La méthode Mama
Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée :
+Je n’ai pas encore eu mon retour de couches,
+Mon bébé est allaité entièrement ou presque entièrement,
+Mon bébé a moins de six mois.
- 01. Qu’est ce que la méthode MAMA ?
- 02. Quelle est l’efficacité de la méthode MAMA ?
- 03. Quels sont les avantages et les inconvénients de la méthode MAMA ?
- 04. Quels sont les critères pour suivre la méthode MAMA ?
- 05. Quand peut-on démarrer la méthode MAMA ?
- 06. Comment la méthode fonctionne ? Suis-je infertile pendant l’allaitement?
- 07. Quelle contraception après la méthode MAMA ?
MAMA veut dire Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée.
« Aménorrhée » signifie absence de menstruation et « méthode » veut dire technique de contraception.
Elle se fonde sur l’infécondité naturelle résultant de certains modes d’allaitement.
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MAMA fournit une protection de planification comparable à d’autres méthodes de planification familiale.
Aucune grossesse n’a été observée pendant les 3 premiers mois du post-partum des femmes qui allaitent et sont en aménorrhée. Pour les femmes qui allaitent exclusivement et qui sont en aménorrhée, moins de 2% seront enceintes dans les 6 premiers mois du post-partum [1].
Les avantages
Les inconvénients
Pour que la méthode MAMA soit efficace il faut remplir trois critères :
- Je n’ai pas encore eu mon retour de couches, ET
- Mon bébé est allaité entièrement ou presque entièrement, ET
- Mon bébé a moins de six mois.
Dans ces conditions, la protection contraceptive est assurée à plus de 98 %[2]
Quand l’un de ces critères n’est plus satisfait, une autre méthode doit être utilisée pour ne pas tomber enceinte.)
Pas de retour de couche
Allaitement complet
Bébé a moins de 6 mois
SI je suis séparée régulièrement de mon bébé pendant plus de quatre à six heures, je ne peux pas espérer une protection contraceptive efficace de MAMA, même si je tire mon lait pendant la séparation.
En effet, le tire lait n’est pas aussi efficace que le bébé au sein en ce qui concerne la suppression de l’ovulation.
Dans le cadre d’une étude sur MAMA et les femmes qui travaillent, le taux de grossesse était passé à plus de 5% [5].
Après 6 mois, même si on allaite “complètement”, il ne faut plus attendre le retour de couches pour se considérer comme possiblement fertile. On doit commencer à observer ses signes de fertilité ou choisir une autre méthode de contraception si on souhaite pas de nouvelle grossesse.
Certes, le retour de couches marque clairement la remise en route d’un cycle régulier. Mais, en l’absence de règles, il arrive qu’il y ait ovulation (l’ovulation survient 15 jours avant le retour des règles). Pour en savoir plus, allez voir notre article sur comment calculer son ovulation.
Si des anomalies de cycle peuvent en effet persister jusqu’au sixième cycle après l’accouchement (cycles anovulatoires cycles plus longs et irréguliers, phase de températures hautes raccourcie), après 6 mois, la probabilité qu’une ovulation survienne avant le retour de couches et que celle-ci soit “fertile” est plus grande.
Selon les études, sans retour de couche et avec un allaitement complet ou presque complet, on observe entre 4 à 8 % de grossesses jusqu’à la fin du douzième mois [6]. Donc attention si on souhaite éviter une grossesse !
MAMA peut être démarrée à n’importe quel moment pendant les six premiers mois du postpartum. Le mieux est de s’informer avant la naissance, pour avoir toutes les infos et pouvoir commencer son application en postpartum.
Si je souhaite démarrer MAMA pendant les deux premiers mois du post-partum, je dois avoir pratiqué un allaitement complet ou quasi complet depuis l’accouchement.
Si je souhaite commencer à utiliser MAMA lorsque je suis à plus de deux mois du post-partum, je dois vérifier que je remplis bien les 3 critères ci-dessus.
Le rôle de la prolactine et son impact sur l’ovulation
L’allaitement complet entraîne une suppression de l’activité ovarienne, donc une absence d’ovulation et une aménorrhée. Cette suppression est due à la sécrétion de prolactine que l’on observe à chaque tétée [7]. C’est la succion du bébé qui va stimuler sa production.
Un taux de prolactine élevé (aka l’hyperprolactinémie) désynchronise la sécrétion pulsatile hypothalamique de GnRH. Il en résulte des anomalies de la sécrétion de FSH (l'hormone qui stimule la maturation des follicules), donc une altération de la croissance folliculaire. La sécrétion de LH est également affectée. Aucune ovulation ne peut être déclenchée.
Il existe une corrélation entre la fréquence et la durée des tétées, d’une part, et le taux plasmatique de la prolactine, d’autre part. Les experts estiment qu’un allaitement avec au moins 6 tétées par 24 heures (jour et nuit) d’une durée totale de 65 minutes supprime l’activité ovarienne [8], [9], [10].
La quantité de prolactine est importante entre minuit et 5h du matin. C’est pour cela que les tétées nocturnes sont importantes non seulement pour maintenir une lactation mais également pour la remise en route du cycle.
Allaitement à la demande
Pour que cet allaitement complet soit “protecteur”, il doit être à la demande du bébé.
Si le bébé a vraiment faim, il va téter plus efficacement et va mieux stimuler le sein, et ainsi la production de la prolactine.
La suppression de l’ovulation varie d’une femme à l’autre.
Pourquoi cette période de 6 mois ?
Si on suit un allaitement complet jusqu’à 6 mois, une ovulation fertile avant le retour de couches est peu fréquente : le taux de grossesses est de 1 % ou moins.
Ceci signifie qu’une maman qui suit la MAMA peut tranquillement attendre son premier saignement appelé retour de couches pour se considérer ensuite comme possiblement fertile, ceci jusqu’à ce que son bébé fête ses 6 mois.
Les premiers cycles menstruels, s’ils surviennent avant 6 mois, sont anovulatoires dans 45 % des cas, et les cycles ovulatoires suivis d’une insuffisance lutéale dans 41 % des cas. Cela veut dire que si la première ovulation survient malgré tout, elle sera le plus souvent suivie par un corps jaune si court (environ 3 jours) que la nidation ne pourra pas avoir lieu. On parle alors d’une ovulation infertile [9].
Vous pouvez vous faire prescrire une pilule faiblement dosée à base de progestérone.
Attention aux spermicides, intéressants durant le postpartum en “relais”, mais déconseillé durant l’allaitement. Les spermicides peuvent passer dans la circulation et le lait maternel, et ces effets restent mal évalués sur le nourrisson.
Sinon, il y a toujours le préservatif, à combiner à des méthodes d'observation de ses signes de fertilité (observation du col de l’utérus, de la glaire...).
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