Le saviez-vous ?

Suite au confinement on a remarqué une baisse des naissances prématurées. 

Take care mama

Sans se confiner avant d’accoucher, il peut être intéressant de mettre en pratique certains points : se reposer, prendre du temps pour soi, éviter la pollution, les germes, etc. 

Le curieux impact du COVID sur les naissances prématurées

Quelles sont les causes de la prématurité ?

Les causes de la prématurité sont encore largement inconnues. D’un point de vue immunitaire, la grossesse est un moment particulier. C’est un équilibre à trouver pour notre organisme : faire grandir un fœtus (un corps finalement “étranger”), repousser les infections, et en même temps, ne pas causer une réaction immunitaire trop forte qui pourrait impacter le fœtus...

 

La seule chose que les scientifiques peuvent affirmer, c’est que pour diminuer le risque de prématurité, il faut être en bonne santé, et que la cigarette tout comme le diabète ont des conséquences négatives sur la grossesse. Mais pour le reste, la prématurité reste souvent multifactorielle.

COVID et prématurité : qu’est ce qu’on a pu observer ?

Les naissances prématurées ont drastiquement diminué dans le monde entier, comme des études l’ont montré en Inde [1], en Irlande [2], aux Pays-Bas [3] ou encore au Danemark [4].

En Irlande, -73% de prématurés

En Irlande, les scientifiques ont pu observer les effets sur les naissances dans la seule maternité pour 450,000 habitants des comtés de Limerick, Clare et North Tipperary. Si l’on compare la période de janvier au 30 avril 2020 par rapport aux 20 années précédentes, le nombre des naissances prématurées a ainsi chuté de 73% : le taux passe de 2,17 pour 1000 durant la période de confinement au lieu des 8.18 pour 1000 naissances en moyenne ![5]

Au Danemark, 90% de naissances prématurées en mois

L’étude au Danemark montre quant à elle une réduction de 90% du nombre de naissances extrêmement prématurées sur la période par rapport aux cinq années précédentes ! [6]

Diminution de 43% peu après le confinement

Dans une étude parue en Novembre 2020 dans The Lancet, les chercheurs indiens ont pu identifier une diminution de 43% dans les admissions à l'hôpital comparée à la période contrôle (10 semaines avant le confinement)[7].

 

Dans une autre étude parue en Octobre 2020, des chercheurs du Centre médical Erasme de Rotterdam (Pays-Bas) ont constaté une diminution conséquente de naissances prématurées suite aux mesures de confinement mises en place dans le pays [8]. Les chercheurs ont d’autre part analysé que la réduction des naissances prématurées était d’autant plus notable dans les quartiers plus favorisés, sans en comprendre la raison.

Diminution des urgences obstétricales

On aurait pu craindre que cette diminution des admissions conduise à une aggravation des urgences, mais elle s’est accompagnée d’une réduction de 66% des urgences obstétricales par rapport à la même période l’année précédente.

COVID et prématurité : quelles sont les hypothèses de cette baisse des naissances prématurées?

Les hypothèses les plus évoquées

 

Parmi les hypothèses de cette baisse :

  • une réduction de la pollution de l’air,
  • moins d'infections et de germes pathogènes qui circulent avec les gestes barrières et l’isolement,
  • une réduction du stress lié au travail ou aux déplacements domicile-travail,
  • une réduction de l’activité (notamment debout, trop physique), qui quand elle est trop intense, accroît le risque de prématurité,
  • un allongement du congé maternité, notamment avant l’accouchement.

L’hypothèse de la pollution atmosphérique réduite serait à ce jour la plus évoquée, car plusieurs études ont pu montrer que la pollution augmente le risque d’accouchement prématuré [9].

 

L’autre hypothèse

 

Avec le COVID, on a vu également une diminution des visites prénatales, des checks up en présentiel. Ce pourrait-il qu’une certaine proportion des naissances prématurées seraient dû à une intervention médicale ? Comme si une réduction des prises en charge et des diagnostics avait conduit à moins de traitement/d’interventions, et paradoxalement avait aussi conduit à une augmentation des grossesse à terme. L’hypothèse serait que l’absence de suivi aurait conduit à moins d’interventions non nécessaires, quand parfois rien faire s’avérait être la meilleure action…

 

A suivre !


 

Attention cependant aux effets du COVID si vous êtes enceint

Ce phénomène ne doit pas masquer le fait que l’infection au COVID reste problématique chez les femmes enceintes, en raison de l’augmentation du risque de prématurité et du risque de développer des formes graves.

 

Dans une étude Américaine parue en Novembre 2020  il apparaît que le taux de prématurité chez les enfants était plus élevé pour ces grossesses (12.9% versus 10.2% habituellement) [10].

 

Une autre étude sur 400,000 femmes entre 15 et 44 ans, enceintes, positives au COVID 19 et symptomatiques [11], a montré que les femmes enceintes étaient plus à risque de développer des formes graves.

 

Une hypothèse serait que la grossesse entraîne des changements physiologiques qui augmenteraient les risques (changements dans la réponse immunitaire, réduction des capacités respiratoires, risque plus élevé d’avoir des caillots de sang ou de faire des thromboses…).

 

Pas de raison de paniquer cependant, mais on fait encore plus attention enceinte !

 

Si vous souhaitez creuser le sujet de l'immunité, retrouvez notre article sur l'Allaitement et l'immunité.

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Le saviez-vous ?

Suite au confinement on a remarqué une baisse des naissances prématurées. 

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