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Comment augmenter sa lactation ?

Comment augmenter sa lactation ?

Comment marche la lactation ? Quelles sont les choses à faire et ne pas faire pour garder une production de lait optimale (adaptée aux besoins de votre bébé) ?
Sommaire

Vous craignez de ne pas avoir assez de lait pour votre nourrisson, notamment lors d’un allaitement dont la mise en route a été compliquée (accouchement par césarienne, bébé peu efficace au démarrage…) ?

Vous êtes retournée récemment au travail et vous constatez une baisse sensible de votre production avec la mise en place d’un allaitement mixte ? Autant de situations parfois difficiles à gérer durant le post-partum, mais qui peuvent se résoudre avec de bons conseils et un soutien adéquat pour booster sa lactation.

Pourtant, plus de la moitié des mamans arrêteraient d’allaiter suite à un manque de lait, qu'il soit réel ou simplement ressenti. Comment fonctionne réellement la lactation ? Quelles sont les astuces pour garder une production optimale et adaptée aux besoins de votre bébé ? Quels sont les signes qui peuvent aider chaque maman à identifier une réelle baisse de régime ?

Découvrez comment (re)lancer votre production, notamment en associant une stimulation efficace à un complément alimentaire pour l’allaitement ciblé.

Take care mama

Rassurez-vous, la plupart des mamans n’ont pas de souci de production de lait. Certains cas peuvent compliquer l’initiation de l’allaitement, n’hésitez pas à vous faire accompagner. Les galactogènes ne sont jamais indispensables pour allaiter.

Dans quel cas observe-t-on une baisse de sa lactation ?

Après une grossesse difficile, un accouchement par césarienne, un accouchement prématuré, ou une séparation avec le bébé juste après la naissance, il peut être difficile de mettre en place l’allaitement et d’installer une lactation solide.

N’hésitez pas à vous faire aider par une consultante en lactation IBCLC. Elle saura vous accompagner en partageant avec vous des stratégies qui ont fait leurs preuves dont notamment la sustimulation avec un tire-lait.

Voici une sélection des astuces qui aident généralement beaucoup les mamans :

–  Augmenter la fréquence des tétées (parfois vous pourrez doubler ou même multiplier leur nombre par trois)
–   Comprimer votre glande mammaire quand votre bébé tète pour augmenter le transfert de lait
–   Optimiser le drainage de vos seins en utilisant le tire-lait après la tétée
– Consommer des aliments qui favorisent la lactation. Voir notre article sur les aliments galactogènes

Fanny, cliente Jolly Mama

 “J'ai eu une baisse de lactation à la suite d'une semaine où j’étais bien malade. Je devais reprendre le travail avec beaucoup de stress et de fatigue. Ces compléments m'ont aidé tout en stimulant avec des tirages plus réguliers.”

Zoom technique : Le Power Pumping pour booster le tirage

Si vous utilisez un tire-lait électrique (Exemple de modèles : Medela, Symphony ou Freestyle), vous pouvez tester le Power Pumping. Cette technique d'expression consiste à alterner des phases de tirage et de repos sur une heure (20 min de tirage / 10 min de repos / 10 min de tirage / 10 min de repos / 10 min de tirage). En mimant les tétées groupées du nourrisson lors d'un pic de croissance, vous envoyez un signal fort à votre corps pour augmenter la production en 48h à 72h.

Pour certaines mères qui sont séparées de leur bébé (études ou activité professionnelle), maintenir la lactation peut également être délicat. Cela est essentiellement dû à une inadéquation de la fréquence des tirages par rapport à leur besoin individuel. On suggère trop souvent aux mères de ne donner le sein que matin et soir au moment de la reprise du travail. Cette approche simpliste amène généralement un engorgement dans un premier temps puis inexorablement une baisse de lactation par la suite.

L’une des meilleures clés pour maintenir votre lactation au niveau souhaité est de conserver autant d’occasions de drainer vos seins que vous ne le faites généralement quand vous êtes avec votre bébé. Si votre bébé tète 11 fois par période de 24h, vous veillerez à maintenir ces 11 occasions de stimuler vos seins. Par exemple, si 4 des tétées ont lieu dans le temps de séparation d’avec votre bébé, vous compenserez en tirant 4 fois au travail. 

Marie, co-fondatrice de Jolly Mama :
"J'ai essayé le power pumping pendant trois jours suite à une rétention placentaire, en plus de prendre des gélules de moringa selon les conseils de ma consultante en lactation IBCLC. Le deuxième jour, j'ai remarqué une augmentation du lait tiré. Le troisième jour, j'ai constaté que ma fille déglutissait plus longtemps. En quatre jours, ma production de lait avait bien augmenté !"

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Comprendre la loi de l'offre et de la demande (le mécanisme endocrine vs autocrine)

Plus votre bébé tète efficacement, et plus votre corps va produire de lait.  

Si les besoins en lait maternel de votre bébé ne sont pas comblés, votre enfant va naturellement vouloir téter plus fréquemment et plus longtemps. D’où l’importance de lui proposer le sein à la demande en tout temps, à la fois pour installer et pour maintenir votre lactation au niveau attendu. Les semaines passant, votre bébé devient progressivement plus efficace et il régule de lui-même sa demande sans que vous ayez à lui imposer de rythme. La production de lait s’appuie sur le principe de “l’offre et la demande”. Votre corps va s’adapter aux besoins du bébé. Si vous n’allaitez pas régulièrement ou que vous diminuez la fréquence des tétées, la production de lait va automatiquement s’adapter. Votre corps est alors susceptible de produire moins de lait.

Et si c’était un “pic de croissance” ? 

Les épisodes de tétées “marathons” au cours desquelles votre bébé peut réclamer le sein pratiquement toutes les heures sont normales. Elles contribuent au maintien d’une lactation élevée. Elles surviennent généralement aux alentours de 3 semaines, 6 semaines, 3 mois, 4 mois, 5 mois et 6 mois. Vous pourriez avoir le sentiment que vos seins sont comme vides dans ces moments-là, semant ainsi le doute dans votre esprit. Pas de panique, en répondant spontanément à la demande accrue de votre enfant, vous avez de bonnes chances de les sentir plus gonflés de lait à nouveau en quelques jours à peine. 

Carole hervé, consultante en lactation IBCLC

“Ce phénomène correspond au fonctionnement naturel de la lactation : plus le bébé tète, plus la glande mammaire est stimulée, ce qui permet de maintenir ou d’augmenter la production de lait selon les besoins. Les chercheurs, notamment Davanzo et Baldassarre (2024) (1), soulignent qu’il n’existe pas de données solides qui démontrent des pics de croissance réguliers et biologiquement déclenchés dans la première année de vie. 

Beaucoup de comportements des bébés — pleurs, tétées très rapprochées, agitation — sont couramment attribués à des “pics de croissance”, sous-entendant que le nourrisson grandit, grossit et a donc besoin de davantage de lait. En réalité, ces comportements correspondent le plus souvent à des étapes de développement neurologique et psychomoteur. Un bébé qui tète très souvent ne signifie pas qu’il consomme plus de lait ; il prend simplement de petites quantités plus fréquemment pour stimuler la production et s’assurer de recevoir ce dont il a besoin sur 24 heures.

La perception d’un manque de lait peut également survenir lorsque la fréquence des tétées augmente mais que les indicateurs objectifs — prise de poids régulière, couches mouillées et selles fréquentes, déglutitions audibles pendant les tétées — restent normaux. Dans ces conditions, la notion de “pic de croissance” est hâtive et peut même être dangereuse si elle conduit à introduire trop tôt du lait artificiel ou à modifier le rythme des tétées. 

Il est donc plus pertinent de parler de jours de pointe ou de pointe de développement, des moments où le bébé ajuste son comportement pour répondre à ses besoins de confort, de sécurité et de stimulation de la lactation, sans qu’il y ait nécessairement une augmentation physique de la croissance. Observer attentivement les signes objectifs, répondre aux demandes du bébé permettent non seulement de maintenir la production de lait, mais aussi de vous sécuriser et de traverser ces périodes plus sereinement.”

Il est probable que ces journées vous semblent interminables et que vous ayez à peine le temps de vous poser pour prendre soin de vous et couvrir vos propres besoins nutritionnels. Nous avons anticipé pour vous et conçu de savoureux snacks qui peuvent assouvir votre faim. Cerise sur le snack, nous avons sélectionné des ingrédients spécifiques qui peuvent donner un coup de boost à votre lactation : fenugrec, moringa, levure de bière, régalez-vous ! 

Quel est l’impact réel du stress sur le réflexe d’éjection ?

Au-delà du mécanisme hormonal, l'aspect émotionnel joue un rôle clé : le doute sur sa propre capacité à nourrir son enfant crée une tension qui bloque l'ocytocine. Reprendre confiance en son corps et s'entourer d'un environnement bienveillant est tout aussi crucial que la stimulation physique. Le peau à peau, en libérant les hormones du bonheur, est souvent le meilleur remède psychologique pour relancer la machine.

Carole hervé, consultante en lactation IBCLC

“Deux hormones sont très impliquées dans l’allaitement : la prolactine qui fabrique le lait et l’ocytocine qui le fait couler. Le stress augmente le taux de deux autres hormones, le cortisol et l’adrénaline, qui peuvent freiner l’ocytocine. En d’autres termes, le stress ne casse pas la production de lait à proprement parler, mais il donne une sensation de seins vides. On a vite fait de conclure à une panne sèche alors qu’il suffit de quelques gestes répétés pour relancer l’ocytocine.

Pour y faire face, il est utile de prendre quelques minutes pour prendre de bonnes respirations avant et pendant la tétée, de vous installer dans un environnement calme, de favoriser la proximité avec votre bébé (en peau à peau ou habillé) et, si besoin, de masser uniformément vos seins afin de faciliter l’éjection. Rappelez-vous que le lait est là et que le blocage est passager ; cela va vous aider à diminuer la pression. Vous pouvez également visualiser des moments heureux.

Il est probable que votre bébé se montre agité car le lait met plus de temps à sortir qu’il ne le souhaiterait. Si votre bébé ne reste pas accroché au sein assez longtemps pour faire venir le réflexe d’éjection, utilisez un tire-lait en parallèle pour compenser.

Rappelez-vous que tant que le sein est stimulé, le corps continue à produire du lait. Cette situation est généralement temporaire.

Si le stress devient fréquent ou envahissant, en parler à un professionnel de santé peut être bénéfique.”

MYTHES

Je dois arrêter l’allaitement parce que : 

Bébé tète trop

Bébé tète moins longtemps 

Il a faim trop vite après la tétée

Mes seins ne coulent plus

Quelques conseils

On allaite toujours à la demande ! Si les seins ne sont pas stimulés régulièrement et de façon suffisamment efficace, la production lactée diminue. D’où l’importance de mettre son bébé au sein ++ et sans regarder la montre.

On se fait aider si on a des doutes sur sa lactation.

On évite les bouts de seins sur le long terme et sans accompagnement

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Comment essayer d’augmenter sa lactation ?

La plupart des mamans n’ont pas de souci de production de lait, si elles proposent le sein en veillant à garder des tétées fréquentes et efficaces.

Certains avancent qu’il faudrait boire une certaine quantité de liquides (eau ou tisane) ou bien se reposer et manger tel ou tel aliment pour booster sa lactation. La science ne valide pas ces approches. Pour que votre corps produise plus de lait, il faut le lui en donner l’ordre et cela passe par des tétées aussi fréquentes que possible ou bien des tirages complémentaires. Naturellement, vous allez ressentir une soif accrue, notamment parce que vous produirez environ 800ml de lait par jour, mais vous imposer de boire 3 litres d’eau est non seulement contre-productif mais cela peut fatiguer vos reins inutilement.

La mise en place de la lactation durant les semaines qui suivent l’accouchement est une étape importante pour la réussite d’un allaitement sur le long terme. Vous pouvez préparer au mieux votre allaitement dès la grossesse, en vous informant sur le sujet, et en prenant contact avec une consultante en lactation IBCLC. Celle-ci veillera à vous communiquer des repères fiables pour vous permettre d’évaluer que tout démarre comme il se doit.

À quel moment une supplémentation en moringa peut devenir pertinente ?

Dans certains cas de figure, une supplémentation en moringa (Moringa oleifera) peut devenir pertinente lorsque la stimulation est déjà optimisée mais que la production reste objectivement limite. Concrètement, cela signifie que le bébé tète efficacement, que les déglutitions sont audibles, que les tétées sont fréquentes (notamment la nuit), que les seins sont correctement drainés, et que malgré cela la prise de poids demeure fragile ou inférieure aux attentes. Dans cette situation, le moringa peut agir comme adjuvant. Certaines études cliniques menées principalement en Asie du Sud-Est suggèrent une augmentation modeste du volume de lait chez des mères qui en consommaient, possiblement liée à un effet indirect sur la prolactine ou à l’amélioration du statut nutritionnel global, le moringa étant d’ailleurs considéré comme un super aliment. 

On a le plus souvent recours au moringa quand des facteurs sont susceptibles de fragiliser la lactation : le diabète, l’insulinorésistance, l’hypothyroïdie, un surpoids important, une césarienne avec mise au sein retardée ou une séparation précoce mère-bébé. Ces paramètres peuvent influencer le démarrage ou le maintien de la production lactée. 

Carole Hervé, consultante en lactation IBCLC

“J’aimerais rappeler qu’aucun galactagogue (plante, médicament ou complément alimentaire) ne remplace un drainage efficace des seins. La production de lait repose principalement sur la fréquence et l’efficacité des tétées (ou des tirages). Si la stimulation n’est pas optimale, le moringa ne corrigera pas le problème de fond. Aucune plante, aussi réputée soit-elle, ne peut compenser durablement une stimulation insuffisante ou une succion inefficace.” 
 

Booster sa lactation : Le guide essentiel par une IBCLC

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Comment augmenter sa lactation ?

5 règles à ne pas suivre pour éviter de nuire au bon maintien de votre lactation ?

1. Allaiter votre bébé à heure fixe 

La règle de l’allaitement à la demande ne souffre aucune restriction et n’implique pas non plus de date de péremption. Allaiter votre bébé à heure fixe est un non sens tout comme il n’est pas pertinent de minuter les tétées. Certains bébés se régalent en quelques minutes à peine quand d’autres ont besoin de prendre leur temps. L’un des critères qui signe une tétée optimale est que les bébés se détachent tout seuls du sein, l’air repu. Et en les laissant faire, ils deviennent chaque jour plus efficaces et réduisent d’eux-mêmes la durée et la fréquence des tétées. Il est bon de se laisser porter. 

2. Lui donner des compléments de lait artificiel

Compléter les tétées avec du lait artificiel sans veiller à drainer les seins au tire-lait en parallèle est une des maladresses les plus courantes. En effet, si l’on juge pertinent de donner des compléments de préparation commerciale pour nourrissons un temps donné à votre bébé, entraînez votre corps à produire l’équivalent. Plus votre enfant tète, et plus vous allez produire de lait. A défaut de tétées, le tire-lait peut faire le job. 

3. Négliger son confort lors des tétées 

Puisque vous allez consacrer une partie de votre temps à allaiter, il est juste d’adopter d'emblée une position qui soit confortable pour vous. Pour vous aider, consultez nos articles “les positions de l’allaitement” et “Comment allaiter correctement”.

4. Utiliser des bouts de seins

Le recours aux bouts de seins est de plus en plus banalisé alors qu’en réalité, ces outils ne sont pas indispensables et leur utilisation mérite de se faire sur une courte durée. En effet, ils créent une barrière entre votre bébé et vous. Votre bébé devient dépendant de cet embout en silicone au point que certains refusent de téter sans. En outre, ils altèrent la qualité du drainage des seins et sont à l’origine d’engorgements, d’un faible calibrage de la lactation et pire, de canaux bouchés. Votre bébé passe alors des heures accroché au sein pour un résultat décevant : il mouille peu ses couches et prend trop peu de poids selon l’appréciation du médecin qui le suit. La parade consiste à drainer vos seins au moyen d’un tire-lait au moins le premier mois si vous les utilisez, quelle que soit la raison. En outre, si vous avez décidé de les employer parce que vous souffrez de crevasses, il y a lieu de demander rapidement l’aide d’une spécialiste pour en identifier l’origine et trouver rapidement une solution durable.  (voir notre article sur les crevasses de l'allaitement).

5. Ne donner qu’un seul sein 

Des études (2) ont démontré que certains bébés prennent toujours un seul sein par tétée, d’autres systématiquement les deux et d’autres enfin tètent d’un sein, des deux ou demandent à revenir sur le premier. Nul ne peut savoir lequel de nos bébés aura tel ou tel comportement. On remarque que le fait de ne donner qu’un seul sein peut considérablement ralentir la production de lait de certaines mères. Laissez-vous porter par ce que vous dicte votre bébé et s’il veut prendre 4 seins, eh bien, il prend 4 seins !

6. Interpréter le calme de votre bébé comme le signe qu’il n’a pas besoin de plus

Si votre bébé est très sage et dort beaucoup, surtout lors des premiers jours après sa naissance, vous pouvez être tentée de ne pas le brusquer ; “on ne réveille pas un bébé qui dort'' affirme le dicton. Pourtant, les mouvements réflexes que les bébés émettent sous leurs paupières fermées peuvent être de magnifiques occasions d'approcher le sein à la bouche de votre beau bébé aux bois dormants. Vous serez sans doute surprise de constater qu’il va se mettre à téter alors qu’il semble dormir. Il pourrait même se montrer très efficace dans ces moments-là.

Comment savoir si votre bébé a assez de lait ?

Plusieurs signes vous indiqueront que votre bébé reçoit assez de lait maternel.

  • Votre enfant mouille suffisamment de couches

–    Avant la montée de lait qui peut intervenir 2 à 4 jours après la naissance, vous devez voir 1 à 2 couches mouillées, et des selles vertes et un peu visqueuses qui contiennent du méconium.

–    A partir du 3ème jour, votre bébé doit mouiller 3 couches jetables (un peu plus si vous utilisez des couches en tissu) et émettre 2 à 3 selles molles couleur vert kaki à jaune en 24h.

–    A la fin de sa première semaine, vous compterez 5-6 couches lourdes d’urine, et 3 grosses selles au minimum par jour.

- si votre bébé vous fait la farce d’éliminer peu de selles, gardez un œil sur ses couches d’urines. Certains bébés bien portants et qui prennent du poids harmonieusement traversent des phases au cours desquelles ils n’éliminent qu’une selle particulièrement débordante tous les quelques jours. Ces bébés doivent impérativement avoir atteint l’âge de 3 semaines, mouiller 6 couches par 24h, évacuer leurs gaz sans efforts, ne pas montrer de signe de maladie (pas de fièvre, bébé souriant), et avoir le ventre souple. Si vous avez répondu oui à tous ces paramètres, soyez rassurée, votre bébé n’est pas constipé et attendez-vous à une selle qui déborde de la couche quand elle va arriver. Un bébé allaité exclusivement ne l’est jamais d’ailleurs. En cas de doute, assurez-vous auprès de votre pédiatre que votre bébé n’est pas souffrant.

Si vous constatez que votre bébé mouille moins de 6 couches par période de 24 heures, commencez par augmenter franchement le nombre de tétées que vous lui offrez. Si la situation ne revient pas à la normale sous 48h, demandez conseil à une consultante en lactation IBCLC qui analysera votre situation en détail.

 

  • Votre enfant gagne suffisamment de poids

Tous les enfants perdent du poids après leur naissance. Une perte de moins de 7-8% de leur poids de naissance lors des quatre premiers jours est considérée comme normale.

Combien de poids un enfant en bonne santé doit-il prendre ?

–    Juste après la montée de lait et jusqu’aux 2 premiers mois, on considère qu’une petite fille allaitée va prendre en moyenne 200 g par semaine et un petit garçon 250 g.

–    Après les deux premiers mois, une moyenne de 150 g (plus ou moins si c’est une fille ou un garçon) par semaine est une bonne évolution

Vous n’avez en revanche pas besoin de peser votre bébé chaque jour ou d’avoir une balance à la maison. La courbe du poids de votre enfant est à surveiller par votre pédiatre, qui vérifiera aussi que sa taille et son périmètre crânien évoluent bien ensemble. Un nourrisson perd de 5 à 10 % de son poids de naissance au cours de la première semaine ; il le regagne au bout de 2 semaines maximum.

  • Votre bébé tète suffisamment

Le nombre de tétées généralement observé chez les bébés bien portants se situe entre 6 et 18, avec une moyenne à 11. On est loin des 5 repas que préconise votre voisine de palier !  Et nos bout'choux ont tendance à les organiser à leur manière et de façon aléatoire sur 24h. Que peut-on y faire ? Pas grand chose en réalité. Quand on vous suggère de bien vider un sein avant de donner l’autre, passez votre chemin car c’est inutile et pratiquement impossible.

  • Votre bébé déglutit régulièrement 

Un autre signe d’une bonne prise du sein et d’une alimentation adéquate est la déglutition. On s’attend à voir votre enfant déglutir à chaque succion. Il enchaîne ensuite quelques instants sans déglutition alors qu’il reste accroché au sein puis il avale à nouveau à mesure qu’une nouvelle salve de lait lui arrive en bouche.

Dans tous les cas, suivez toujours votre intuition, et n’hésitez pas à solliciter une consultante en lactation IBCLC qui saura vous indiquer ce qu’il est bon de mettre en place pour booster votre lactation. 

A noter : Les situations de relactation, allaitement d’un enfant adopté, mère ou bébé malade peuvent nécessiter le recours à des galactogènes. Ces contextes spécifiques justifient un accompagnement spécialisé. 

5 signes parfois trompeurs d’une baisse de lait ?

A l’inverse, il faut être prudent dans l’interprétation des signes suivants.

1. Bébé tète trop 

Votre enfant tète beaucoup et souvent : cela ne veut pas forcément dire qu’il ne reçoit pas assez de lait. Les bébés expriment naturellement un fort besoin de succion et de contact, et leur demande peut nous paraître exagérée si l’on ne sait pas à quoi s’attendre ! 

 

2. Bébé tète moins longtemps

Votre enfant tète moins ou moins longtemps : votre enfant est peut-être plus efficace qu’avant pour prendre le sein. Surveillez ses couches, c'est la clé.

3. Il demande rapidement le sein après la tétée

Votre enfant semble avoir faim rapidement après les tétées : la vidange gastrique du lait maternel est bien plus rapide que celle du lait infantile, donc il peut demander le sein 30 minutes à 1h30 après une tétée. 

4. Vos seins ne fuient plus

Vos seins sont souples ou ne fuient plus comme au début de votre allaitement : là encore, cela ne veut pas forcément dire que vous avez moins de lait. Avec le temps, votre corps s’adapte aux besoins de votre bébé et va produire exactement ce qui lui faut, sans engorgement. On parle de lactation en mode autocrine : la glande répond à une stimulation locale, autrement dit, le lait est produit à la demande pendant que bébé tète.

5. Vous ne tirez pas assez de lait

Vous n’arrivez pas à tirer beaucoup de lait : toutes les mamans n’arrivent pas forcément à tirer du lait dès le début, et donc le seul résultat des tirages n’est pas forcément un bon repère pour savoir si votre bébé reçoit assez de lait.

Dans tous les cas, suivez toujours votre intuition, et n’hésitez pas à solliciter une consultante en lactation IBCLC qui saura vous indiquer ce qu’il est bon de mettre en place pour booster votre lactation. 

A noter : Les situations de relactation, allaitement d’un enfant adopté, mère ou bébé malade peuvent nécessiter le recours à des galactogènes. Ces contextes spécifiques justifient un accompagnement spécialisé. 

Marie, co-fondatrice de Jolly Mama :

“Beaucoup de mamans pensent manquer de lait alors que leur production est normale. Un bébé allaité peut téter entre 6 et 18 fois par 24h, c’est physiologique. Dans la majorité des cas, les galactogènes ne sont pas indispensables. La clé reste la stimulation : plus bébé tète efficacement, plus le corps produit. Avant de prendre une plante ou un complément, je recommande toujours de faire le point avec une consultante en lactation IBCLC. Les galactogènes peuvent être un soutien, mais ils ne remplacent jamais la stimulation. Le meilleur booster de lactation reste le bébé lui-même.” 

Pour conclure

Le plus important est de prendre soin de vous et votre santé, de vous faire confiance dès la grossesse et pendant votre allaitement. Si vous avez l’impression de ne pas avoir assez de lait, n’hésitez pas à vous faire aider par une consultante en allaitement IBCLC. Elle pourra vous aider à revoir votre conduite d’allaitement si besoin, et même à re-démarrer un allaitement si c’est nécessaire..

Dans tous les cas, le remède numéro 1 à une baisse de la lactation reste le bébé lui-même : des tétées plus fréquentes et plus efficaces pour stimuler une bonne production de lait !

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