Grossesse et infection à streptocoques B
On parle souvent de la listéria, de la toxoplasmose, mais peu de l'infection à streptocoques B. Qu'est ce que c'est ? Peut-on la prévenir ? Quels sont les risques lors de la grossesse ? On a fait le point !
Les infections à streptocoques A (Streptococcus pyogenes) et B (Streptococcus agalactiae) sont fréquentes. Ces deux bactéries font partie de la flore commensale, c’est-à-dire qu’elles sont des micro-organismes bénéfiques qui vivent dans et sur le corps humain, sans causer de maladies mais qui peuvent causer des symptômes dans certaines conditions ou chez les personnes à risques. Le streptocoque B provoque des infections invasives graves (bactériémie, méningite) chez les nouveau-nés.
En France, on estime que 10% des femmes enceintes sont atteintes de streptocoque du groupe B.
Parmi elles, environ 40 à 70% le transmettent à leur enfant pendant l’accouchement et 1 bébé sur 2 000 développera une infection.
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- 01. Qu’est ce que l’infection à streptocoques B ?
- 02. Quels sont les risques pendant la grossesse ?
- 03. Quels sont les facteurs de risque de transmission ?
- 04. En quoi consiste le test de dépistage durant la grossesse?
- 05. Que dois-je faire si je suis atteinte pendant ma grossesse ?
- 06. Comment prévenir le risque au troisième trimestre ?
- 07. Quel est l’impact sur le microbiote ?
- 08. Peut-on le traiter “naturellement” ?
Les streptocoques du groupe B (SGB), ou Streptococcus agalactiae, sont des bactéries que l’on retrouve couramment dans le vagin, le rectum ou la vessie.
Normalement présent dans le tube digestif, le streptocoque B n’est pas pathogène. Toutefois, cette bactérie peut parfois coloniser les parties génitales des futures mères, c’est là qu’il devient dangereux. Le streptocoque B peut alors se transmettre au fœtus lors de la gestation, mais aussi pendant l’accouchement[1]. Le dépistage est réalisé par un prélèvement vaginal entre 34 et 37 SA.
Quels sont les symptômes durant la grossesse ?
Souvent, les femmes atteintes de streptocoque du groupe B ne présentent aucun symptôme (près de la moitié des cas)[2]. Parfois on peut avoir des signes cliniques comme des sensations de brûlures au niveau du vagin.
En dehors de la grossesse, le streptocoque B peut aussi parfois être responsable d’infections bénignes qui seront facilement traitées avec des antibiotiques classiques.
Cette bactérie ne cause souvent pas de problème chez la mère; par contre, si elle en vient à infecter le nouveau-né, il est possible que des complications rares mais graves se développent.
Qui est porteur ?
Chez la femme enceinte, les taux de portage varient mais on estime que : environ 10 à 30% en sont porteuses[3], en France cela représente 10% soit au moins 75 000 par an[4].
Parmi celles-ci, environ 40 à 70% d’entre elles transmettent la bactérie à leur enfant pendant l’accouchement et 1 nouveau-né sur 2 000 développera une infection[5].
On ne sait pas encore pourquoi certaines se retrouvent porteuses et d’autres non. Cela peut être dû à une prédisposition génétique et/ou un microbiote qui aurait un déséquilibre comme nous le verrons en dessous.
Le dépistage positif du Streptocoque B n’est pas une contre-indication à l’allaitement.
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Pour le nouveau-né :
« Le streptocoque B est la première cause d’infection néonatale » rappelle la Pr Claire Poyart, chef de service de Bactériologie à l’Hôpital Cochin de l’APHP et responsable du Centre national de référence des Streptocoques. Elle peut provoquer des fausses couches, ainsi que des naissances prématurées [6].
D’après une étude, 57 000 fausses couches dans le monde par an sont imputables à la bactérie [7]. Elle serait également à l’origine de 3,5 millions de naissances prématurées [7].
En cas de contamination, le nouveau-né peut développer une infection sévère. Cette infection se traduit le plus souvent par une septicémie (infection générale de l’organisme) et une détresse respiratoire (incapacité des poumons à fonctionner correctement). Quelquefois, ces symptômes sont associés à une inflammation des membranes qui enveloppent le cerveau (méningite). Elle peut être responsable du décès ou d’un handicap chez les nourrissons.
Soit l’enfant est infecté dès la naissance, soit il s’infecte plus tardivement, en général 3 semaines après l’accouchement. Environ 300.000 enfants en sont victimes chaque année dans le monde [8]. En France, chaque année, 500 cas d'infections néonatales invasives associées au streptocoque du groupe B sont dénombrés. Elles provoquent entre 50 et 100 décès [9].
Pour la maman :
Pour la maman après l’accouchement, l’infection peut provoquer une infection urinaire, une endométrite (infection de la paroi interne de l’utérus), une septicémie ou une chorio-amniotite (infection des tissus placentaires et du liquide amniotique).
Lorsque la mère est infectée, certains facteurs augmentent la probabilité que l’infection se transmette à l’enfant, notamment :
- Déclenchement accouchement ou rupture des membranes avant 37 S de grossesse
- Rupture des membranes lorsque le travail commence à la date prévue et qu’il est probable qu’il dure plus de 18 heures
- Fièvre légère inexplicable durant le travail
- Antécédents de naissance où le streptocoque B a été transmis au bébé
- Présence de SGB dans l’urine ou infection de la vessie causée par le SGB.
Les premiers signes d’infection au streptocoque B par le nouveau-né sont :
- fièvre
- irritabilité
- léthargie
- difficultés respiratoires
- teinte bleutée de la peau
- difficulté à s'alimenter.
La Haute Autorité de Santé recommande à la future maman de réaliser un dépistage systématique du portage du Streptocoque B pendant la grossesse, entre la 34e et la 37e semaine de grossesse. Ce prélèvement vaginal est le plus souvent effectué durant la dernière visite gynécologique de contrôle. Il doit aussi être réalisé en cas de travail prématuré ou de rupture prématurée des membranes.
Le test est simple et sans douleur; il consiste à prendre un prélèvement dans le vagin et le rectum à l’aide d’un coton-tige. Le prélèvement fera ensuite l’objet d’une culture pour vérifier la présence de SGB.
Même en cas de césarienne planifiée, vous devez passer un test de dépistage dans l’éventualité où vous perdriez vos eaux ou que le travail commencerait avant la date prévue.
Si vous êtes atteinte ou manifestez n’importe lequel des symptômes mentionnés ci-dessus, vous recevrez des antibiotiques par voie intraveineuse durant le travail ou si vous perdez vos eaux avant terme. Cette stratégie permet de réduire considérablement les infections à la naissance. Les antibiotiques oraux et les antibiotiques pris avant l'accouchement se sont révélés inefficaces pour prévenir la transmission du streptocoque du groupe B. Il doit être pris pendant, sinon il y a un risque de réapparition de la bactérie.
La HAS recommande un traitement antibiotique dans les cas suivants :
- En cas de diagnostic de portage de SGB pendant la grossesse, à distance ou non de la naissance ;
- En cas de bactériurie à SGB pendant de la grossesse ;
- En cas d’antécédent d’infection néonatale à SGB ;
- En l’absence de prélèvement vaginal de dépistage du SGB, si 1 des facteurs de risque suivants est présent : l’accouchement survient avant 37 SA, la durée de rupture des membranes est supérieure à 12 heures ou la température maternelle dépasse 38° C au cours du travail.
- Si vous avez un antécédent d’infection materno-fœtale à SGB ou présenté au cours de la grossesse une bactériurie à SGB, le traitement antibiotique sera obligatoire.
Si la bactérie est détectée dès la naissance chez le nouveau-né, un antibiotique est administré au nourrisson également par intraveineuse, durant ses premières 48 heures de vie.
Mais l'infection pourrait se déclarer dans les 7 jours suivant la naissance, voire après. Et là les traitements sont moins au point.
Des vaccins contre le streptocoque B sont à l’étude, mais pas encore de vraies perspectives…
Il existe des facteurs de risque sur lesquels nous ne pouvons pas agir, par exemple, l’âge et des pathologies sous-jacentes, de type diabète ou cancer, constituent des facteurs de risque possibles.
On peut essayer de réduire le risque d’infection en soignant son microbiote. Ces techniques sont peu chères et faciles à mettre en place.
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Au-delà des risques pour vous et pour votre enfant, si vous êtes testée positive, vous allez recevoir un traitement antibiotique durant votre travail.
Le microbiote se constitue lors de la naissance par un phénomène appelé colonisation bactérienne. Lors d’un accouchement par voie basse, le bébé passe par la muqueuse vaginale, colonisée par des milliards de bactéries. Ainsi, cette exposition agit comme un “premier vaccin”, lui permettant de développer son immunité.
Les études ont montré que le mode d’accouchement avait un impact décisif dans le microbiote du bébé. Les enfants nées par voie basse à la maison, et exclusivement allaités, ont un plus grand nombre de bactéries “bénéfiques” [14]. Les différences les plus notables se voient pour les bacteroides, qui auraient une influence positive sur le système immunitaire et seraient considérées comme pouvant aider à résorber les inflammations [15].
Pour en savoir plus, allez voir notre article sur le microbiome du nourrisson.
Quand on prend un traitement antibiotique, toutes les bactéries sont tuées, y compris les bonnes. Une étude[16] sur des mamans ayant reçu des antibiotiques suite à une infection à SGB a montré que les bébés avaient un microbiote différent (moins de bacteroides bénéfiques, beaucoup trop de enterococcus and clostridium), et que ces différences persistaient encore plus si le bébé était né par césarienne. Mais la bonne nouvelle c’est que l’allaitement semblait corriger une partie de ces effets (moins de clostridium, plus de lactobacillus) !
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J’ai été testée positive, est-ce que je peux faire quelque chose ?
Vous pouvez essayer de suivre ces conseils pendant au moins 2 semaines, et demander de vous faire re tester, si c’est possible. L’idée est de développer les bonnes bactéries, et de booster son système immunitaire. Au mieux vous aurez réduit les risques de contamination du bébé en cas d’examen vaginaux, de décollement des membranes, et en général durant le travail !
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