On peut regrouper les compléments alimentaires en deux grandes catégories selon leur composition : ceux à base de plantes (phytothérapie), et ceux à base de micronutriments (vitamines, minéraux). Quel est le mieux ? Pour chaque catégorie, nous examinerons l'efficacité prouvée, les risques potentiels et les données scientifiques disponibles.
Les compléments à base de plantes
Cette catégorie regroupe les phytoestrogènes classiques, l'actée à grappes noires, les adaptogènes (maca, ashwagandha, shatavari) et d'autres utilisées traditionnellement. Il est essentiel de distinguer celles dont les preuves sont solides et le profil de sécurité élevé, de celles qui sont controversées, inefficaces ou risquées.
a) Phytoestrogènes classiques et actée à grappes noires : efficacité limitée et risques hormonaux
Les phytoestrogènes classiques ou phytohormones, notamment les isoflavones de soja, de trèfle rouge et de houblon, possèdent une structure chimique proche des œstrogènes humains. Une méta-analyse de 17 études a montré que les isoflavones de soja (54 mg/jour) réduisent les bouffées de chaleur de 20% en fréquence et 26% en sévérité après 3 mois minimum. Mais l’impact placebo est fort (29%), les études sont très différentes entre elles, et cet impact modeste n'est pas cliniquement prouvé comme très utile au quotidien. De ce fait, l'ANSES et l'EFSA interdisent aux compléments alimentaires contenant des isoflavones de soja de prétendre soulager les bouffées de chaleur, faute de preuves suffisantes (5).
L'actée à grappes noires (Cimicifuga racemosa), souvent vendue comme alternative naturelle, ne contient pas d'isoflavones et n'a pas d’action œstrogénique directe. Ses principes actifs sont des triterpènes, pas des phytohormones. Elle semble fonctionner chez certaines femmes pour réduire les bouffées de chaleur, avec des résultats variables. Elle ne soulagerait que 30% des d’entre elles contre 70% pour les œstrogènes de synthèse, et ses effets seraient principalement d'ordre psychologique (réduction du stress, de l'anxiété) plutôt que hormonal. De plus, 3 produits sur 11 testés ne contenaient pas l'ingrédient actif déclaré, ce qui pose un problème majeur de qualité. Son mécanisme exact reste débattu (action possible sur la sérotonine), mais elle ne se lie pas aux récepteurs œstrogéniques (6).
Les risques diffèrent :
- Phytoestrogènes : contre-indiqués en cas d'antécédents de cancer du sein ou utérin hormono-dépendants. Risque de surdosage (ANSES : max 1 mg/kg/jour d'isoflavones). Effets secondaires : nausées, ballonnements, saignements utérins.
- Actée à grappes noires : pas de risque œstrogénique mais risque rare de toxicité hépatique (7 cas sur 10 rapports). Elle est également contre-indiquée en cas de cancer hormono-dépendant. Effets secondaires : maux de tête, désagréments d’ordre digestifs.
En France ou à l’étranger, aucune étude n'a validé la sécurité à long terme de ces produits. Les phytoestrogènes peuvent stimuler les tissus sensibles aux hormones (risque de cancer). L'actée à grappe, bien que sans mécanisme œstrogénique, doit être utilisée avec prudence (durées limitées à quelques mois, prise prolongée sous contrôle médical).
b) Adaptogènes : maca, ashwagandha, shatavari
Les adaptogènes sont des plantes censées aider le corps à s'adapter au stress et à retrouver un équilibre hormonal global. La maca (Lepidium meyenii) montre des données principalement anecdotiques pour la ménopause : certaines études indiquent une réduction légère de la fatigue, de la libido et des affections psychologiques (anxiété, dépression légère), mais les preuves sur les bouffées de chaleur restent insuffisantes (7). Elle est généralement bien tolérée, mais peut causer des problèmes digestifs, des maux de tête et de l'insomnie si prise le soir.
L'ashwagandha (Withania somnifera) a démontré dans plusieurs études une réduction significative du stress (jusqu'à 44%) et de l'anxiété, avec un impact bénéfique sur le bien-être et le sommeil en réduisant le cortisol (8). Elle aurait également un effet bénéfique plus large sur le corps : peau, cheveux, musculaire, etc. Cependant, elle peut faire augmenter les hormones thyroïdiennes et est déconseillée en cas d'hyperthyroïdie, aux personnes atteintes de troubles endocriniens (particulièrement les dysthyroïdies et l’hyperandrogénie), de maladies auto-immunes, de grossesse ou d'allaitement. Elle peut aussi interagir avec des médicaments sédatifs, thyroïdiens ou un traitement immunosuppresseurs. Choisissez-la bio et sous la forme KSM-66®.
Le shatavari (Asparagus racemosus), plante ayurvédique riche en saponines stéroïdiennes (et non en isoflavones), agit comme un modulateur doux des récepteurs œstrogéniques, préférentiellement sur les récepteurs ERβ (protecteurs). Il est traditionnellement utilisé pour le bien-être féminin, le stress, l'énergie et la régulation des cycles. Dans une étude, ils ont notamment montré après 60 jours que les bouffées de chaleur sont réduites de 93 % (contre 41 % sous placebo), avec seulement 12 % des femmes encore concernées (vs 58 %), tandis que les sueurs nocturnes disparaissent presque totalement (2 sur 35 concernées), avec une diminution trois fois plus importante que le placebo (-92 % vs -30 %). Son action est modératrice plutôt que stimulante brute, ce qui lui confère un profil de sécurité supérieur à celui du soja, même dans certaines situations de déséquilibre hormonal (9).
c) Autres plantes : sauge, safran, chardon-marie
Contrairement aux précédentes, celles-ci agissent par des mécanismes différents, souvent avec un profil de sécurité supérieur et des preuves plus fiables pour des signes ciblés.
La sauge (Salvia officinalis) est reconnue pour réduire significativement la fréquence et l'intensité des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes. Une étude en double aveugle de 8 semaines sur 71 femmes ménopausées a montré une diminution de 46% des bouffées légères, et une réduction globale jusqu'à 81% après 2 mois (10). Elle agit sur la régulation de la chaleur et réduit la transpiration, sans effet œstrogénique. Très bien tolérée et sans risque hormonal.
Le safran (Crocus sativus) a démontré son efficacité sur le bien-être, la réduction de l'anxiété et l'irritabilité, avec des résultats comparables à certains antidépresseurs légers. Une étude sur 160 femmes ménopausées a mis en évidence une diminution significative des affections telles que les bouffées de chaleur, l'irritabilité, les changements du sommeil et les sautes d'humeur (11). Une autre étude de 12 semaines sur 86 femmes en préménopause a confirmé la réduction des symptômes avec 14 mg d'extrait deux fois par jour (12). Le safran module la sérotonine, la dopamine et la noradrénaline, sans effet direct sur les récepteurs œstrogéniques des tissus sensibles. Il est très bien toléré aux dosages classiques (≤30 mg/jour).
Le chardon-marie (Silybum marianum) n'agit pas directement sur les bouffées de chaleur mais soutient le foie et la digestion, essentiels en préménopause où le métabolisme hormonal est moins efficace. Riche en silymarine, il protège et régénère les cellules hépatiques, favorise la détoxification et l'élimination de l'excès d'œstrogènes, et aide à apaiser les inconforts digestifs après les repas. Il est très bien toléré et ne présente pas de risque hormonal (13).
Péri Support de Jolly Mama
Parmi les formules existantes, Péri Support de Jolly Mama se distingue par une combinaison ciblée de 4 ingrédients : sauge (confort ménopausique, sueurs nocturnes), shatavari (stress, énergie, confort et régulation des cycles), safran (bien-être, détente) et chardon-marie (soutien hépatique et digestion).
Cette formule est sans hormones, 100% végétale, adaptée dès 35 ans, y compris en cas d'antécédents de cancer du sein ou de troubles thyroïdiens. À raison de 2 gélules par jour, Péri Support peut être prise seule ou en duo avec Péri Essentials, dont la composition complémentaire en vitamines et minéraux renforce le soulagement. La sélection de ces ingrédients repose sur un niveau de preuve favorable et un profil de sécurité élevé.
Les compléments à base de micronutriments
Cette catégorie regroupe les vitamines (B6, B9, B12, D, E, C, K2) et les minéraux (calcium, magnésium, zinc, sélénium), essentiels pour compenser les carences accrues et soulager les signes de la préménopause. En cette période, la baisse d'œstrogènes entraîne une perte osseuse accélérée, un stress oxydatif plus fort et une irritabilité nerveuse. Voici les micronutriments les plus utiles et leurs effets concrets :
- Calcium (1200 mg/jour toutes sources confondues) + Vitamine D : réduisent la perte de densité osseuse chez la femme de 50 ans et plus (14)
- Vitamine K2 : oriente le calcium vers les os et prévient son dépôt dans les artères.
- Magnésium : réduit la fatigue, le stress et améliore la qualité du sommeil en calmant le système nerveux.
- Vitamines B6, B9, B12 : régulent le système nerveux et réduisent la fatigue via la synthèse de sérotonine et dopamine (15).
- Vitamines C et E + Zinc + Sélénium : protègent les cellules contre le stress oxydatif accru lié à la baisse d'œstrogènes.