STATS

18% des femmes enceintes font du diabète gestationnel.

CONSEILS

Privilégier les glucides à index glycémique bas (oléagineux, légumineuses, etc).
Faire le plein de protéines et de fibres pour diminuer la glycémie.
Faire un peu d’exercice physique

Le saviez vous ?

L’allaitement pourrait avoir un effet protecteur sur le risque de développement de diabète de type 2.

Le diabète gestationnel : est-il évitable ?

Quelle est l’origine du diabète gestationnel ?

Le diabète gestationnel se développe généralement à la fin du deuxième trimestre et disparaît, en général, peu de temps après l’accouchement [2]. Durant la grossesse, le corps subit de nombreux changements métaboliques, ce qui peut affecter la glycémie, notamment au second et troisième trimestre de grossesse. Les scientifiques ont montré que la glycémie est censée être 20% moins élevée durant la grossesse [3].

 

Au cours d'une grossesse normale, une résistance progressive à l'insuline se développe à partir du milieu de la grossesse et progresse au cours du troisième trimestre [4]. La grossesse normale est caractérisée par une diminution de 50% de l'élimination du glucose par l'insuline (résistance à l’insuline) et une augmentation de 200 à 250% de la sécrétion d'insuline pour maintenir une glycémie normale chez la mère [5].

 

Par exemple, l'augmentation des œstrogènes, de la progestérone et du cortisol (hormone du stress) pendant la grossesse contribue à une perturbation de l'équilibre entre le glucose et l'insuline [2]. Le lactogène placentaire humain (hormone qui favorise la libération d’insuline) est multiplié par 30 tout au long de la grossesse et induit la libération d'insuline par le pancréas pendant la grossesse, ce qui peut provoquer une résistance à l'insuline [5].

 

Pour compenser la résistance à l'insuline pendant la grossesse, la sécrétion d'insuline par le pancréas de la femme augmente. Le développement du diabète gestationnel se produit lorsque le pancréas de la femme ne sécrète pas suffisamment d'insuline pour compenser le stress métabolique lié à la résistance à l’insuline. 

Quels sont les facteurs de risque du diabète gestationnel ?

Les facteurs de risque les plus courants associés au développement du diabète gestationnel sont l'obésité, l'âge maternel avancé, les antécédents de diabète gestationnel, les antécédents familiaux de diabète, le syndrome des ovaires polykystiques et l’hyperglycémie persistante [6].

 

Des antécédents d'accouchement d'un bébé avec un poids de naissance élevé (≥4000 g), des antécédents d'avortements récurrents, des antécédents de bébés morts-nés inexpliqués et des antécédents d'hypertension sont d'autres facteurs de risque de diabète gestationnel [7].

 

Par ailleurs, l'augmentation du dépôt adipeux maternel (masse grasse), la diminution de l'exercice physique et l'augmentation de l'apport calorique contribuent à cet état.

 

Il existe un moyen de prédire si on va faire du diabète gestationnel au premier trimestre ! Un taux élevé d’hémoglobine A1c (qui reflète un taux de sucre élevé depuis plusieurs mois) peut prédire de façon assez précise (dans 98.4% des cas) le diabète gestationnel [8].

Quels sont les risques associés au diabète gestationnel ?

Durant la grossesse, le corps fait tout pour maintenir une glycémie basse, car un niveau élevé de sucre dans le sang est lié à des malformations et peut impacter le développement in utéro, et le métabolisme à vie [9].

Risque d’hypertension et de pré-éclampsie

Les femmes atteintes de diabète gestationnel ont une incidence accrue de troubles hypertensifs pendant la grossesse, notamment d'hypertension gestationnelle, de pré-éclampsie et d'éclampsie. Il existe également un risque accru d’accouchement prématuré [9].

Une trop forte croissance foetale

La croissance fœtale excessive reste une préoccupation périnatale importante dans le cas du diabète gestationnel. Les bébés peuvent avoir un poids de naissance élevé, les études montrent que les femmes avec un taux de glucose dans le sang de 90 mg/dl ou moins avaient un bébé plus large seulement dans 10% des cas, alors que celle avec un taux de 100 mg/dl ou plus avait un bébé plus large dans 25-35% des cas [9]. 
Les conséquences d'une croissance fœtale excessive comprennent les traumatismes à la naissance, la morbidité maternelle liée aux accouchements par césarienne et l'hypoglycémie néonatale [9]. 

Des conséquences sur la santé foetale

Le niveau de sucre dans le sang du bébé est le reflet direct du niveau de sucre dans le sang maternel. Quand il est élevé, le pancréas du bébé fonctionne davantage pour sécréter beaucoup d’insuline. Or un effet secondaire d’un niveau élevé d’insuline chez bébé est une masse grasse plus importante. Il risque également de connaître une hypoglycémie après la naissance, car une fois que le cordon est coupé, l’afflux de sucre s'arrête, mais son pancréas sécrète toujours de l’insuline en excès.

 

Parmi les autres morbidités néonatales susceptibles de survenir plus fréquemment chez les nourrissons de femmes atteintes de diabète gestationnel, on trouve l'hypocalcémie et le syndrome de détresse respiratoire [9]. 

Un plus grand risque de diabète de type 2 plus tard

Les complications à long terme du diabète gestationnel comprennent le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires chez les mères [10]. En effet, le diabète gestationnel est corrélé à un risque environ 7 fois plus élevé de survenue d’un diabète maternel plus tard dans la vie [11]. 

Dans une étude, ils ont montré que les femmes ayant été traitées par insuline pendant leur grossesse avaient le risque le plus élevé de survenue d’un diabète de type 2 : 92.3 % d’entre elles ont développé un diabète en moyenne 2,1 ans après l’accouchement. 
Chez celles dont le diabète gestationnel avait été traité uniquement par un régime alimentaire, le risque de diabète était fonction de l’indice de masse corporelle (IMC ≤ 30 ou > 30 kg/m²) ; un diabète survenait chez respectivement 28,6 et 69,1 % des femmes, et le diagnostic était de 10,2 et 18,2 ans après l’accouchement, même si la glycémie était normale après la naissance et qu’aucune de ces femmes n’a développé d’anticorps anti-îlots pendant la durée du suivi. La présence de ces auto-anticorps chez les femmes a montré que toutes celles en ayant, sauf une, ont développé un diabète, en moyenne 4,5 mois après l’accouchement [12].

Un risque accru d’obésité pour bébé

Chez les enfants, le risque sur le long terme est de développer un diabète et de l’obésité [13]. Avoir été exposé in utero à des taux de sucre dans le sang très élevés peut activer les gènes qui prédisposent à l’obésité, au diabète ou à des maladies cardiaques [8]. Les enfants de mamans ayant eu du diabète gestationnel ont 6 fois plus de risque de connaître des problèmes de glycémie et de poids après l’adolescence [14].

Comment agir sur le diabète gestationnel ?

40% des femmes souffrant de diabète gestationnel ont besoin d’insuline ou d’un médicament pour diminuer leur taux de sucre dans le sang [15], alors que suivre une alimentation avec un index glycémique bas réduit les chances d’avoir besoin d’insuline de 50% [16] !

 

L’objectif est de maintenir une glycémie normale pour agir sur le diabète gestationnel. La nutrition est la clé de voûte du traitement du diabète gestationnel car elle permet de maintenir les objectifs glycémiques souhaités chez 80 à 90 % des femmes souffrant de diabète gestationnel [2].

 

La prescription alimentaire optimale serait un régime qui fournit une nutrition adéquate pour favoriser le bien-être du fœtus et de la mère, tout en maintenant une glycémie normale et en permettant une prise de poids appropriée pendant la grossesse [17].

 

Par ailleurs, même si vous ne souffrez pas de diabète, il est conseillé de faire attention à sa glycémie lorsque vous êtes enceinte. Il peut être utile de faire attention à son taux de sucre dans le sang, pour éviter de sur-mobiliser le pancréas qui est déjà beaucoup sollicité durant la grossesse.

 

Conseils : l'apport en glucides doit être réduit à 35-45 % de l'apport calorique total, réparti sur 3 repas et 2 à 4 collations, y compris la collation du soir, ce qui permet de réduire le pic de glycémie après le repas tout en assurant une nutrition adéquate à la mère et au fœtus [18].

Les aliments à consommer

Il faut privilégier les glucides à index glycémique bas [19], comme : 
Certains fruits : pomme, poire, pamplemousse 
Les oléagineux : noix de pécan, noix de cajou 
Tous les légumes 
Les légumineuses : lentilles, pois chiches, petits pois

 

On évite les sucres industriels et raffinés. 

Faire le plein de protéines et de fibres

Manger de petites portions de glucides avec des protéines (qui stabilisent le taux de sucre dans le sang) et des gras, ou encore des légumes pauvres en amidon (qui contiennent moins de glucides) peut être très utile. La consommation d’aliments riches en fibres permet également de diminuer l’augmentation de la glycémie.

 

Notre pancréas, qui produit de l’insuline, a besoin de certains acides aminés en quantités suffisantes pour pouvoir faire son travail (il est sur sollicité durant la grossesse et produit jusqu’à 3 fois l’insuline produite normalement [5]), or les protéines sont les sources d’acides aminés, d’où l’importance d’une consommation adéquate. 

Faire un peu d’exercice physique

Il a été démontré que l'exercice physique améliore le contrôle de la glycémie dans le cas du diabète gestationnel. En effet, chez les femmes qui font régulièrement de l’exercice physique, le risque de développer un diabète gestationnel est diminué de 49 à 78% [20].

 

Un exercice modéré quotidien pendant 30 minutes ou plus est recommandé pour une femme atteinte de diabète gestationnel, si elle ne présente pas de contre-indications médicales ou obstétriques. Cela peut vraiment aider à réguler le taux de sucre dans le sang, diminuer la résistance à l’insuline et réduire le besoin de prendre des médicaments [21].

 

Marcher d'un bon pas ou faire des exercices avec les bras tout en restant assis sur une chaise pendant au moins 10 minutes après chaque repas permet de réduire l'augmentation du glucose après le repas et d'atteindre l'objectif glycémique [18].

Est-ce possible d’agir dès le début de la grossesse ?

Certaines recherches montrent que chez certaines femmes, il existe des facteurs qui peuvent diminuer le risque de faire du diabète gestationnel.

 

Par exemple, une étude a montré qu’une consommation insuffisante de protéines au premier trimestre pouvait constituer un facteur de risque plus élevé de faire du diabète gestationnel [22].

 

Les femmes qui boivent beaucoup de jus de fruits (qui n’apportent que du sucre sans les effets bénéfiques des fibres), ou qui prennent trop de céréales industrielles (trop sucrées) ont également plus de risque de développer un diabète gestationnel. En revanche, les femmes qui consomment beaucoup de noix ont un risque moins élevé [23].

 

D’autre part, une consommation excessive de fruits, particulièrement ceux ayant un index glycémique élevé (dattes, cerises, ananas, etc), ont plus de risque de développer un diabète gestationnel [24].

 

Certaines carences en nutriments peuvent également favoriser le développement du diabète gestationnel. La carence en vitamine D [25] et en magnésium [26] augmentent la résistance à l’insuline ce qui augmente le risque de survenue du diabète gestationnel. Un bon état nutritionnel en ces nutriments pourrait donc aider à prévenir le risque de développer cette maladie.

Quel effet de l’allaitement sur le risque de diabète de type 2 ?

L’allaitement maternel a de nombreux bénéfices. Il va notamment abaisser à long terme le risque de diabète de type 2, mais cet impact dépend de la durée de l’allaitement. 

Plus on allaite longtemps, moins on a de risque de développer un diabète

Dans une étude sur des faits ayant fait du diabète gestationnel, il ont constaté, uniquement chez les femmes qui ne présentaient pas d’anticorps anti-îlots et qui avaient allaité pendant plus de 3 mois, qu’elles avaient un taux de diabète de type 2 de 42% 15 ans après l’accouchement, contre 72% chez les femmes qui avaient allaité pendant moins de 3 mois ou n’avaient pas allaité. Cet impact était plus important chez les femmes qui avaient allaité exclusivement [12]. 

L’allaitement diminue le glucose sanguin

La lactation a un impact positif sur l’homéostasie (l’équilibre) du glucose et sur le métabolisme des lipides. Cela peut s’expliquer par les besoins de la production lactée. La glande mammaire a besoin de glucose pour fabriquer le lactose, et on a constaté que la glande mammaire est sensible à l’insuline, qui va agir sur le glucose et diminuer son augmentation dans le sang [27]. 

L’allaitement mobilise les réserves de graisse

La lactation induit également une mobilisation des réserves lipidiques pour la synthèse des lipides lactés. Cette redistribution des lipides peut abaisser la résistance à l’insuline. Une étude, menée en moyenne 3.6 ans après l’accouchement chez 196 femmes ayant présenté un diabète gestationnel, a constaté que celles qui avaient allaité pendant plus de 3 mois avaient un profil métabolomique (étude des métabolites dans le corps) différent de celles qui avaient allaité pendant moins longtemps ou n’avaient pas allaité, diminuant le risque de diabète [27].  

Cela pourrait également être dû au fait qu’en moyenne, les femmes qui ont eu un diabète gestationnel et qui ont allaité reviennent plus facilement à leur poids antérieur à la grossesse. Or le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque de survenue du diabète de type 2.

Les produits Jolly Mama et le diabète gestationnel

Nos carrés de céréales n’ont pas été conçus spécialement pour le diabète gestationnel, mais nous n'utilisons pas de sucre raffiné et que des ingrédients à indice glycémique bas ou moyen. Certaines mamans ont eu le feu vert pour leur consommation, mais nous vous conseillons d’en parler à votre médecin pour vous en assurer.

 

Notre granola salé idéal grossesse Tomato croq, notre Porridge Forever, et nos MOONIES sont sans sucres ajoutés et sans gluten, et peuvent constituer une option idéale si vous faites du diabète gestationnel.

 

La préparation pour pain aux graines sans gluten Jolly Bread peut également être consommée en cas de diabète gestationnel. Le bouillon de poule Mama poule est a priori compatible également.

Baby bump, notre complément grossesse multivitamines avec du DHA est sans sucre.

Dans le doute, préférez demander l’avis d’un professionnel de santé. 

Conclusion

La survenue du diabète gestationnel peut être liée à des modifications métaboliques (hausse de la résistance à l’insuline, hyperglycémie, hormones, etc). 

Le diabète gestationnel va avoir des conséquences sur la santé maternelle et néonatale. Pour agir sur son incidence, des médicaments ou des injections d'insuline peuvent être prescrits, mais vous pouvez également jouer sur votre alimentation : consommer des aliments à faible index glycémique, éviter les sucres industriels et raffinés et pratiquer un exercice physique.

Une des conséquences majeures du diabète gestationnel est le risque de développer un diabète de type 2 après la grossesse. Les études montrent que l’allaitement peut avoir des effets protecteurs contre le diabète.

 

Attention, ce qui marche chez vous ne sera pas forcément ce qui marche chez une autre femme enceinte, en particulier pour l’alimentation. Vous pouvez regarder votre glycémie au réveil le matin et 1 à 2h après un repas pour pouvoir agir en fonction.

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FAQ

Est-ce que le diabète gestationnel est grave ?

Le diabète gestationnel n’est pas anodin. Il peut avoir des conséquences sur l’issue de la grossesse et sur la santé néonatale. 

Qu'est-ce qui provoque le diabète gestationnel ?

Les facteurs de risque les plus courants associés au développement du diabète gestationnel sont l'obésité, l'âge maternel avancé, les antécédents de diabète gestationnel, les antécédents familiaux de diabète, le syndrome des ovaires polykystiques et l’hyperglycémie persistante.

Quel régime alimentaire pour un diabète gestationnel ?

En cas de diabète gestationnel, il faut essayer de privilégier les glucides à index glycémique bas (oléagineux, légumineuses, etc), de faire le plein de protéines et de fibres pour diminuer la glycémie.