Allaitement et anesthésie, est-ce compatible ?
La mépéridine et la codéine sont à éviter.
La morphine et l’hydromorphone sont à surveiller.
- 01. Quels sont les composés en anesthésie locale a priori compatibles avec l'allaitement ?
- 02. Quels sont les composés en anesthésie locale à surveiller avec l'allaitement ?
- 03. Quels sont les composés en anesthésie locale à éviter avec l'allaitement ?
- 04. Quels sont les composés a priori compatibles en anesthésie générale pour l’allaitement ?
- 05. Quelles sont les recommandations sur l’allaitement après une anesthésie ?
- 06. Conclusion
Les résultats de la recherche sur l’effet de la péridurale sur l’allaitement sont très controversés. Les péridurales sont des outils très efficaces de gestion de la douleur pendant le travail notamment, et de nombreux facteurs peuvent affecter la réussite de l'allaitement. Il est possible que la péridurale soit l'un de ces facteurs, de façon directe si la dose est élevée, ou de façon indirecte en augmentant les accouchements instrumentaux, l’administration d’ocytocine de synthèse, la durée du travail, etc.
Lidocaïne et bupivacaïne
Fentanyl
Allaitement
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DDM : 23/01/2027
Morphine
L’hydromorphone
Mépéridine
Codéine
Propofol
Etomidate
Midazolam
Fentanyl
Néostigmine et glycopyrrolate
Absence de données pour certains
- Kétamine
Il n'existe actuellement aucune étude humaine évaluant le passage de la kétamine dans le lait maternel.
- Gaz volatils
Aucune étude ne mesure les niveaux de gaz volatils dans le lait maternel après l'administration d'un anesthésique volatil. Néanmoins, il existe des preuves que les agents inhalés sont rapidement excrétés et ont une faible biodisponibilité. Cela suggère que les mères peuvent reprendre l'allaitement après une anesthésie par inhalation sans effets délétères pour le nourrisson [14].
- Agents bloquants neuromusculaires
Il n'existe à ce jour aucune étude évaluant le transfert des agents bloquants neuromusculaires dans le lait maternel. On présume que ces agents ne traversent pas les membranes des canaux sang-lait et qu’ils ont une faible biodisponibilité orale ce qui renforce leur sécurité chez les mères qui allaitent [15].
Le CRAT
Le CRAT est le centre de référence sur les agents tératogènes. Il indique que “en règle générale, la durée d’action des anesthésiques généraux est brève. Pour la plupart d’entre eux, il n’y a pas de mesure de leur passage dans le lait.” [16]
Selon le CRAT, “après une anesthésie générale chez une femme qui allaite, on peut proposer de reprendre l’allaitement dès que la mère est parfaitement réveillée et en mesure de s’occuper de son enfant.”
L’American Society of Anesthesiologists
L'American Society of Anesthesiologists a publié les recommandations suivantes à l'intention des mères qui allaitent et qui doivent subir une intervention chirurgicale [17] :
+ Tous les médicaments anesthésiques et analgésiques passent dans le lait maternel ; toutefois, ils n'y sont présents qu'en petites quantités et à des concentrations très faibles considérées comme cliniquement insignifiantes.
+ Les narcotiques et/ou leurs métabolites peuvent être transférés dans le lait maternel à des niveaux légèrement plus élevés ; par conséquent, des mesures doivent être prises pour réduire les besoins en narcotiques en ajoutant d'autres analgésiques, le cas échéant, et en évitant les médicaments qui sont plus susceptibles d'être transférés dans le lait.
+ Comme la douleur nuit à la réussite de l'allaitement, les personnes qui allaitent ne doivent pas éviter les analgésiques après une intervention chirurgicale. Malgré d'excellents résultats en matière de sécurité, les personnes qui allaitent et qui ont besoin d'analgésiques narcotiques doivent toujours surveiller de près le bébé pour déceler les signes de sédation : réveil difficile et/ou respiration ralentie.
+ Lorsque cela est possible, une anesthésie spinale ou péridurale composée d'un anesthésique local et d'un narcotique à action prolongée doit être utilisée pour une césarienne afin de réduire les besoins globaux en analgésiques postopératoires.
+ Les mères doivent reprendre l'allaitement dès que possible après l'opération, car les médicaments anesthésiques sont présents en très faibles quantités dans le lait maternel. Il n'est pas recommandé aux femmes de "tirer et jeter". En cas de besoin, vous pouvez prendre un complément alimentaire compatible allaitement pour soutenir votre lactation.
+ Dans la mesure du possible, la chirurgie de jour est préférable pour éviter de perturber les routines normales [18]. Le parent qui allaite doit être prudent lorsqu'il partage son lit ou lorsqu'il dort en nourrissant son enfant sur une chaise, car il risque de ne pas être aussi réactif que d'habitude.
En résumé, la mépéridine doit être évitée chez la mère qui allaite. L'hydromorphone et la morphine doivent être utilisés avec prudence, sous surveillance. Aucune donnée n’est disponible sur la kétamine pour dire si elle peut être utilisée concomitamment à l’allaitement. Les autres composés peuvent a priori être utilisés pour les mamans qui allaitent.
Étant donné que les données sont limitées, un principe général est que la mère peut reprendre l'allaitement une fois qu'elle est réveillée, stable et alerte après l'anesthésie.
NOS SOURCES
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