Sauge, Actée à grappes, Safran... Quelles plantes sont efficaces pour vivre une ménopause sereine ?
- 01. Comprendre la ménopause et ses symptômes
- 02. Pourquoi choisir la phytothérapie pendant la ménopause
- 03. Quelles plantes pour la ménopause : les plus efficaces selon la science
- 04. Les plantes complémentaires utiles mais avec précautions
- 05. Comment utiliser les plantes pendant la ménopause
- 06. Précautions et sécurité : un point essentiel
- 07. Pourquoi certaines formulations sont plus complètes
- 08. En conclusion : quelle plante pour la ménopause choisir vraiment
Les changements hormonaux en préménopause
La ménopause correspond à l’arrêt définitif de la fonction ovarienne, généralement autour de 51 ans [1]. Elle s’accompagne d’une chute importante des œstrogènes, hormones essentielles à l’équilibre du corps féminin.
Avant cela, une phase appelée périménopause ou préménopause peut durer jusqu’à 7 à 14 ans [2], avec de fortes fluctuations hormonales. Cette période est souvent la plus difficile, car les symptômes apparaissent progressivement. Une femme peut donc être en périménopause dès 35-40 ans.
Les symptômes les plus fréquents et leur impact
Ils sont nombreux et peuvent affecter fortement le quotidien. Selon une étude, les plus courants sont [3] :
- Bouffées de chaleur dans 78% des cas et jusqu’à 85% [4]
- Transpiration accrue et continue (84%)
- Troubles du sommeil (67%)
- Nervosité accrue (79%)
- Humeur maussade (64%) voire même dépression [5]
- Brouillard cérébral [6]
- Douleurs articulaires (69%)
- Palpitations (65 %)
- Prise de poids, hausse du cholestérol, etc [7]
- Problèmes génito urinaires [8]
- Ostéoporose [9]
On retrouve également d’autres manifestations telles que la perte de cheveux, des maux de tête, une augmentation de la pilosité faciale ou corporelle (hirsutisme), des palpitations, une augmentation de la miction, des changements dans la taille ou la forme des seins, ainsi que de l’irritabilité, de la fatigue et des perturbations de la mémoire comme des oublis fréquents. Elle peut également entraîner des variations d’humeur imprévisibles, de l’anxiété, une baisse du désir sexuel (libido), des douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunie), une sensibilité ou des douleurs au niveau des seins, ainsi qu’une atrophie vulvo-vaginale pouvant provoquer une sécheresse vaginale.
Ces manifestations ne sont pas anodines : elles peuvent durer plusieurs années et impacter le quotidien, professionnelle et émotionnelle. Chaque femme est différente, et peut ressentir 1 seul ou plusieurs de ces signes.
(Péri) ménopause
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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) considère la médecine complémentaire comme une méthode de prévention et d'amélioration des symptômes de la ménopause [10].
Dans ce contexte, un complément alimentaire ménopause à base de phytothérapie apparaît comme une approche naturelle pertinente, notamment pour les femmes qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas recourir à des traitements hormonaux.
Le traitement hormonal substitutif (THS) est une solution efficace afin de soulager rapidement les manifestations cliniques. Il agit sur les affections dites « climatériques », notamment liées aux changements des hormones associés à l’arrêt de la fonction ovarienne, comme les bouffées de chaleur, les sueurs, la sécheresse vaginale ou encore les perturbations de l’humeur. Il contribue également à la prévention de l’ostéoporose, en réduisant le risque de fractures osseuses de 30 à 40 %.
Toutes tranches d’âge confondues, le traitement hormonal n’est pas associé à une augmentation de la mortalité globale chez les femmes, ni à celle liée aux maladies cardiovasculaires ou au cancer du sein. Lorsqu’il est instauré dans les 10 premières années suivant la fin des règles, il pourrait même avoir un effet protecteur sur la mortalité [11].
La décision de mettre en route un traitement hormonal est individualisée à chaque femme. Son usage est encadré par avis d’un médecin, car il peut être associé à certains risques, notamment cardiovasculaires, thromboemboliques ou liés aux cancers hormonodépendants. C’est pourquoi il n’est pas systématiquement recommandé à toutes les femmes, et la prescription de médicaments nécessite une évaluation médicale personnalisée par un médecin ou gynécologue.
Dans ce contexte, les solutions naturelles comme les plantes médicinales représentent une alternative intéressante : elles permettent d’agir plus en douceur, tout en limitant les effets secondaires, à condition de choisir des actifs efficaces et sûrs.
Les recherches scientifiques permettent aujourd’hui d’identifier clairement quelles plantes sont réellement efficaces pendant cette transition. Certaines se démarquent par des résultats cliniques solides et reproductibles. Attention, ce ne sont pas des médicaments.
La sauge : efficacité prouvée sur les bouffées de chaleur
C’est l’une des plantes les mieux documentées. Plusieurs essais cliniques montrent un effet significatif dès les premières semaines.
Une étude a observé une diminution de 50 % en 4 semaines et jusqu’à 64 % en 8 semaines [12].
Une autre analyse montre qu’elle permet une amélioration significative et globale des point suivants, après 10 à 12 semaines de supplémentation [13] :
- Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes : jusqu’à −75 %
- Troubles du sommeil : amélioration de −64 %
- Douleurs musculaires et articulaires : réduction de −52 %
- Humeur dépressive : diminution de −50 %
- Irritabilité : baisse de −49 %
- Anxiété : réduction de −47 %
- Inconfort cardiaque (palpitations) : diminution de −49 %
- Incontinence urinaire : amélioration de −38 %
- Problèmes sexuels : amélioration de −19 %
Son mécanisme repose notamment sur une modulation des neurotransmetteurs comme la sérotonine, ce qui contribue à réguler la thermorégulation perturbée pendant cette transition hormonale [14].
Le shatavari : une action globale sur l’équilibre hormonal
Le shatavari se distingue par son effet complet sur les affections physiques, émotionnelles et dérèglement hormonal.
En 60 jours, le shatavari a aidé à améliorer significativement les points suivants [15] :
- -93% de bouffées de chaleur
- -92% de sueurs nocturnes
- -41% sur le score global d’insomnie
- +35% de qualité de vie globale
- -55% d’anxiété
- -53% de stress
- +43% de qualité du sommeil
Cette efficacité s’explique par sa richesse en phytoestrogènes naturels, qui aident à compenser en douceur la baisse des œstrogènes.
Le safran : un impact démontré sur l’humeur et le sommeil
Le safran est particulièrement intéressant sur les problèmes émotionnels liés à la ménopause, mais pas que !
Son efficacité a notamment été démontrée sur [16] :
- -50% d’impact des bouffées de chaleur par rapport au départ, et 60 à 65% de réduction supplémentaire versus le placebo sur la gêne liée
- amélioration de 50% des indicateurs dépressifs dès 2 semaines, et 73% d’amélioration à 4 semaines
- 40 à 60 % de bénéfice supplémentaire versus le placebo sur la dépression associée à la ménopause
Il agit sur les neurotransmetteurs (notamment la sérotonine) ce qui en fait un allié précieux afin de stabiliser l’humeur.
Le chardon-marie : un soutien métabolique essentiel
Moins connu en ménopause, le chardon-marie joue pourtant un rôle clé.
Son principe actif, la silymarine, possède des propriétés :
- Antioxydantes puissantes [17]
- Hépatoprotectrices [18]
- Bénéfiques sur la glycémie [19]
Le foie étant impliqué dans la régulation hormonale, son bon fonctionnement est essentiel afin de mieux vivre cette période.
L’onagre : un soutien intéressant
L’onagre a montré des résultats intéressants chez les femmes ménopausées.
Dans une première étude, il a été observé une hausse de l’estradiol, une baisse du cholestérol total et une amélioration globale [20].
Dans une seconde, l’onagre a permis de réduire les bouffées de chaleur de 73 %, les troubles du sommeil de 51 % et les manifestations musculo-squelettiques de 76 %. Le score physique global s’est aussi amélioré de 57 % [21].
Comme elle est sous forme d’huile, elle est moins présente dans les compléments contenant plusieurs actifs.
L’ashwagandha : attention aux contre-indications
L’ashwagandha a montré des résultats intéressants chez les femmes en péri-ménopause et ménopause.
Dans une première étude, il a permis de réduire le score global MRS (échelle de mesure des symptômes de la ménopause) de 23,5 %, d’améliorer les signes du domaine psychologique de 25 % et urogénital de 27 %, tout en divisant fortement les bouffées de chaleur. Il a aussi été associé à une hausse de l’estradiol et à une baisse de la FSH et de la LH [22].
Dans une seconde étude [23], il a réduit le score global MRS de 40,9 %, amélioré les symptômes psychologiques de 44,6 %, somatiques de 42,1 % et urogénitaux de 31,5 %. Les bouffées de chaleur ont diminué de 26,9 %, avec aussi une hausse de l’estradiol et de la progestérone, une baisse de la FSH et de la LH, ainsi qu’une amélioration de la qualité de vie et une réduction du stress perçu de 47 %.
En plus de son intérêt sur les manifestations cliniques généralement ressenties, l’ashwagandha est aussi particulièrement utile afin d’aider à réduire le cortisol et mieux gérer le stress.
Bien qu’efficace, cette plante est déconseillée en cas de :
- Troubles endocriniens (thyroïde, hyperandrogénie)
- Maladies hépatiques ou cardiaques
- Traitements agissant sur le système nerveux
L’actée à grappes noires : prudence nécessaire
Elle est souvent utilisée car elle pourrait être efficace [24], notamment les bouffées de chaleur, mais son usage requiert de la prudence :
- Déconseillée en cas de cancer hormono-dépendant
- Risque hépatique
Le soja : phytoestrogènes controversés
Les isoflavones peuvent être utiles, bien documentés [25], mais ils sont également à utiliser avec prudence :
- Déconseillé en cas d’antécédents de cancer du sein
C’est un extrait à choisir bio de préférence.
Tisanes, gélules ou extraits standardisés
Toutes les formes de plantes n’offrent pas la même efficacité. Les extraits standardisés et les gélules sont les plus recommandés, car ils apportent une dose précise et concentrée en actifs, comme dans les études scientifiques.
La tisane, l'infusion, etc. sont en revanche, généralement moins concentrées. Elles peuvent être agréables au quotidien, mais l’efficacité de la tisane reste plus légère et moins constante.
Les dosages et la durée de prise
Les plantes agissent progressivement. Les premiers ressentis apparaissent souvent après 2 à 4 semaines, avec des résultats plus marqués entre 1 et 3 mois de prise régulière.
La clé reste la régularité et un dosage suffisant afin d’obtenir des résultats visibles.
Même si les plantes sont des composés naturels, elles ne sont pas toujours sans risque. Il est essentiel de bien comprendre les précautions à prendre avant tout usage.
Les interactions médicamenteuses
Certaines plantes peuvent interagir avec des médicaments, ce qui peut modifier leur efficacité ou entraîner des effets indésirables :
- Les antidépresseurs : certaines agissant sur la sérotonine (comme le safran ou l’ashwagandha) peuvent potentialiser leur effet.
- Les anticoagulants : certaines peuvent influencer la coagulation.
- Les traitements hormonaux : celles contenant des phytoestrogènes peuvent interagir.
Il est donc recommandé de demander l’avis d’un professionnel de santé (médecin, gynécologue) en cas de traitement en cours.
Les profils à risque
Certaines situations nécessitent une vigilance particulière :
- Les antécédents de cancers hormono-dépendants
- Les dysfonctionnements de la thyroïde ou du système endocrinien
- Les maladies hépatiques ou cardiaques
Ces limites expliquent pourquoi certaines formulations privilégient des actifs sans contre-indications majeures, afin de garantir une meilleure sécurité d’utilisation.
Toutes les plantes n’agissent pas de la même manière, et c’est justement là que réside l’intérêt des formulations combinées. Pendant la ménopause, les symptômes sont multiples et interconnectés : bouffées de chaleur, difficultés pour dormir, fatigue, variations d’humeur, déséquilibres métaboliques… Une seule plante ne peut pas couvrir l’ensemble de ces besoins.
C’est pourquoi certaines associations d’actifs sont particulièrement pertinentes. Par exemple, la sauge agit principalement sur les indicateurs vasomoteurs comme les bouffées de chaleur, tandis que le shatavari intervient davantage sur la régulation hormonale globale. Le safran, lui, cible la sphère émotionnelle et la relaxation, alors que le chardon-marie soutient le foie et le métabolisme.
Cette complémentarité permet une approche beaucoup plus globale et efficace. Au lieu de traiter un seul symptôme, on agit sur plusieurs mécanismes en même temps, ce qui améliore significativement le quotidien.
De plus, certaines formulations ont été pensées afin d’éviter les actifs présentant des contre-indications. Cela permet d’obtenir un produit à la fois efficace et adapté au plus grand nombre de femmes, y compris celles ayant des profils sensibles.
Dans cette logique, Péri Support a été formulé afin d’offrir une réponse végétale, ciblée et complémentaire aux différents inconforts de la périménopause. Son association de sauge, shatavari, safran et chardon-marie permet d’agir à la fois sur le confort vasomoteur, le bien-être féminin, l’humeur et le soutien métabolique. Sans hormones et 100 % végétal, il peut s’intégrer facilement dans une routine globale et être associé à notre complément alimentaire préménopause multivitamines Péri Essentials, qui accompagne les besoins nutritionnels, la vitalité et les fonctions cognitives grâce notamment à son extrait breveté de bacopa.
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