Quand le corps envoie les premiers indices
L’absence de règles reste souvent le premier indice concret qui pousse une femme à envisager une grossesse. Toutefois, lorsqu’on observe son cycle de près, il est important de rappeler que ce n’est pas toujours les règles qui sont véritablement “en retard”, mais parfois l’ovulation elle-même. Un stress, une fatigue, une maladie ou un voyage peuvent la décaler de quelques jours, allongeant ainsi la durée du cycle sans qu’il s’agisse d’un signe de grossesse.
En réalité, c’est la phase post-ovulatoire, c’est-à-dire la période entre l’ovulation et les règles suivantes, qui reste la plus stable : elle dure généralement entre 11 et 16 jours. Si l’ovulation se produit plus tard dans le cycle, les règles arriveront logiquement plus tard aussi. C’est pourquoi un “retard” n’est pas forcément pathologique ni révélateur d’une grossesse, mais simplement le reflet d’un cycle qui a pris un peu plus de temps à évoluer.
Mais avant même le retard, certaines nuances peuvent aider à affiner la lecture du corps. Dans le SPM, la poitrine devient sensible mais retrouve vite sa souplesse avec l’arrivée des règles. En revanche, chez la femme enceinte, la tension mammaire augmente de jour en jour, les veines deviennent plus apparentes et la chaleur des seins se fait plus perceptible.
Les migraines et la fatigue sont fréquentes dans les deux cas, mais dans la grossesse, elles s’accompagnent souvent d’une sensation de somnolence constante, voire d’un besoin de siestes fréquentes. De même, l’humeur fluctuante du SPM s’apaise dès les premières pertes de sang, tandis qu’en début de grossesse, l’émotivité reste présente, soutenue par la montée progressive des œstrogènes.
Enfin, les symptômes digestifs peuvent donner une indication : les ballonnements du SPM sont souvent transitoires, tandis que ceux de la grossesse s’accompagnent de lenteur digestive et de fringales inhabituelles.
La symptothermie : un outil pour distinguer SPM et règles à venir
La symptothermie est une méthode d’observation du cycle féminin qui combine plusieurs indicateurs naturels : la température corporelle au réveil, la texture de la glaire cervicale et, parfois, la position du col de l’utérus. Ces signaux, notés chaque jour, permettent de repérer avec précision le moment de l’ovulation et de suivre les variations hormonales tout au long du cycle.
Dans le contexte du SPM, cette méthode peut être d’une grande aide pour savoir si les règles approchent… ou si, au contraire, il pourrait s’agir d’un tout début de grossesse. Après l’ovulation, la température basale augmente légèrement sous l’effet de la progestérone. Si cette température redescend au bout de quelques jours, cela indique que la phase lutéale se termine et que les règles vont arriver : les symptômes ressentis (fatigue, seins tendus, crampes) correspondent alors au syndrome prémenstruel.
En revanche, si la température reste élevée plus de quinze jours après l’ovulation, sans baisse caractéristique, cela suggère que la progestérone reste stable — signe d’une possible nidation et d’un maintien du corps en phase de grossesse. En suivant ces indices au fil des semaines, la symptothermie permet donc aux femmes de mieux comprendre leur cycle, de distinguer un SPM classique d’un retard de règles lié à une grossesse, et de renforcer leur lien avec leur santé hormonale.