SOPK et Vitamine B9 : Pourquoi l'acide folique synthétique est souvent déconseillé ?
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) touche de nombreuses femmes en âge de procréer et s’accompagne souvent de difficultés de fertilité, de troubles hormonaux et métaboliques. Dans ce contexte, la vitamine B9 joue un rôle clé, en particulier chez les femmes concernées par le SOPK… À condition de bien choisir la forme sous laquelle vous la consommez !
Vous n'avez pas besoin de tout chambouler du jour au lendemain. Une simple amélioration de votre hygiène de vie combinée à une supplémentation adaptée peut significativement améliorer la régularité de vos cycles et votre fertilité !
Apprenez à décrypter les étiquettes des compléments ! La mention « acide folique », sans autre précision, indique généralement la forme synthétique de la vitamine B9, tandis que les termes « methylfolate », « 5-MTHF » ou autres appellations brevetées (comme Quatrefolic®) renvoient à sa forme active, immédiatement utilisable par l’organisme.
- 01. Le SOPK, c’est quoi exactement ?
- 02. Vitamine B9 : naturelle ou synthétique, quelle différence ?
- 03. Le rôle clé de la « méthylation » et du gène MTHFR
- 04. Pourquoi l’acide folique synthétique peut poser problème en cas de SOPK ?
- 05. Quelles alternatives privilégier à la place de l’acide folique ?
Le SOPK est un trouble hormonal complexe qui affecte les ovaires et la façon dont ces derniers fonctionnent. Il se caractérise par un déséquilibre des hormones sexuelles féminines, souvent en lien avec un excès d’androgènes, ce qui peut perturber l’ovulation et la régularité des cycles.
Concrètement, le SOPK se manifeste le plus souvent par des cycles menstruels irréguliers ou absents, une ovulation rare ou inexistante, une tendance à l’acné, à l’hirsutisme et parfois une prise de poids, généralement liée à une résistance à l’insuline.
À long terme, ce syndrome peut impacter votre fertilité, mais aussi votre métabolisme, d’où l’importance d’opter pour un accompagnement global, incluant une adaptation de l’alimentation et une supplémentation en micronutriments, comme la vitamine B9.
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Ce que l’on nomme « vitamine B9 » regroupe en réalité plusieurs formes, que l’on met souvent dans le même panier alors qu’elles ne se comportent pas de la même façon dans l’organisme. On distingue principalement les folates naturels et l’acide folique synthétique.
Les folates naturels correspondent à la vitamine B9 présente dans les aliments, par exemple dans les légumes à feuilles vertes, les légumineuses ou certains fruits. Ces folates sont proches de la forme que le corps peut utiliser et interviennent dans des fonctions essentielles comme la synthèse de l’ADN, la division cellulaire et le bon développement du fœtus durant la grossesse.
L’acide folique est une forme synthétique de B9, créée en laboratoire, qui n’existe pas telle quelle dans la nature. Il a été largement utilisé dans les compléments alimentaires et les politiques de fortification des aliments, car il est très stable et peu coûteux. La différence avec la forme naturelle ? L’acide folique nécessite plusieurs étapes de transformation dans le corps pour devenir réellement actif, et donc utile.
Pour que la vitamine B9 soit utilisée correctement, l’organisme doit transformer les folates en forme active, appelée 5-MTHF (5-méthyltétrahydrofolate). Cette étape repose notamment d’une enzyme produite à partir du gène MTHFR.
Certaines personnes présentent des variations du gène MTHFR, qui tendent à réduire l’efficacité de cette enzyme. Lorsque cette dernière fonctionne moins bien, la conversion de l’acide folique en forme active est plus lente ou incomplète. Ce phénomène peut conduire à une accumulation d’acide folique non métabolisé dans le sang et à une moins bonne disponibilité réelle de vitamine B9 active pour les cellules.
Par ailleurs, ces perturbations peuvent s’accompagner d’une élévation de l’homocystéine, un acide aminé dont l’excès est associé à un risque accru de problèmes cardiovasculaires et à un impact défavorable sur la fertilité et l’implantation embryonnaire. Chez les femmes en parcours de conception, ce paramètre prend une importance particulière, d’autant plus si elles sont également concernées par le SOPK.
Avec le SOPK, on ne parle pas seulement de trouble hormonal, mais aussi de terrain métabolique défavorable. Un terrain qui se caractérise le plus souvent par une tendance à la résistance à l’insuline, à l’inflammation de bas grade et à des perturbations du métabolisme des glucides et des lipides. Dans cet environnement fragilisé, la manière dont la vitamine B9 est métabolisée par l’organisme peut faire toute la différence !
Acide folique synthétique : une efficacité loin d’être garantie
L’acide folique synthétique nécessite plusieurs étapes de transformation avant de devenir pleinement actif. Cette conversion dépend en partie de la bonne activité de l’enzyme MTHFR. Si l’activité de l’enzyme est réduite, à cause d’une variation du gène par exemple, une partie de l’acide folique peut rester sous forme non métabolisée, circulant dans le sang sans être réellement utilisable par les cellules.
Selon plusieurs études, l’acide folique non métabolisé peut saturer les récepteurs sans apporter les bénéfices attendus[1]. Ce phénomène peut aussi masquer une carence en vitamine B12, puisque les deux vitamines interagissent via les mêmes voies métaboliques.
Des conséquences concrètes sur la fertilité et la grossesse
Chez les femmes touchées par le SOPK, qui cherchent généralement à optimiser leur ovulation, leur qualité ovocytaire et leur nidation, ce décalage entre apport théorique et disponibilité réelle en vitamine B9 active peut avoir de lourdes conséquences : maintien d’un taux d’homocystéine trop élevé, et soutien peu optimal de la fertilité et du développement précoce de l’embryon.
Bien que l'acide folique reste la recommandation officielle des instances de santé publique pour la prévention des anomalies du tube neural, des études suggèrent que le 5-MTHF pourrait être plus efficace pour améliorer certains paramètres métaboliques chez les femmes atteintes de SOPK [2], notamment en réduisant l'homocystéine et l'inflammation. C’est pour cette raison que de nombreux professionnels de la fertilité recommandent aujourd'hui le méthylfolate pour les femmes avec SOPK en désir de grossesse.
Face aux limites de l’acide folique, l’une des alternatives les plus efficaces consiste à se tourner vers des formes de vitamine B9 déjà actives, comme le 5-MTHF, parfois présenté sous d’autres noms (par exemple Quatrefolic®). L’avantage : ces formes sont directement utilisables par l’organisme, y compris chez les femmes présentant une activité réduite de l’enzyme MTHFR. En somme, c’est une option particulièrement intéressante en cas de SOPK ou dans un contexte de projet de grossesse.
En pratique, de nombreux professionnels recommandent un apport de 400 µg (microgrammes) de vitamine B9 par jour[3], sous formes actives, en débutant idéalement plusieurs mois avant la conception.
En cas de SOPK, cette stratégie prend souvent place dans un accompagnement plus global, incluant un équilibrage de la glycémie, un travail sur la résistance à l’insuline, la gestion du poids, si nécessaire, et parfois le recours à des nutriments comme le myo-inositol.
Parallèlement aux compléments, il est vivement conseillé de renforcer vos apports en folates naturels via l’alimentation : légumes à feuilles vert foncé (épinards, blettes, mâche), légumineuses (lentilles, pois chiches), agrumes, avocats, œufs ou encore certains oléagineux sont de bonnes sources de B9 naturel.
Vous l’aurez compris : l’idée maîtresse est de cumuler des apports alimentaires riches en folates naturels avec un complément de vitamine B9 sous forme active, plutôt que d’opter pour de l’acide folique classique.
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