Allaiter enceinte : est-ce que c'est possible ?
Le fœtus ne sera pas privé de nutriments.
Ça ne constitue pas un risque pour l’issue de la grossesse.
Le lait maternel est toujours nourrissant malgré la grossesse.
Vous pouvez co-allaiter après !
- 01. Est-ce que mes deux enfants auront les nutriments nécessaires si je veux allaiter enceinte ?
- 02. Allaitement et grossesse impacte-il le lait maternel ?
- 03. L’allaitement a-t-il un impact sur l’issue de la grossesse ?
- 04. Quels sont les inconvénients à allaiter enceinte ?
- 05. Après l’accouchement, est-ce possible de co-allaiter ?
- 06. Comment co-allaiter ses enfants ?
Une bonne alimentation permettra de répondre aux besoins de chacun. On pense au fœtus, à l’enfant allaité mais également à vos propres besoins. Il faut simplement s’assurer que l'alimentation est adaptée, avec ou sans compléments nutritionnels. Une prise de poids normale doit être observée et vous devez consommer des produits alimentaires suffisamment nutritifs pour chacun.
Une analyse a permis de montrer que continuer à allaiter enceinte n’affectait pas le développement du fœtus [2].
Il est toutefois conseillé de prendre une vitamine pour la grossesse, à minima la B9, pour s'assurer de couvrir des besoins nutritionnels élevés.
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Votre lait est toujours nourrissant, même si sa composition change avec la grossesse, notamment à la fin.
La quantité lactée peut effectivement baisser, plus ou moins selon chacune. Toutefois, on retrouve surtout cette baisse en fin de grossesse.
Après le premier trimestre (vers la 16ème semaine), le lait peut progressivement changer. Il peut se transformer en colostrum, ce qui peut avoir un léger effet laxatif sur l’enfant allaité [3]. Mais si votre enfant a plus de 6 mois et commence la diversification alimentaire, il ne sera pas affecté. En revanche, s'il a moins de 6 mois, il faut suivre sa croissance. N’hésitez pas également à consulter une consultante IBCLC au moindre doute !
En ce qui concerne la présence d’hormones de croissance dans le lait, elles ne sont retrouvées que dans des quantités très faibles. Le nouveau-né est d’ailleurs exposé aux mêmes hormones, présentes dans le sang à des taux considérablement plus élevés [4].
Ainsi, d’après l’OMS, il est préférable de poursuivre l’allaitement au cours d’une nouvelle grossesse, tout en améliorant le régime alimentaire, en particulier si l’on n’a pas à disposition des aliments de sevrage appropriés [5].
Une des principales craintes de continuer à allaiter enceinte serait que la stimulation des mamelons par l’allaitement provoque des contractions utérines.
Peu d’études scientifiques ont été faites à ce sujet mais il apparaît que l’allaitement concomitant à une grossesse ne constitue pas un risque supplémentaire pour l’issue de celle-ci [6].
Le risque de fausse couche n’est pas augmenté
Une autre étude clinique de 2009, menée au Japon, a observé 110 mères dont les périodes d’allaitement et grossesse se chevauchaient et 774 autres pour qui ce n’était pas le cas. lls ont mis en évidence que le risque de fausse couche était respectivement de 7,3 % chez celles enceintes et allaitantes et 8,4 % chez les celles enceintes mais n’allaitant pas simultanément, une différence non-significative [7].
L’allaitement n’est pas un risque d’accouchement prématuré
Bien que la stimulation du mamelon soit utilisée pour provoquer la maturation cervicale et induire le travail en fin de grossesse, rien ne prouve que l'ocytocine (qui génère des contractions) libérée pendant l'allaitement puisse induire un travail trop tôt ou une fausse couche [8]. Cela est dû au fait que le pic d'ocytocine n'est pas suffisant et surtout parce que les récepteurs utérins à l'ocytocine ne sont pas complets avant la fin de la grossesse dans l'utérus [9]. Il semble que le muscle utérin soit insensible à l’ocytocine jusqu’aux alentours de la 38ème semaine, ce qui protège le bébé pendant la grossesse [10]. Une étude a découvert que même une forte dose d’ocytocine synthétique (Pitocin) est incapable de déclencher tant que la femme n’est pas arrivée au terme de sa grossesse ! [11]
La situation pourrait être différente chez celles qui ont des antécédents de fausse couche ou d’accouchement prématuré, ou qui présentent une grossesse multiple, mais aucune donnée n’existe sur le sujet.
Attention également à ce que vous consommez. Si vous prenez un complément alimentaire allaitement, vérifiez qu'il soit bien compatible avec la grossesse également. Les aliments galactogènes notamment sont déconseillés pendant la grossesse. Chez Jolly Mama, nos snacks allaitement et notre tisane allaitement sont déconseillés aux femmes enceintes.
Si l’allaitement peut se poursuivre durant la grossesse sans risque, il est en revanche vrai de dire que sa poursuite peut parfois être désagréable pour la mère.
Douleurs aux mamelons
Des modifications hormonales peuvent en effet générer une sensibilité accrue au niveau des mamelons, voire même une vive douleur.
Diminution de la sécrétion lactée
Il peut également y avoir une diminution de la lactation, le nourrisson va ainsi téter sans pour autant consommer du lait. Cela peut induire de sevrer bébé, généralement au cours du second trimestre [12]. Dans deux études portant sur des mères devenues enceintes pendant l’allaitement, une majorité des bébés (respectivement 57 % et 69 %) s’étaient sevrés pendant la grossesse [13]. Mais il n’est pas rare que ceux-ci se remettent à téter après la naissance.
Changements d’humeur
La grossesse va générer des changements d’humeur, pouvant provoquer de l’irritabilité au cours de la tétée.
Dans une analyse sur plus de 500 mamans allaitantes au cours de leur grossesse, il a été mis en évidence que 74 % d’entre elles ont ressenti des douleurs de mamelons à des degrés divers, 65 % ont remarqué une baisse de leur production de lait, et 57 % ont ressenti un certain malaise ou de l'irritation pendant les tétées [14].
Mais pour autant, la poursuite des tétées durant la grossesse peut se faire aussi sans souci particulier.
Et si les choses sont plus difficiles : n’oubliez jamais, une maman heureuse, c’est un bébé heureux ! Donc ne vous mettez pas la pression, et faites ce qui vous semble le mieux pour vous et votre bébé.
Dans ces situations, le principe de production de “l’offre et la demande" est un mécanisme compensatoire. Il garantit la disponibilité de la production lactée, quel que soit le nombre d’enfants qui tètent [15]. Notre organisme est magique, comme il peut s’adapter et nourrir plusieurs bébés en cas de naissances multiples, il peut s’adapter au co-allaitement !
En revanche, il est important de se faire accompagner. Car les difficultés physiques et émotionnelles et le manque de soutien sont généralement des obstacles plus importants qu'une incapacité de notre corps à produire du lait.
Les galactogènes sont des ingrédients qui vont booster la sécrétion lactée. Ils ne sont pas indispensables, le plus important étant de mettre le nouveau-né au sein à la demande, mais ils peuvent être un plus pour vous aider. Notre gamme allaitement contient de nombreux nutriments qui vont permettre de vous accompagner pendant votre allaitement.
Au cours des premiers jours de post partum, le colostrum est produit. Il est riche en composants immunologiques et en facteurs de développement. Il sera plus adapté au nouveau-né, et devrait donc être privilégié pour ce dernier (mais passé les premiers jours c’est rarement important).
Par la suite, le lait produit est “mature”, il conviendra aux deux et sera produit en quantités suffisantes pour répondre à leurs besoins. Ainsi, libre à vous de décider comment gérer votre co-allaitement : ensemble ou séparément.
Un nourrisson plus âgé est généralement plus efficace au sein et permettra de soulager l’engorgement [16].
La seule contre-indication particulière au niveau de l’allaitement se pose lorsque l’enfant plus grand a un herpès buccal. Dans ce cas, il ne devrait pas être mis au sein avant la guérison. Dans le cas d’une mycose buccale, vous pouvez envisager d’attribuer un sein spécifique à chacun.
NOS SOURCES
Pourquoi ce produit ?
Allaiter enceinte est exigeant pour votre corps. Notre complément alimentaire grossesse Baby Bump est compatible et est même recommandé pour offrir à votre corps tous les nutriments essentiels (avec 14 nutriments sous forme bioactive), du DHA, de la choline et de la vitamine B9.
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