Les causes fréquentes d’infertilité chez la femme et l’homme
Parmi les origines les plus fréquentes d’infertilité féminine, on retrouve : le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), l’endométriose, les trompes bouchées, les fibromes utérins, ainsi que l’âge, qui réduit la réserve ovarienne.Les principales causes masculines sont une faible concentration de spermatozoïdes, des anomalies de mobilité, des varicocèles, des infections passées ou encore des facteurs environnementaux comme le tabac, l’alcool et certains traitements médicaux.Il existe de nombreux facteurs possibles expliquant des altérations de la capacité reproductive. Nous vous indiquons les plus courantes, mais cette liste n’est pas exhaustive [6]. L’âge : premier facteur de baisse de fertilitéIl est la cause la plus déterminante de l’infertilité.La fertilité féminine diminue dès 30 ans et chute nettement après 37 ans, en raison de la baisse en nombre et en qualité des ovocytes. Le risque de ne pas devenir mère est de 4 % à 20 ans, 14 % à 35 ans, 35 % à 40 ans et 80 % après 45 ans. Cette tendance est renforcée par le report des maternités : en 2024, à l’accouchement les femmes ont en moyenne 31,1 ans.Chez l’homme : l’âge de la paternité augmente également (33,8 ans en moyenne). Plus on vieillit, plus l’ADN des spermatozoïdes subit des altérations, entraînant plus de difficultés pour la conception, davantage de fausses couches et des risques génétiques pour le bébé.Au niveau du couple : l’effet est cumulatif. Par exemple, le risque de fausse couche est multiplié par 6,7 lorsque l’homme a plus de 40 ans et la femme plus de 35 ans.Tabac, alcool et drogues : des ennemis de la fertilitéLe tabac altère fortement la fertilité masculine et féminine. Chez les hommes, il provoque une baisse du nombre et de la mobilité des spermatozoïdes, des anomalies chromosomiques et parfois des dysfonctionnements de l’érection. Chez la femme, il perturbe le profil hormonal, diminue la réserve ovarienne et avance la ménopause de deux ans. Le tabagisme augmente aussi le risque de grossesse extra-utérine, de fausse couche et de complications de grossesse. En PMA, le tabac réduit l’efficacité des interventions, avec deux fois moins de chances de tomber enceinte et deux fois plus de fausses couches chez les fumeurs et fumeuses.
Une consommation régulière de cannabis génère de nombreux problèmes pour la santé, et notamment au niveau spermatique, avec des effets plus persistants que ceux du tabac en raison de son élimination lente. L’alcool diminue la fertilité chez les deux sexes et réduit les chances de réussite en PMA. Il est considéré comme un agent tératogène et neurotoxique, augmentant les risques de malformations et de troubles du développement des enfants, en plus des autres problèmes possibles pour le corps. Les experts recommandent donc zéro alcool dès le désir de grossesse pour les deux parents.Polluants et perturbateurs endocriniensDe nombreux polluants environnementaux (pesticides, plastiques, cosmétiques, produits ménagers) contiennent des perturbateurs endocriniens. Ces substances altèrent la production hormonale et affectent toutes les étapes de la reproduction : gamètes, fécondation, embryogenèse et santé du nouveau-né.L’importance de l’alimentationL’obésité et la maigreur excessive sont des facteurs bien connus dans les troubles de la reproduction. Le fait d’être sédentaire joue également un rôle.
Une bonne alimentation n’est pas à négliger non plus. La consommation d’aliments ultra-transformés et riches en pesticides peut également perturber la capacité de procréation. Par ailleurs, la carence en vitamines et minéraux, chez les 2 sexes, a un impact sur les chances de conception. Alimentation et fertilité sont indissociables. Selon les données, une nutrition inadéquate serait un facteur d’infertilité dans 46% des cas (beaucoup plus que d’autres facteurs comme la masse corporelle ou l’activité physique) [7].Le zinc et le sélénium sont notamment 2 nutriments clés, que ce soit pour le bon développement des gamètes, l’ovulation pour les femmes, etc. Ils sont particulièrement utiles quand on se demande comment améliorer la qualité ovocytaire ou spermatique. On recommande souvent aux femmes de prendre un complément alimentaire grossesse multivitamines dès la période de conception, afin de s’assurer de couvrir ses besoins nutritionnels.