitiers biologiques contiennent environ 45 % de moins d’iode que les produits laitiers standards.


Le lait maternel est pauvre en vitamine D - VRAI

Le lait maternel est une faible source de vitamine D. Les besoins de votre enfant en vitamine D s’élèvent à 400 UI/j (selon les nouvelles recommandations en cours de mise à jour) et une supplémentation en vitamine D est recommandée chez tous les enfants, notamment les enfants allaités (le lait infantile est souvent enrichi en vitamine D). Cette recommandation est faite de manière générale mais il pourrait être utile de vérifier au cas par cas. Il n’est pas toujours nécessaire que le nourrisson soit supplémenté si la mère n’est pas carencée, c’est pour cela que de nombreux professionnels de santé font des bilans à la mère pour évaluer de façon individuelle le besoin. En revanche, ce bilan n’est pas pris en charge par la sécurité sociale, mais le faire pourrait permettre d'éviter de supplémenter un bébé qui n’en a pas besoin.

Certaines études ont constaté que les enfants qui étaient exclusivement allaités avaient un risque accru d’hypovitaminose D, en comparaison avec les enfants ayant d’autres sources d’apport que le lait maternel. Le taux lacté de la vitamine D, comme certaines vitamines liposolubles, est en effet fonction des apports maternels.

D’après la Leche League, le risque de carence en vitamine est plus élevé chez les enfants qui ont la peau sombre, qui sont peu exposés directement au soleil, qui sont exclusivement allaités pendant une longue période par une mère ayant de faibles apports calciques et en vitamine D pendant la grossesse. [8]

Une forte supplémentation de la mère pourrait être suffisante pour combler ses besoins et ceux de son enfant.  En effet, une étude a montré que pour un complément de 6 400 UI/j, la maman allaitante allait avoir suffisamment de vitamine D pour elle et le bébé, et ce sans effet adverse lié au surdosage, ce qui pourrait permettre d’envisager de ne supplémenter que la maman [9]. Le maintien optimal du statut de la mère en vitamine D est le déterminant majeur pour prévenir les carences de l’enfant.

Attention cependant au surdosage. Actuellement, il existe des lacunes dans l’évaluation du risque de toxicité associé à un supplémentation excessive de vitamine D. Mais rien ne nous empêche de vous supplémenter d’abord pour vous ! Pour en savoir plus, consultez notre article vitamine D et allaitement.


On doit veiller à nos apports d’oméga 3, notamment de DHA durant l'allaitement - VRAI

Les matières grasses ne sont pas à éviter, bien au contraire ! Les oméga-3 sont des acides gras dits essentiels car le corps ne sait pas les fabriquer seul, il faut se les procurer via l’alimentation. Notre bébé allaité dépend de nous pour couvrir ses besoins, notamment en DHA. Il ne peut pas notamment transformer l’ALA (qu’on retrouve dans les graines, les oléagineux) en DHA comme nous adultes.

Le taux maternel de DHA baisse pendant l’allaitement, ce qui reflète le passage dans le lait d’un acide gras important pour le développement de l’enfant. [10]

Après la naissance, des déficits en Oméga 3 peuvent persister jusqu’à six semaines après l’accouchement et ce d’autant plus chez les mères nourrissant leurs enfants [11]. Des études montreraient également un lien entre une consommation faible d’Oméga 3 et une dépression post partum chez les mamans concernées. [12] [13]

Concrètement qu’est ce qu’on fait ?
On varie le type d’huile (olive, colza, tournesol, noix, lin…)
On limite les  graisses saturées, dans les charcuteries, les plats transformés…
Pour faire le plein de DHA on prend du poisson plusieurs fois par semaine (pour savoir quel poisson consommer et à quelle fréquence, consultez notre guide ici)
Et sinon notre snack allaitement Cho-chocolat 200 mg de DHA, ou du DHA en complément avec Omega Mama.

FACTS

Il ne faut pas faire de régime durant l’allaitement.
Quand on allaite, on a plus de fringales que d’habitude.
Il faut faire attention à son apport d’iode quand on allaite. 

Diet and breastfeeding

TRUE: Dieting whilst breastfeeding is not recommended 

Our bodies are remarkable: a study on children living in Gambia showed that even though they consumed on average 74% of the milk volume consumed by British babies, their intakes of calories, proteins, fats and lactose were similar, despite the chronic malnutrition suffered by Gambian mothers. Of course, for certain minerals (iodine, selenium), certain vitamins and the quality of fats, the composition of breast milk will depend on maternal intake [14].

Dieting whilst breastfeeding is best avoided (never go below 1,800 kcal, even though some studies only note an effect on milk below 1,500 kcal, with a reduction in lactation).

But by cutting calorie intake, you expose yourself to nutritional deficiencies, extreme fatigue, more pronounced hair loss… in short, something best avoided!

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Diet, fatigue and deficiencies

TRUE: If I eat poorly, I will feel more tired and risk developing deficiencies

Watching what you eat is also something you do for yourself — to avoid deficiencies and fatigue. Eat until you feel satisfied. You might, for example, have 3 meals a day and two snacks (mid-morning and mid-afternoon). Follow a balanced and varied diet, not too high in sugar, with plenty of vegetables and 2 to 3 pieces of fruit per day.

For many minerals (except iodine and selenium), the level in breast milk is stable regardless of the mother's nutritional status, which could worsen any existing maternal deficiencies (our body will find ways to obtain sufficient quantities of certain minerals, at our own expense).[15]

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Breastfeeding and diet: let's set the record straight

Foods to avoid during breastfeeding

On doit oublier le café quand on allaite - MYTHE

Le café, le thé et le chocolat contiennent des méthylxanthines (caféine, théophylline, théobromine…) qui ont un effet excitant. 

Le café peut être consommé sans dépasser 2 à 3 tasses par jour. Au-delà on note un risque d’hyperexcitabilité transitoire de l’enfant : insomnie, irritabilité, coliques... qui s’arrête à l’arrêt du café.

Les prématurés ou les nouveau-nés métabolisent moins bien ces molécules. 

Son taux dans le lait est également variable selon les femmes, et serait plus important chez les femmes qui fument.

Le chocolat noir reste ok, si on s’en tient à une consommation raisonnable. 

On évite le thé en grande quantité (au-delà de 1 litre) car il peut diminuer l’absorption du fer d’origine végétale. En alternative, on peut s'orienter vers une tisane allaitement, pour bien s'hydrater et booster sa lactation. 

Pour en savoir plus, allez voir notre article café et allaitement.

On ne doit jamais boire d’alcool quand on allaite comme durant la grossesse - MYTHE
 

Si on ne peut pas recommander la prise régulière d'alcool pendant l'allaitement, il n'existe pas non plus d’arguments réellement fondés permettant de déconseiller formellement la consommation d'une quantité modeste et/ou occasionnelle de boissons alcoolisées. 

Pour les prises occasionnelles, les spécialistes conseillent généralement de prévoir d’allaiter le bébé juste avant de commencer à consommer de l’alcool, en veillant à attendre au moins 2 heures (ou plus selon votre poids, voir ce tableau : ttps://www.meilleurdepart.org/resources/alcool/pdf/desk_reference_fre.pdf ) avant d’allaiter votre enfant.avant de le remettre au sein. 

Une consommation d'alcool très faible et occasionnelle est compatible avec l'allaitement. 
 

Attention ! Plus le bébé est petit, plus il faudra être prudent. Chez les nourrissons, les capacités métaboliques sont moindres que celles d'un bébé plus âgé. Il métabolise l’alcool deux fois moins vite qu’un adulte après la première semaine de vie.

L’alcool passe dans le lait, où il se retrouve à un taux similaire à celui présent dans le sang au moment de la tétée.  Les recherches montrent qu'environ 5 à 6% de l’alcool passent dans le lait. 
 

Le pic lacté est observé au bout de 30 à 60 minutes si l’alcool a été consommé à jeun, et au bout de 60 à 90 minutes s’il y a eu prise d’aliments. Tirer le lait n’a en revanche strictement aucun impact sur la rapidité d’élimination de l’alcool.
 

L’alcool va avoir des effets sur la maman et le bébé : perturbation du sommeil, impacts sur le développement du bébé, diminution du réflexe d’éjection, etc. 
 

Pour en savoir plus, allez voir notre article alcool et allaitement

Quand on allaite, on doit éviter certains aliments comme les choux qui donnent des gaz - MYTHE

Le mythe provient d’une étude qui a identifié un lien entre une consommation notamment de légumes crucifères (choux-fleur, chou, brocoli, oignon) et des coliques chez les enfants exclusivement allaités [16]. Mais cette étude n’a pas pu montrer que ces légumes provoquaient des coliques. 

Le bébé s’adapte très bien à l’alimentation de sa mère, et si certains aliments provoquent des gaz chez les mamans, ce n’est pas nécessairement le cas chez les enfants.
 

Quand on allaite, on doit éviter les aliments avec des goûts trop prononcés, ou trop épicés - MYTHE

Certains aliments comme l’ail, les épices… peuvent en effet changer le goût du lait. Mais le bébé commence déjà à goûter les aliments à travers le liquide amniotique dans le ventre ! Tous ces nouveaux goûts permettraient même à l’enfant de se familiariser avec les habitudes alimentaires de la famille, bien avant sa diversification.[17]
 

La consommation d’ail a la réputation d’induire des coliques chez le nourrisson. Toutefois, deux études ont réfuté cette conviction. Dans la première, 153 mamans ont répondu à un questionnaire sur leur alimentation. Les consommatrices d’ail n’étaient pas plus nombreuses à rapporter des coliques chez leur bébé  que celles qui n’en avaient pas consommé. Dans l’autre étude randomisée, on a donné aux mamans soit une gélule d’ail, soit une gélule placebo pendant trois jours. La prévalence des coliques chez les nourrissons était similaire dans les deux groupes. [18]

Breast milk could be contaminated

MYTH: Breast milk is contaminated through our diet and environment, and formula milk would be a better option

We live in a polluted world, so it is inevitable that pollutants find their way into it. Exposure to toxins is greater during pregnancy, a particularly sensitive period.

Pollutants include dioxin, mercury, DDT (insecticides) and PCBs (polychlorinated biphenyls) — chemical substances used in construction, now banned due to their high toxicity, but which persist in the environment because of their very slow natural decomposition.

Research in recent years shows that even slightly contaminated breast milk remains by far the best choice for babies!! And the best for our already heavily polluted planet!

An American researcher followed women and their babies for over 15 years. He attempted to estimate the impact of exposure to pollutants — notably PCBs and DDT — through breastfeeding, in terms of life expectancy. Breastfed babies exposed to pollutants saw their life expectancy reduced by an average of 3 days, compared with 70 days for non-breastfed babies. [19]

Who may be most affected? The highest levels of pollutants have been found in women with their first baby, women who smoke and those who regularly consume alcoholic drinks, women with a higher body mass index (as pollutants are stored in fat), and older women [20]. Levels decrease as lactation progresses.

Allaitement et perte de poids, régimes, etc sont à éviter. Il est conseillé d’essayer de garder un poids relativement stable, pour ne pas mobiliser les réserves de graisses, où les polluants se logent traditionnellement [21]. Pour éviter les métaux lourds, on peut également conseiller de consommer suffisamment de calcium, ce qui permettrait de limiter le transfert du plomb (qui est stocké dans les os) [22].

According to an American researcher, Dr Goldman, breast milk may help a baby's immune system strengthen its defences by containing anti-inflammatory factors and probiotics that make the digestive tract more resistant to pathogens, including pollutants [23]. 

Le lait maternel contiendrait de nombreux antioxydants qui pourraient compenser l'impact néfaste de la pollution subie par l'enfant lors de la grossesse. Dans les études menées dans des zones très polluées par les PCB, l’exposition in utero a effectivement des effets négatifs sur le développement des enfants, alors que l’allaitement n’en a pas. Et dans certaines de ces études, il semblerait que l’allaitement maternel pourrait atténuer les effets d’une exposition durant la grossesse. [24] On ne connaît pas encore bien ces mécanismes.

Bien sûr il n'y a pas d'antidote magique dans le lait maternel, mais ce que les chercheurs s'accordent à dire, c'est que les bénéfices de l'allaitement sont largement supérieurs à une potentielle exposition à des toxines via le lait (sauf en cas de contamination de la mère, mais on est sur des doses où la mère elle-même serait malade).

Allaiter réduirait également l’incidence de certains cancers infantiles et de diabète juvénile – et cette protection augmente avec la durée de l’allaitement !
Pour plus de détails, voir notre article Le lait maternel est-il pollué ?  

Breast milk could cause allergies

TRUE and FALSE: Sometimes our milk can cause allergies in your baby, which may manifest as intense crying or reflux 

In cases of allergy or intolerance, it is not your milk that causes the allergy, but the allergenic proteins that find their way into the bloodstream and then into the milk. So please don't feel guilty!

Whereas it was long believed that to prevent allergies in cases of family history, these allergens should be avoided during pregnancy or breastfeeding, more recent studies suggest that a mother's consumption of these allergens could in fact help prevent allergic reactions [25] [26]. The transfer of antigens via breast milk may encourage their acceptance by the baby's immune system.  

Do not hesitate to consult your paediatrician, who can refer you to an allergy specialist. Even if a test comes back negative for a particular food, clinical signs should nonetheless take precedence.

Once symptoms have completely disappeared, it may be discussed whether to reintroduce the allergen in small doses, so that the child can become accustomed to it and develop tolerance, even though the appropriate dose can be difficult to determine.

Is it then worth avoiding allergens during pregnancy and breastfeeding? Studies have shown that such avoidance does not reduce the likelihood of developing an allergy before the age of 2, but may delay its onset [33]. It does not appear necessary in particular to avoid peanuts [34].

Breastfeeding and cravings

TRUE: When breastfeeding, you feel hungrier than usual

During breastfeeding, energy needs increase in order to produce milk. Some of these needs are met by pregnancy reserves, the rest by diet. You need to cover not only your own needs but also those of your baby. 


These additional needs depend on several factors, such as the age of your child, whether breastfeeding is exclusive, your level of physical activity, and your weight gain during pregnancy. [35]

Additional needs are estimated at around 500 kcal per day, evolving over the course of breastfeeding: 595 kcal/day between 0 and 2 months post-partum, and 670 kcal/day between 3 and 6 months (source: LLL).

Sometimes it can be difficult to eat well with a newborn. You can keep some snacks to hand, and prepare soups and collagen-rich broths before the birth — perfect for the postpartum period.

The most common allergen is cow's milk, which contains more than 33 different proteins. This is referred to as CMPA (Cow's Milk Protein Allergy). It is estimated that approximately 7–8% of babies are allergic to cow's milk proteins. [27] 

Babies still have fragile intestinal mucosa, and milk proteins can trigger various symptoms such as intense crying or GOR (gastro-oesophageal reflux), whether apparent or not. A study from 2000 demonstrated the link between GOR and CMPA: of 204 infants under one year of age with GOR, more than 40% were also allergic to cow's milk proteins [28].

Specialists recommend reintroducing cow's milk proteins after 6 months of exclusion. It is estimated that tolerance develops in the child before the age of 3 or 4 in nearly 80% of cases [29].

The two other main allergens are soy and egg white (animal protein). Peanuts (plant protein), gluten (wheat protein) and fish can also be mentioned [30].

If you notice that every time you eat a certain food, your baby has an unusual reaction, you can try removing it from your diet. It may be helpful to keep a journal to better understand any repeated unusual behaviours in your baby. With a strict dietary exclusion of 24 hours to 15 days carried out by the breastfeeding mother, any improvement and disappearance of symptoms will take at least 15 days. If no improvement is observed, it may be worth reconsidering the restriction and exploring another avenue [31].

Studies have analysed the impact of dietary patterns on infant colic, and the results are contradictory. It appears that in a small number of infants, an elimination diet removing the main allergens from the mother's diet may reduce colic [32]. However, colic seems to be an unexplained and temporary phenomenon that generally resolves between 3 and 4 months.

Myths about diet and milk production

Quand on allaite, on doit beaucoup boire - VRAI ET FAUX

On veille à bien s’hydrater, mais pas besoin de boire plus que sa soif.
Les données scientifiques montrent invariablement que ni l’augmentation ni la restriction de la quantité de liquides consommée n'affectent le volume de lait produit.

Si on ne boit pas assez d’eau, il n’y a pas de risque pour votre bébé qui reçoit ce qu’il faut. Mais cela se fera à votre détriment. Bonjour maux de tête et déshydratation !
Pour plus de détails, on a écrit un article sur hydratation et allaitement !

On doit manger certains aliments pour allaiter et produire assez de lait - MYTHE

Les galactogènes ne sont pas indispensables pour allaiter. Votre production de lait n’est pas déterminée par ce que vous mangez [36], mais par la loi de l’offre et la demande. C’est l’action locale et efficace de drainage des seins qui permet d’entretenir la sécrétion lactée.
En d’autres termes, si les seins ne sont pas stimulés régulièrement et de façon suffisamment efficace, la production lactée diminue. D’où l’importance de mettre son bébé au sein ++ et sans regarder la montre.

Comme le souligne la Leche League : “L’utilisation de galactogogues devrait être réservée aux situations dans lesquelles une évaluation soigneuse n’a pas retrouvé de cause que l’on pourrait traiter (une hypothyroïdie maternelle, la prise d’un médicament, une chirurgie mammaire…), et lorsqu’une augmentation de la fréquence des tétées et/ou de l’expression du lait n’a pas permis d’obtenir un résultat”.


On doit boire du lait pour produire du lait - MYTHE

Et non ! Nous sommes la seule espèce qui consomme du lait d’un autre animal.
Notre lait est parfaitement adapté à notre bébé, tout comme le lait de la vache le sera pour son petit veau.
Sans compter que de nombreuses cultures ne consomment pas du tout de produits laitiers, et pourtant dans ces cultures les femmes allaitent aussi leur enfants !

Si vous craignez de ne pas avoir assez de calcium, pas de panique, plein d’aliments en contiennent :
Les légumes verts à feuilles comme les brocolis, les choux, les épinards…
Les conserves de sardines, de saumon, d’anchois ou de maquereau (avec les arêtes qui ramollissent et deviennent consommables)
Les amandes, ou les autres noix, les fruits séchés comme les figues.
Par exemple, dans une grosse poignée d’amandes vous avez 80 mg de calcium, dans 2 figues 167 mg [37]
Les graines de sésame, qui peuvent être consommées entières, sous forme de tahinI (beurre de sésame), de gomasio (graines de sésame broyées mélangées à un peu de sel), ou ajoutées à de nombreux plats. Elles doivent être bien mâchées pour faciliter l'absorption de leur calcium par l'organisme
Par exemple dans 2 cuillères à soupe de tahini, vous avez 128 mg de calcium
Les eaux minérales riches en calcium (> 150 mg/l) 
Les laits végétaux enrichis avec du calcium (une petite algue extrêmement riche en calcium bien absorbable)
Le bouillon d'os, qui est riche en calcium, car sa longue cuisson ramollit les os de l’animal, en plus il est idéal pour faire le plein de collagène.
Certaines sortes d'algues (le lithotamne, le wakame, le nori, la laitue de mer), les produits fermentés (miso)

Et point positif : le calcium végétal est globalement mieux absorbé que le calcium laitier. Les recherches montrent que l'abordabilité du calcium est plus élevé dans les sources végétales que dans les sources animales (produits laitiers) [38]


Pour plus de détails, consultez notre article Calcium et allaitement

Many thanks to Julie Longy, IBCLC lactation consultant, for her review and advice!

Be careful not to self-supplement — food supplements are not without risk. They can interact with other supplements, foods and medications, and are not necessarily suited to your personal situation, not to mention the importance of choosing the right ones and adjusting dosages accordingly. It is therefore preferable to seek guidance from a healthcare practitioner specialising in nutrition (such as a naturopath or nutritional therapist).

Source 1, 3, 4, 11, 39 : Leche League France, Dossier de l’allaitement : DA 67 : Implications de l’alimentation maternelle

Source 2, 14 : Sheri Lyn Parpia Khan, Maternal Nutrition During Breastfeeding, New Beginnings, 2004

Source 5 : Neurotoxicology of PCBs and related compounds, Neurotoxicology, 1992

Source 6, 7, 10 : Contaminants in human milk: weighing the risks against the benefits of breastfeeding, 2008

Source 8 : Early (in uterus and infant) exposure to mercury and lead, Clin Nutr., 2006

Source 9 : Benefits and Risks of Breastfeeding, 2007

Source 12 : Maternal alcohol use during breast-feeding and infant mental and motor development at one year, N Engl J Med., 1989

Source 13 : Alcohol Clin Exp Res, 1998

Source 15 : Le calcium-fiche nutrition

Source 16 : Calcium Absorption from Corn Tortilla Is Relatively High and Is Dependent upon Calcium Content and Liming in Mexican Women

Source 17, 24, 29 : Breastfeeding and a Mother’s Diet: Myths and Facts, Leche League UK

Source 18 : Maternal intake of cruciferous vegetables and other foods and colic symptoms in exclusively breast-fed infants, J Am Diet Assoc., 1996

Source 19 : Leche League, AA 81 : Allergies et allaitement

Source 20 : Breast milk–mediated transfer of an antigen induces tolerance and protection from allergic asthma, Valerie Verhasselt, Nature Medicine, en ligne le 27 janvier 2008

Source 21, 23 : Sensibilisation et allergie aux protéines du lait de vache chez l’enfant allaité, Service de gastroentérologie, hépatologie et nutrition pédiatriques, hospices civils de Lyon, hôpital Femme-Mère-Enfant, CHU de Lyon, 2011

Source 22 : Milk-induced reflux in infants less than one year of age, J Pediatr Gastroenterol Nutr., 2000

Source 25, 26 : Les coliques du nourrisson : les interventions alimentaires ont-elles un rôle à jouer?, Paediatr Child Health., 2011

Source 27 : Lactose Intolerance, Diarrhea, and Allergy, Breastfeeding Abstracts, 1998

Source 28 : Randomized trial of peanut consumption in infants at risk for peanut allergy, N Engl J Med, 2015

Source 30 : DA 152 : Aliments maternels susceptibles de poser un problème chez l’enfant allaité : ail, café, champignons et autres, 2018

Source 31, 33, 36 : Leche League, DA 138 : les bébés allaités ont-ils besoin de fer ?

Source 32 : Nutritional concerns of lactating women consuming vegetarian diets, Am J Clin Nutr, 1994

Source 34 : 2013 Cochrane Database Review

Source 35 : Too much of a good thing: evolutionary perspectives on infant formula fortification in The United States and its effects on infant health, Am J Human Biol 2014

Source 37 : DA 80: Redécouverte de l’importance de la vitamine D

Source 38 : Maternal vitamin D supplementation to improve the vitamin D status of breastfed infants: a randomized control trial, 2013

Source 39 : Leche League France, Dossier de l’allaitement : DA 67 : Implications de l’alimentation maternelle

Source 40 : Effects of long-chain polyunsaturated fatty acid supplementation on neurodevelopment in childhood: a review of human studies, 2010

Source 41 : Fish and fat intake and prevalence of depressive symptoms during pregnancy in Japan: baseline data from the Kyushu Okinawa Maternal and Child Health Study, 2013

Source 42 : N-3 (omega-3) Fatty acids in postpartum depression: implications for prevention and treatment, Depress Res Treat., 2011

« [1] Leche League France, Dossier de l’allaitement ». : DA 67 : Implications de l’alimentation maternelle

«  [2] Sheri Lyn Parpia Khan. Maternal Nutrition During Breastfeeding ». New Beginnings, 2004; 21 (2): 44

« [3] Leche League France, Dossier de l’allaitement : DA 67 ». Implications de l’alimentation maternelle

« [4] Leche League France, Dossier de l’allaitement : DA 67 ». Implications de l’alimentation maternelle

« [5] Rogan WJ and Gladen BC, "Neurotoxicology of PCBs and related compounds" ». Neurotoxicology 1992 ; 13 : 27-36

« [6] Mead, M Nathaniel. “Contaminants in human milk: weighing the risks against the benefits of breastfeeding" ». nvironmental health perspectives vol. 116,10 (2008): A427-34.

« [7] Mead, M Nathaniel. “Contaminants in human milk: weighing the risks against the benefits of breastfeeding”  ». Environmental health perspectives vol. 116,10 (2008): A427-34

« [8] Dorea JG, Donangelo CM. Early (in uterus and infant) exposure to mercury and lead ». Clin Nutr. 2006 Jun;25(3):369-76. doi: 10.1016/j.clnu.2005.10.007. Epub 2005 Nov 22. PMID: 16307830.

« [9] Benefits and Risks of Breastfeeding ». Armond S. Goldman, MD , Judy M. Hopkinson, PhD, David K. Rassin, PhD, VOLUME 54, ISSUE 1, P275-304, JANUARY 01, 2007

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