Les recherches menées par les groupes de travail du PNNS ont conclu que [4]:
“La diminution de risque de cancer du sein par l’allaitement est jugée convaincante, avant et après la ménopause.”
L’ANSES conclut également que concernant l’allaitement “le niveau de preuve est convaincant pour le cancer du sein” [5].
Une méta-analyse (c’est-à-dire un article qui regroupe et étudie plusieurs études scientifiques) a combiné les données de près de 100 articles qui ont étudié l’association entre l’allaitement maternel et le risque de cancer du sein [6]. Ces auteurs décrivent que le fait d'avoir déjà allaité était associé à une réduction de 22% du risque de carcinome mammaire.
Mais si on retire la parité de l’équation (le nombre de grossesses), alors ce risque n’est plus que de 8%.
L’allaitement maternel a bien un effet, mais beaucoup plus modeste.
La durée de l’allaitement apparaît comme un élément important : la diminution du risque semble d’autant plus forte que la durée de l’allaitement est longue. Des études portant sur la durée de l’allaitement rapportent que l’allaitement pendant moins de 6 mois, pendant 6-12 mois et pendant plus de 12 mois étaient associés à une réduction du risque de carcinome mammaire de 7%, de 9% et de 23% respectivement.
Une étude a analysé les résultats de 47 études épidémiologiques dans 30 pays, incluant plus de 50,000 femmes avec un cancer du sein et près de 100,000 non touchées. Il ont pu conclure après ajustement de facteurs dont le nombre de grossesse, que le risque d'être touchée par un cancer du sein invasif diminuait de 4.3% pour chaque 12 mois d’allaitement [7]. Un effet donc, mais relativement modeste.