D’après les études disponibles sur le sujet, on observe plusieurs bénéfices associés au fait d’accoucher dans l’eau.
Une meilleure expérience de son accouchement
Les femmes qui accouchent dans l’eau ont en moyenne une meilleure expérience que celles qui accouchent hors de l’eau : 72% des femmes disent qu’elles choisiraient encore cette méthode, contre 8% dans le second groupe [3]. Une autre étude montre que la majorité des femmes décrivirent leur expérience d’accouchement dans l’eau comme positive et très agréable [4], au contraire de leurs accouchements antérieurs si ce n’était pas leur premier enfant.
Moins de douleur ressentie
Les femmes qui accouchent dans l’eau ressentent moins la douleur selon les études [5][6]. La conséquence : un besoin moindre de recourir à des médicaments analgésiques [7], et presque pas de péridurale (0% selon certaines études)[8].
Moins de médicaments pour soulager la douleur
Une étude américaine a montré que les femmes qui utilisent une baignoire décrivent l’eau comme efficace pour soulager la douleur à 84% (contre 24% d’efficacité pour les médicaments chez celles qui ont eu des analgésiques) [9].
Autre point positif du travail dans l’eau : il permettrait d’éviter les effets secondaires potentiels des médicaments à base de morphine (une baisse de “conscience” des mamans, un ralentissement de la respiration de bébé) [10].
Un autre élément intéressant : les femmes qui accouchent hors de l’eau disent ressentir moins de douleur lors de la poussée. Mais celles qui accouchent dans l’eau ne se souviennent pas de la douleur après l’accouchement, participant à garder un souvenir très positif de cette expérience [11].
Possiblement un temps de travail plus court
Une étude randomisée de 2005 sur 160 mères a pu mettre en évidence une baisse de durée totale du travail (50 minutes de moins!) pour celles qui accouchaient dans l’eau [12].
Il est également possible de prendre un complément grossesse ou une infusion à base de framboisier pour soutenir le corps en amont.
Une plus grande probabilité d’accoucher par voie basse
Dans les études, les femmes qui sont assignées de façon aléatoire à un accouchement dans l’eau ont plus de chance d’accoucher par voie basse par rapport aux femmes qui sont assignées à un accouchement en dehors de l’eau. Dans une des études par exemple, le taux d’accouchement par voie basse était de 94% dans le groupe “waterbirth” vs 84% dans le groupe “landbirth” [13].
Moins de risque d’avoir une épisiotomie
Les épisiotomies causent plus de dommages chez les mères qu’une déchirure spontanée, en augmentant le risque de blessures long terme du périnée [14]. Dans des études sur l’impact des épisiotomies, les chercheurs ont pu constater une réduction significative du taux d’épisiotomie pour les femmes qui ont eu des accouchements dans l’eau (de 2 à 33 moins de risque !). Bien sûr, il est plus difficile pour un professionnel de santé de pratiquer une épisiotomie dans l’eau, ce qui explique en partie ces chiffres.
Potentiellement moins de risque d’avoir une déchirure du périnée du 3ème ou 4ème degré
Ces déchirures sont associées à des problèmes comme une incontinence pour aller à la selle, des douleurs long terme au périnée ou lors des rapports sexuels. 6 études observationnelles ont pu observer que ces déchirures sévères sont plus faibles dans les accouchements dans l’eau [15], et 3 n’ont pas pu observer de différence significative. Cette réduction du risque est sûrement dû au fait qu’accoucher dans l’eau baisse le taux d’épisiotomies, or les épisiotomies peuvent augmenter le risque de déchirures du 3ème et 4ème degré[16].
Moins de perte de sang
Une revue a conclu que les femmes qui donnent naissance dans l’eau perdent moins ou autant de sang que celles qui accouchent hors de l’eau [17]. Une autre étude a montré que les femmes qui accouchent sur un tabouret avaient 2 fois plus de risque de faire une hémorragie à l'accouchement que les femmes qui accouchaient dans l’eau [18].