Take care mama

Les règles douloureuses qui handicapent ne sont pas normales ! N’hésitez pas à vous faire aider si vous en sentez le besoin. 

Le saviez vous ?

Nous n’avons pas la même énergie après nos règles que juste avant et pendant. Forcer le corps à puiser dans une énergie qu’il ne possède pas aura des effets délétères sur le plan nerveux et hormonal. En se ménageant pendant les phases de faible énergie, on vit beaucoup mieux les symptômes et les douleurs autour des règles.

Que faire en cas de règles douloureuses ?

Crampes dans le bas ventre, poitrine sensible, fringales, rétention d’eau… Est-ce vraiment une fatalité de souffrir pendant ses règles ?

Souvent considérées comme normales car habituelles, les règles douloureuses (qu’elles soient liées ou non à l’endométriose) sont en réalité un cri du corps pour vous faire prendre conscience d’un déséquilibre.

L’équilibre hormonal est un signe de santé. Quand on est en bonne santé, les règles doivent être régulières, sans symptômes.

On vous propose un tour d’horizon pour mieux comprendre les causes des douleurs de règles et des conseils à la fois simples et naturels pour une meilleure santé menstruelle.

Règles douloureuses : comprendre d'abord le cycle menstruel

Le cycle menstruel se compose de deux phases directement influencées par l'hypothalamus et l'hypophyse, deux petites glandes situées au coeur de notre cerveau :

La phase folliculaire, du premier jour des règles à l’ovulation

L'hypophyse, par l'intermédiaire de l'hormone FSH, agit comme un engrais sur les follicules ovariens. La LH permet la bonne sécrétion d'oestrogène du début de cycle jusqu'au milieu de cycle, où grâce à un pic de sécrétion, l'un des follicules se développe plus que les autres et expulse un œuf lors de l'ovulation. Sous l’influence de ces différentes hormones et en particulier de l’oestradiol, c’est un moment du cycle où l’on se sent particulièrement dynamique et ouverte.

La phase lutéale, de l’ovulation aux prochaines règles

Suite à l'ovulation, ce qui reste du follicule dégénère et devient ce qu'on appelle le corps jaune. C'est ce corps jaune qui permet alors la sécrétion de progestérone pour stimuler l'endomètre en vue d'une potentielle fécondation. Cette ovulation est donc essentielle à la sécrétion de progestérone en deuxième phase. En l’absence de grossesse, la progestérone chute et entraîne les règles. A ce phénomène correspond une baisse d’énergie ainsi qu’une baisse du moral pour certaines femmes.

Un cycle en pleine santé, c'est-à-dire sans règles douloureuses, flux abondants et sans syndrome prémenstruel, doit respecter ces étapes du début à la fin. Si ce n’est pas le cas, cela entraîne des déséquilibres hormonaux notamment en phase lutéale, où il peut arriver qu’il reste encore trop d’oestrogènes par rapport à la progestérone.

 

Le travail du naturopathe est alors d’en déterminer la ou les causes afin de prendre le problème à la source, qu’il s’agisse par exemple d’une exposition environnementale ou alimentaire trop forte aux oestrogènes ou une sécrétion insuffisante de progestérone. Savoir d’où proviennent les symptômes permettra de les soulager de manière plus pérenne.

Règles douloureuses : qu’est-ce qui est est normal ou non ?

Le cycle menstruel est un ballet incessant de fluctuations hormonales et chaque dominance hormonale a son lot d’incidences.
 

Lors des règles, le corps produit naturellement des hormones appelées prostaglandines qui vont aider l’utérus à se contracter pour se débarrasser de sa muqueuse. S’il est normal de constater que cette zone “travaille”, des règles trop douloureuses qui vous empêchent de mener à bien vos activités ou provoquent des vomissements doivent vous alerter et vous pousser à consulter un médecin pour diagnostiquer une éventuelle endométriose.
 

Ce diagnostic doit être fait par un professionnel de santé comme un gynécologue par exemple.
 

Un excès de prostaglandines, lié à un état inflammatoire, peut provoquer des contractions trop fréquentes qui vont à force priver le muscle utérin d’oxygène et accentuer le phénomène de règles douloureuses.

Comment l’hygiène de vie impacte les règles douloureuses ?

Pour soulager les douleurs de règles chroniques, qu’elles soient liées à une endométriose, un SOPK ou au mode de vie, il s’agit dans un premier temps de comprendre d’où peut venir l’hyperoestrogénie.

L’environnement et les perturbateurs endocriniens

Perturbateurs endocriniens et pollution bouleversent notre équilibre hormonal, il est donc important de surveiller les produits du quotidien comme les cosmétiques ou les produits d’entretien et de choisir l’option la plus clean possible. Si le foie est surchargé, fatigué avec des composés chimiques, etc..., alors le mécanisme d’élimination des hormones se fera mal et au ralenti, ce qui participera à un excès d’oestrogènes.

 

L’excès d'oestrogène n’est jamais bon puisqu’il contribue non seulement à l’abondance des règles, aux douleurs menstruelles, mais aussi à l’endométriose, aux fibromes, au syndrome prémenstruel…

L’alimentation et l’inflammation

Certains aliments comme le soja ou les produits laitiers ont un impact hormonal très fort que le corps n’arrive pas toujours à juguler. Pour en savoir plus sur les causes de l'inflammation, et les autres facteurs d'inflammation, consulter notre article sur le sujet : Alimentation et inflammation.

Une fatigue organique liée à un mode de vie inadapté

Une alimentation qui ne vous convient pas ou un mode de vie stressant peuvent avoir des répercussions sur le système hormonal.
On veille aussi à réduire les comportements stressants en adaptant ses activités à son cycle. Nous n’avons pas la même énergie après nos règles que juste avant et pendant. Forcer le corps à puiser dans une énergie qu’il ne possède pas aura des effets délétères sur le plan nerveux et hormonal. On remarque qu’en se ménageant pendant les phases de faible énergie, on vit beaucoup mieux les symptômes et les douleurs autour des règles.

Quelles astuces naturelles pour un cycle menstruel sain et sans douleur ?

Pour rétablir des règles harmonieuses, on réduit les excès en fin de cycle pour favoriser la détox hormonale et on mise sur des menus équilibrés que l’on booste avec des nutriments clés.

Fruits et légumes

On fait donc la part belle aux fruits et légumes qui sont des mines de vitamines et minéraux essentiels pour nous aider à lutter contre la fatigue.

Oméga 3

On n’oublie pas d’y ajouter régulièrement des anti-inflammatoires comme les oméga-3 [1] présents dans les poissons gras et l’huile de noix, mais aussi du magnésium que l’on trouve dans les légumes verts et les céréales complètes et du zinc en grande quantité dans les coquillages. Ils agissent à la fois en prévention et en soutien des douleurs en prévenant l’excès de prostaglandines et en en limitant l’impact [2].

Magnésium

Par son effet décontractant sur les fibres musculaires, le magnésium permet de détendre l’utérus et de réduire le phénomène de crampes [3]. Il joue  également un rôle vital dans la santé hormonale, et permet de faire croître nos hormones progestérone, œstrogène et testostérone. Il régule aussi le cortisol, l’hormone du stress.

 

Nos Nutrichoc, des cubes de cacao cru, sont enrichis en glycérophosphate de magnésium ! 2 cubes couvrent plus du tiers de vos besoins journaliers.

Zinc

Il a d’ailleurs été prouvé que l’endométriose était souvent associée à une carence en zinc car il est capable de moduler la réponse inflammatoire [4]. De nombreux facteurs appauvrissent l’organisme en zinc : stress, pollution, consommation excessive de caféine et d’alcool, forte transpiration, contraceptifs oraux.

 

Des études ont montré un lien entre la prise de supplément de zinc et la diminution des symptômes de la dysménorrhée (crampes abdominales, spasmes, douleurs à l’estomac, maux de tête, anxiété, faiblesses, douleurs musculaires..). Les niveaux de zinc baissent significativement durant la phase lutéale chez les femmes souffrant de dysménorrhée [5][6].

 

Le zinc permettrait notamment de réduire l'inflammation et de permettre une meilleure oxygénation de l’utérus [7], et ainsi de réduire les effets de prostaglandines [8] et donc de réduire l’intensité et la durée des douleurs de règles [9]. Des études ont montré que son action pouvait renforcer l’action des anti-inflammatoires [10], voire même diminuer leur prise [11].

On pimpe ses plats avec des ingrédients clés

Le curcuma est une épice qui permet de réduire la quantité de prostaglandines. On l’utilise en cas de règles douloureuses mais aussi lors de flux trop abondants [12]. Je recommande de l’associer à du poivre pour en potentialiser les effets.

 

Pendant mes règles, j’adore aussi saupoudrer mes plats avec de l’ortie, très riche en minéraux pour compenser les saignements. C’est la plante amie de la femme ! 

Nos nutrishots de plantes bio Happy periods contiennent du safran, du fenouil, du gingembre et de l'ortie. Ils seront votre allié pour combattre les douleurs de règles.

En conclusion

Il n’est pas normal de souffrir pendant ses règles. Avoir quelques douleurs dans le bas du ventre est en soit normal, mais des douleurs handicapantes sont le signe d’un déséquilibre. Essayez d’agir sur votre alimentation, elle est la première arme pour combattre les douleurs.


Pour soulager ces troubles menstruels, il est également possible d’avoir recours à des médicaments, mais à terme leur impact n’est pas anodin et peut fatiguer votre foie.


Attention à ne pas vous auto-complémenter ou à utiliser des huiles essentielles sans un conseil de médecin, pharmacien ou naturopathe formé à l’aromathérapie.
 

Il est également préférable de faire appel à un naturopathe pour se faire accompagner et proposer un accompagnement sur mesure.
 

Ces conseils ne se substituent pas à l'avis d'un médecin ou à un traitement médical en cours.

 

Article rédigé par d’Alix d’Antras
Alors qu’elle commençait ses études de naturopathie, elle a expérimenté le parcours difficile du désir d’un enfant qui n’arrive pas. Diagnostiquée SOPK, elle a très vite axé sa formation et ses recherches personnelles sur les moyens naturels de rétablir son équilibre hormonal et d’optimiser sa fertilité. 
Aujourd’hui naturopathe à Paris et maman d’Edouard, un petit garçon de 6 mois, elle se décrit comme naturopathe au féminin car aider les femmes à devenir actrices de leur santé est vraiment ce qui la passionne. 

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FAQ

Comment soulager les règles douloureuses rapidement ?

Vous pouvez appliquer du chaud sur votre ventre, cela va permettre de détendre les muscles et diminuer les contractions. Reposez vous mais essayez également de bouger un peu pour oxygéner vos tissus.

Pourquoi mes règles deviennent de plus en plus douloureuses ?

Les règles qui deviennent douloureuses peuvent être le signe d’un déséquilibre ou encore d’un SOPK ou endométriose. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin, ce n’est pas normal.

Quel remède pour les règles douloureuses ?

Le curcuma est un bon remède contre les douleurs de règles. Son composé actif, la curcumine, est également très efficace en cas de SPM.