Déclenchement accouchement : pourquoi et comment ça se passe ?
Le décollement des membranes n'est pas efficace et il y a un risque de rupture des membranes.
Les prostaglandines seraient plus efficaces que l’ocytocine.
- 01. Déclenchement accouchement : dans quel cas est-il réalisé ?
- 02. Que disent les études sur le décollement des membranes ?
- 03. Que disent les études sur l’ocytocine pour le déclenchement de l'accouchement ?
- 04. Que disent les études sur les Prostaglandines E2 pour le déclenchement de l'accouchement ?
- 05. Quelles sont les différences entre les différentes méthodes de déclenchement de l'accouchement ?
- 06. Agir naturellement, est-ce possible ?
- 07. Conclusion sur le déclenchement de l'accouchement
En 2016 en France, 22% des accouchements ont été déclenchés [1].
Dans certains cas, le déclenchement peut être volontaire et choisi par la future maman (pour des raisons pratiques, par peur de dépasser le terme, en cas de signes quelques jours avant accouchement, etc). Toutefois, certaines situations médicales nécessitent un déclenchement du travail, pour la santé de la mère et/ou de son bébé. La Haute Autorité de Santé indique plusieurs situations à risque [2].
Dépassement du terme
Rupture prématurée des membranes
Grossesse multiple
Certains cas de diabète
Certaines situations sont à prendre au cas par cas
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Le décollement des membranes est généralement fait lorsqu’il n’y a pas de raison médicale urgente.
Au cours d'un cet examen pelvien, le praticien peut "balayer les membranes", c'est-à-dire utiliser ses doigts pour séparer la poche d'eau amniotique de la paroi utérine. Cela peut alors déclencher la libération de médiateurs chimiques, les prostaglandines, qui provoquent le travail et également irriter le col de l’utérus provoquant ainsi sa contraction [4].
Les études ont du mal à prouver son efficacité
Cela augmente le risque de rupture des membranes
C’est douloureux et cela entraîne des saignements
Le travail peut être déclenché par ocytocine en intraveineuse, une hormone qui provoque des contractions de l'utérus.
Pour une patiente dont l'utérus répondra de manière adéquate à ce traitement, l'ocytocine présente l'avantage d'une demi-vie courte et de la possibilité d'un arrêt rapide si on le souhaite [11]. Une revue regroupant 61 études et incluant près de 13 000 femmes a été réalisée et ils ont observé les points suivants [12].
L’ocytocine permet de déclencher le travail
L’ocytocine diminue le besoin d’antibiotiques
Mais l’ocytocine induit plus de détresse foetale
Plus de risque d’avoir une péridurale
Potentiellement plus de risque d’avoir une césarienne
Les prostaglandines sont des hormones produites par le corps et peuvent être utilisées pour déclencher le travail.
La haute autorité de santé recommande que le déclenchement par les prostaglandines E2 doit privilégier la forme intravaginale, qui est moins agressive et aussi efficace que la forme intracervicale [14].
Les prostaglandines sont probablement efficaces pour déclencher le travail : elles augmentent probablement la probabilité d'accouchement dans les 24 heures, n'ont aucun effet ou peuvent réduire le risque de césarienne, mais il n'y a pas de preuves de l'effet global sur l'amélioration des résultats maternels et fœtaux [15].
Les prostaglandines aident pour déclencher le travail
Moins de césarienne sous prostaglandines
Mais les prostaglandines impactent le rythme cardiaque foetal
Potentiellement un risque de rupture utérine augmenté
Prostaglandines VS ocytocine
La revue regroupant 61 études et incluant près de 13 000 femmes sur les effets de l’ocytocine a également comparé l’ocytocine aux prostaglandines (PGE2) [19].
Les prostaglandines seraient plus efficaces
Les prostaglandines impliquent moins de péridurale
Moins d’inflammation in-utero avec l’ocytocine
Moins d’infections sous ocytocine
Toutefois, il n'y avait pas de différence significative dans les taux de césariennes pour les femmes recevant de l'ocytocine par rapport à la PGE2 vaginale (12.1% versus 10.9%). Aucune différence significative n'a été mise en évidence entre les groupes en ce qui concerne l'hyperstimulation utérine, les taux d'accouchement instrumental, le faible score d'Apgar à cinq minutes, l'admission en soins intensifs néonatals, le décès périnatal ou l'hémorragie accouchement.
Cathéter à ballon versus PGE2 par voie vaginale
Une revue de 113 études, sur plus de 22000 accouchements, a étudié les différences entre ces différentes méthodes de déclenchement du travail [21].
Un cathéter peut être utilisé où un ballon gonflable à l’extrémité appuie sur le col de l'utérus pour aider à déclencher le travail, comme la sonde de Foley.
Il a été observé qu’un cathéter à ballonnet réduit probablement le risque d'hyperstimulation utérine avec modification du rythme cardiaque fœtal, de morbidité néonatale grave ou de décès périnatal et peut réduire légèrement le risque d'admission en unité de soins intensifs néonatals.
Cependant, un cathéter à ballonnet peut augmenter légèrement le recours à la péridurale pendant le travail par rapport à la PGE2 vaginale. Il peut également multiplier le risque d’utilisation d’ocytocine par 1.5 par rapport à la PGE2 vaginale.
Cathéter à ballon versus ocytocine
La revue précédente a également comparé les cathéters à ballon avec l'ocytocine [22].
Un cathéter à ballonnet réduit probablement le risque de césarienne par rapport à l'ocytocine, et ce de 32%.
Pour les femmes ayant déjà subi une césarienne, un cathéter à ballonnet peut réduire légèrement le risque de césarienne par rapport à l'ocytocine. Cependant, le résultat est encore trop imprécis pour porter un jugement valable.
Il n'est pas certain qu'il y ait une différence dans l'hyperstimulation utérine avec des modifications de la fréquence cardiaque fœtale entre le déclenchement du travail avec un ballon et l'ocytocine, ni en ce qui concerne le nombre de cols défavorables après 24 heures ou encore pour les scores d'Apgar inférieurs à sept à cinq minutes.
OCYTOCINE + CATHETER A BALLON : PLUS EFFICACE ?
Le résultat d’une étude sur 200 femmes a montré que l'ajout d'ocytocine à la sonde de Foley transcervicale ne raccourcit pas le délai d'accouchement et n'a aucun effet sur la probabilité d'accouchement dans les 24 heures ou sur le taux d'accouchement par voie vaginale, bien qu'il y ait un recours accru à l'analgésie chez ces patientes. L'utilisation d'ocytocine en plus de la maturation par sonde de Foley n'est pas justifiée [23].
En France, selon les hôpitaux, on peut accepter un maximum de stagnation de 2 heures, 3 heures ou 4 heures à condition que le rythme cardiaque foetal soit satisfaisant et que l’on n’ait pas de critères obstétricaux de mauvais pronostic (gros bébé, présentation haute, etc).
Il y a plein de choses que les sages-femmes peuvent faire pour aider à faire repartir tout ça !
Vider la vessie avec une sonde
Positionner différemment la maman
Acupuncture
Massage du fil de la sorcière
Diminuer sa douleur et son stress
Une autre technique pour favoriser un accouchement naturel, est la consommation de tisane feuille de framboisier.
Le déclenchement du travail peut ainsi comporter quelques avantages, comme le fait de diminuer le risque de césarienne par rapport aux femmes qui attendent après terme. Les études montrent même que l’ocytocine permet de diminuer la prise d’antibiotiques et le risque d’infections.
Toutefois, ces pratiques ne sont pas sans risque et peuvent générer entre autres de l’hyperstimulation utérine avec des modifications du rythme cardiaque fœtal, et certaines techniques sont plus à risque que d’autres.
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