Le saviez-vous ?

C’est seulement après 8 ou 10 refus que l’on peut savoir qu’un enfant n’aime pas un aliment !

Take care mama

Si votre enfant est en période de fermeture, qu’il n’aime plus les mêmes aliments, qu’il refuse de manger, il faut persévérer et essayer d’être patient. 

L’alimentation 0-3 ans et l’importance de l’éducation au goût

Qu'est-ce que le goût ?

On l'oublie bien souvent mais le goût est impacté par nos 5 sens : la vue, l'odorat, l'ouïe, le toucher et le goût en bouche. Pour apprendre à faire aimer un aliment, il est important de solliciter chaque sens : d'abord chacun l'un après l'autre, puis tous ensemble.

Comment impliquer les 5 sens des enfants ?

Pendant la préparation des repas, pensez à nommer les aliments à haute voix et à les décrire. « Regarde cette feuille de basilic toute verte. Tu veux la sentir ? ».

 
Pendant les repas, et dès les premières cuillères, continuez à décrire l’aliment. « Hum, c'est tout mou. Et c’est chaud. Ça croustille. »


Laissez-les toucher et sentir les différents aliments et progressivement attraper des morceaux avec ses doigts.
 

Autant que vous le pouvez (et ça n’est pas toujours facile ! parfois un peu plus le weekend que la semaine), soyez attentif aux différentes étapes. Tous les enfants ne sont pas sensibles de la même manière aux différentes sensations. Par exemple, certains enfants n’aiment pas le « son du croquant » en bouche, d’autres n’aiment pas les textures pâteuses, certains n’aiment pas la couleur du vert, etc. Donc on peut aussi adapter les menus en fonction de ce qu’ils aiment plus particulièrement.
 

En dehors des repas, vous pouvez également chanter des chansons qui parlent de cuisine, laisser le bébé jouer avec une petite cuillère, proposer au plus grand de jouer à la dinette, lire des livres ou faire des coloriages avec des fruits et légumes.

D’où vient le goût ? Ça commence tôt !

Il y a trois moments clés dans la construction des préférences alimentaires : la grossesse, l’allaitement puis la diversification alimentaire.


Pendant la grossesse et l’allaitement, les aliments mangés par la mère vont directement influencer le goût de l’enfant plus tard. Concrètement, si elle mange beaucoup de légumes variés, il y a de grandes chances pour que l’enfant les apprécie plus tard.
 

Le tout début de la diversification est aussi très important : il faut proposer une alimentation aussi variée que possible en termes d’aliments et de textures pour que l’enfant accepte plus facilement de nouveaux aliments par la suite.

Deux comportements alimentaires pendant la petite enfance

L’ouverture, de 4 mois à 18 mois

De 4 mois à environ 18 mois, on parle de période d’ouverture. Il faut en profiter pour faire goûter un maximum d'aliments (autorisés bien sûr !). Les enfants sont généralement faciles au cours de cette période, et ont peu de vrais rejets alimentaires. De plus, ils s’auto-régulent bien mieux qu’un adulte et savent bien quand ils ont faim et quand ils n’ont plus faim !

La fermeture, à partir de 18 mois

A partir de 18-24 mois, commence une période sensible de fermeture. Pas de panique, il s'agit d'une phase normale de développement et une étape incontournable dans la construction de ses préférences alimentaires.


L’enfant refuse progressivement tout ce qu’on lui présente de nouveau (il s’agit de la fameuse "néophobie alimentaire"), il devient de plus en plus sélectif dans son alimentation et a tendance à ne vouloir que des aliments aux saveurs peu prononcées (il accepte principalement les féculents et les protéines animales et très peu les légumes !). Enfin, l'enfant est moins capable de savoir s'il a encore faim ou non, notamment parce que l’adulte a tendance à lui proposer de plus en plus souvent des choses à grignoter : du pain, des gâteaux, etc.

Face à la période de fermeture, qu’est-ce qu’on peut faire ?

« Au secours ! Mon enfant ne veut rien manger »


Etant donné que les préférences alimentaires d’un enfant ont tendance à perdurer dans la vie d'adulte, il est important d’accompagner les jeunes enfants à avoir une alimentation équilibrée autant que possible pendant cette période pour qu’ils ne mangent pas que des pâtes et du jambon.

Proposer souvent un aliment

S’il ne semble pas aimer un aliment, on applique le principe d’exposition répétée : on lui repropose les aliments refusés régulièrement sous la même forme, puis sous différentes formes (cru, à la poêle, en gratin… soyez créatif 😊). C’est seulement après 8 ou 10 refus que l’on peut savoir qu’un enfant n’aime pas un aliment !

Essayer de faire du moment du repas un moment de plaisir

Autant que possible, on essaie de faire du moment du repas un moment de plaisir : prenez vos repas ensemble, faites des assiettes jolies, encouragez-le à goûter de tout (« mmmh, c’est bon ! »). Un enfant fonctionne par mimétisme : voir les adultes manger (et apprécier) un aliment lui donne envie aussi. En revanche, pas d’écrans ou de jouets à table car cela détourne du sentiment de satiété : ne faisant pas attention à ce qu’on mange, on ne sait plus si on a encore faim ou non.


C’est plus facile à écrire qu’à faire mais vous l’aurez compris, dans l’éducation au goût, il est important de persévérer.

Pas de panique !

Rappelez-vous que la période de fermeture, bien que compliquée, est une période normale de développement d’un enfant, qui dure généralement jusqu’à ses 4 ans. D’où l’importance de ne pas négliger l’exposition à des aliments variés pendant la grossesse, l’allaitement et la diversification. Mais également de persévérer pendant cette période de rejets. L’idée étant d’atténuer cette période de néophobie alimentaire autant que possible, de la faire durer le moins longtemps, et qu’une fois passée, l’enfant puis l’adulte qu’il deviendra reprenne une alimentation saine et équilibrée comme sa première année de vie !

Cet article a été co-écrit avec EDUMIAM.
 

EDUMIAM, c’est l’histoire d’Eléonore et Caroline, deux mamans de jeunes enfants qui ont voulu accompagner les parents à offrir une alimentation saine et équilibrée aux tout petits. Comment ? En leur simplifiant l’accès à de l’information fiable, issue des dernières recommandations officielles et via des outils digitaux personnalisés.
@edumiamFrance

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FAQ

Quels aliments donner à la diversification ?

Le pédiatre indique souvent de commencer la diversification par les légumes, puis de passer aux fruits au bout de 2 semaines, les céréales une semaine après, et la viande dès 7 mois. 
Au contraire ! Dès la diversification, il faut varier les aliments proposés, et ce même au sein d’un même repas ! 

Quels aliments je ne dois pas donner à mon bébé ?

Il ne faut pas consommer avant 3 ans les petits aliments de forme cylindrique ou sphérique qui résistent à l’écrasement tels que les fruits à coque, l’arachide et les grains de raisin entiers en raison du risque d’étouffement. Certains aliments trop durs, comme des pommes crus, peuvent également favoriser le risque d’étouffement. Il faut également veiller à ne pas le distraire quand il mange. 

A quel âge dois-je diversifier mon enfant ?

Il est conseillé que la diversification commence dès 6 mois, mais cet âge est une indication qui va convenir à une majorité, mais pas forcément à tous. Il n’y a pas de quoi presser la diversification alimentaire à 6 mois pile si votre bébé n’est pas prêt, et attendre 1 semaine sous prétexte que bébé n’a pas encore 6 mois mais qu’il est prêt n’est pas utile non plus. Chaque bébé est unique.