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Test / bilan de fertilité femme

Test / bilan de fertilité femme

Sommaire

Envie d'y voir plus clair sur votre fertilité ? Le test de fertilité est une démarche que beaucoup de femmes entreprennent, que ce soit par curiosité ou parce qu'un projet de grossesse se dessine à l’horizon. Bonne nouvelle : il existe aujourd'hui plusieurs façons d'obtenir des informations, du simple test acheté en pharmacie au bilan médical complet prescrit par un professionnel de santé. Encore faut-il savoir ce que chaque solution peut réellement vous apporter. C'est tout l'objet de ce guide, pensé pour démystifier ce sujet !

Le saviez-vous ?

Entre 2022 et 2023, une enquête de la DGCCRF portant sur les autotests urinaires (grossesse, ovulation, ménopause) vendus en France a mis en évidence des écarts entre les performances affichées et les performances réellement mesurées en laboratoire, ainsi que des défauts d'information sur certaines notices. Cela ne signifie pas que tous les tests sont à mettre de côté, mais cela invite à les considérer comme un indicateur parmi d'autres, jamais comme une conclusion définitive.

Pourquoi faire un bilan de fertilité

Un cycle qui varie d'un mois à l'autre, une envie de mieux comprendre son corps avant de se lancer dans un projet bébé, ou simplement de la curiosité. Les raisons qui peuvent vous pousser à vous intéresser à votre fertilité sont multiples, et aucune n'est plus légitime qu'une autre.

Il est important de le rappeler d'emblée : un cycle irrégulier, quelques mois d'essais infructueux ou l'envie de « faire le point » ne signifient absolument pas qu'il y a un problème. La fertilité féminine évolue naturellement avec l'âge, de façon progressive et non comme un couperet qui tomberait à une date précise. Pour mieux comprendre cette évolution, découvrez notre article sur  l'âge et la fertilité qui explore en profondeur le sujet.

Faire un bilan de fertilité, qu'il s'agisse d'un simple test pharmacie ou d'un bilan médical complet, permet avant tout d’avoir des repères. Le point essentiel à garder en tête avant d'aller plus loin est que ces deux démarches n'ont pas vraiment la même portée. Un test acheté en pharmacie apporte une information ponctuelle sur un seul paramètre. Un bilan médical permet quant à lui de croiser plusieurs examens afin d’obtenir des informations plus complètes. Nous allons détailler les deux approches.

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Les examens du bilan médical de fertilité

Le bilan médical de fertilité commence toujours par un temps d'échange avec le médecin ou le gynécologue : durée et régularité des cycles, antécédents, mode de vie. Cet entretien oriente ensuite le choix des examens complémentaires, qui peuvent inclure une prise de sang et une échographie.

Le dosage de l'AMH (hormone anti-müllérienne)

L'AMH est aujourd'hui l'un des marqueurs les plus utilisés pour estimer la réserve ovarienne, c'est-à-dire le nombre d'ovocytes restants. Elle a l'avantage de pouvoir être dosée n'importe quel jour du cycle. Un point, souvent mal compris, mérite toutefois d'être clarifié : l'AMH renseigne sur la quantité d'ovocytes, pas sur leur qualité. Un taux d'AMH ne permet donc pas, à lui seul, de prédire les chances de grossesse [1]. Nous avons d’ailleurs consacré un article complet à l'hormone anti-müllérienne (AMH), que nous vous invitons à consulter pour aller plus loin.

Le dosage de la FSH (hormone folliculo-stimulante)

La FSH est un autre marqueur hormonal, généralement dosé en tout début de cycle. Cette hormone apporte une information complémentaire, mais elle est moins fiable lorsqu'elle est interprétée seule : son élévation traduit souvent une baisse de la réserve ovarienne déjà installée, alors que l'AMH offre une détection plus précoce [2]. C'est la raison pour laquelle ces deux dosages sont le plus souvent associés.

L'échographie et le compte des follicules antraux

L'échographie pelvienne permet de compter les follicules antraux visibles sur les ovaires en début de cycle. On parle de comptage de follicules antraux ou CFA. Associé à l'AMH, ce comptage permet d’affiner l'estimation de la réserve ovarienne.

Selon le contexte, le médecin peut compléter ce socle par d'autres examens (bilan hormonal plus large, recherche d'une cause spécifique). Le choix et l'ordre des examens sont toujours adaptés à chaque situation par le professionnel de santé qui vous suit. Par conséquent, il n'existe pas de parcours standard identique pour toutes les femmes.

Le Jolly Conseil

Un complément alimentaire peut contribuer à soutenir votre équilibre nutritionnel dans le cadre d'un projet de fertilité, mais il ne remplace ni un mode de vie équilibré, ni un suivi médical si vous avez des interrogations sur votre fertilité. Les deux se complètent, ils ne se substituent pas l'un à l'autre.

Les tests de fertilité en pharmacie et leur fiabilité réelle

Les tests de fertilité vendus en pharmacie, en parapharmacie ou en ligne se sont beaucoup développés ces dernières années. Ils sont accessibles, faciles à utiliser à la maison, et peuvent apporter un premier repère. Mais il est important de bien distinguer deux familles de produits, souvent confondues sous l'appellation générique de « test de fertilité ».

Les tests d'ovulation

Ces tests détectent le pic de l'hormone lutéinisante (LH) dans les urines, qui survient environ 24 à 36 heures avant l'ovulation [3]. Ils aident à repérer la fenêtre la plus fertile du cycle, ce qui peut être utile dans le cadre d'un projet de conception. Ils ne mesurent en revanche aucun paramètre lié à la réserve ovarienne ou à la qualité des ovocytes. Leur rôle se limite au repérage du moment de l'ovulation.

Les tests de réserve ovarienne en pharmacie

Une seconde catégorie de tests, à usage unique, mesure le taux de FSH dans les urines pour donner une indication ponctuelle sur la réserve ovarienne. Il s'agit d'un test à domicile, non remboursé, qui repose sur un seul marqueur hormonal urinaire, moins précis qu'un dosage sanguin réalisé en laboratoire. Ce test ne peut en aucun cas remplacer un bilan médical complet, et un résultat isolé ne doit pas être interprété comme un verdict sur votre fertilité.

En résumé : un test pharmacie peut être un point de départ intéressant pour mieux connaître son cycle ou se rassurer ponctuellement, mais il ne se substitue jamais à un avis médical, surtout si vous essayez de concevoir depuis plusieurs mois.

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Où et comment faire un test de fertilité pour femme ?

Pour un test de pharmacie, la démarche est simple. Ce dernier s'achète sans ordonnance en pharmacie, en parapharmacie ou en ligne, et s'utilise à la maison en suivant scrupuleusement la notice (moment du cycle, heure de la journée, temps de lecture).

Pour un bilan médical, la première étape consiste à consulter un médecin généraliste ou un gynécologue, qui évaluera votre situation et prescrira, si besoin, des examens adaptés (prise de sang, échographie). Selon les résultats et votre projet, il pourra ensuite vous orienter, si nécessaire, vers un centre spécialisé en assistance médicale à la procréation (AMP). Contrairement aux tests trouvables en pharmacie, ce bilan prescrit par un médecin est pris en charge par l'Assurance Maladie dans les conditions habituelles de remboursement.

Quand consulter pour un bilan de fertilité ?

Il n'y a pas de règle universelle, mais quelques repères, issus des recommandations françaises, permettent de connaître le meilleur moment pour consulter :

  • Après 12 à 24 mois de rapports réguliers sans grossesse, pour la majorité des couples.
  • Dès 6 mois d'essais infructueux si vous avez 35 ans ou plus.
  • Plus tôt encore en cas de cycles très irréguliers, d'antécédents médicaux connus (endométriose, chirurgie pelvienne...) ou de doute particulier.

Consulter plus tôt ne veut pas forcément dire que quelque chose ne va pas. Au contraire, il s’agit d’une bonne façon de vous accorder davantage d'options et de temps, dans le cas où un accompagnement s'avérerait utile. Un bilan qui ne révèle aucune anomalie a aussi pour effet de vous rassurer quant à votre capacité à procréer.

Et après le bilan : que faire des résultats ?

Voici un point sur lequel il faut être particulièrement clair : seul le médecin qui vous accompagne est en mesure de replacer votre taux d'AMH, de FSH ou votre comptage folliculaire dans votre contexte personnel (âge, antécédents…).

De façon générale, on peut dire qu’un résultat qui sort des valeurs habituelles n'est pas synonyme de fin de parcours, mais plutôt l’occasion d’échanger avec votre médecin, qui pourra alors proposer des examens complémentaires ou un accompagnement adapté si nécessaire.

Beaucoup de femmes avec des résultats atypiques mènent des grossesses sans difficulté particulière, et inversement, un bilan « normal » ne constitue pas une garantie absolue. C'est précisément pour cela que ces résultats doivent être interprétés dans le cadre d’une consultation, et jamais de façon isolée.

Soutenir sa fertilité au quotidien

Quel que soit le résultat de votre bilan, certains piliers du quotidien peuvent contribuer à soutenir activement votre équilibre hormonal et votre santé reproductive. Parmi eux, une alimentation variée et équilibrée, un sommeil suffisant, une activité physique régulière, la gestion du stress, ainsi que l'arrêt du tabac, si vous êtes concernée [4]. Il s’agit de leviers de fond, qui agissent sur la durée plutôt que dans l'urgence.

Sur le plan nutritionnel, certains actifs font l'objet d'un intérêt particulier de la recherche concernant la qualité ovocytaire, comme la coenzyme Q10, la N-acétyl-cystéine (NAC) ou le tryptophane. C'est dans cette perspective que nous avons conçu Ovo+, notre complément qui associe CoQ10, NAC et L-tryptophane, formulé pour accompagner les femmes qui souhaitent soutenir leur fertilité au quotidien.

Pour aller plus loin sur la question des leviers à activer au quotidien, retrouvez notre article comment améliorer la qualité ovocytaire qui détaille l'ensemble de ces pistes.

Vous souhaitez explorer d'autres pistes autour de la fertilité ? Retrouvez l'ensemble de nos guides et produits dans notre collection Fertilité.

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Selon la Haute Autorité de Santé, l'infertilité est d'origine exclusivement féminine dans environ 30 % des cas, exclusivement masculine dans 20 % des cas, et mixte (les deux facteurs combinés) dans 40 % des cas.

C'est pourquoi le médecin propose généralement, en parallèle du bilan féminin, un spermogramme pour le conjoint. Cet examen évalue la quantité, la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes. Les deux bilans sont complémentaires et se lisent ensemble, dans la mesure où un couple qui a des difficultés à concevoir fait parfois face à un ensemble de facteurs limitants.

Non, ce n'est généralement pas nécessaire. Le dosage de l'AMH ne demande aucune préparation particulière. Il peut se faire n'importe quel jour du cycle, à jeun ou non, ce qui facilite grandement l'organisation.

Le dosage de la FSH, en revanche, est réalisé en tout début de cycle, autour du 3e jour, sans obligation d'être à jeun non plus, sauf si votre médecin associe d'autres analyses sanguines nécessitant une préparation spécifique, comme un bilan glycémique par exemple. Le mieux reste de suivre les indications précises données par le laboratoire ou votre médecin au moment de la prescription, qui peuvent varier légèrement d'un centre à l'autre.

Les délais varient selon les examens. Les résultats d'une prise de sang (AMH, FSH) sont en général disponibles en quelques jours, parfois en 24 à 48 heures selon le laboratoire. L'échographie apporte un résultat immédiat, commenté directement par le professionnel qui la réalise. C'est souvent lors d'une consultation de restitution, quelques jours à quelques semaines après les premiers examens, que le médecin réunit l'ensemble des résultats pour vous les expliquer dans leur globalité. Ce délai peut sembler long de prime abord, mais il permet au médecin d'interpréter les résultats avec le recul nécessaire.

Le stress ponctuel ou la fatigue n'altèrent pas les taux d'AMH, qui restent stables tout au long du cycle et d'un mois à l'autre. En revanche, un stress chronique ou important peut, chez certaines femmes, perturber la régularité des cycles et donc l'ovulation, ce qui peut compliquer l'interprétation d'un test d'ovulation acheté en pharmacie. Cela ne remet pas en cause la fiabilité du bilan médical en tant que tel, mais c'est un élément que vous pouvez mentionner à votre médecin. Ce stress fait partie des informations utiles pour comprendre votre situation dans son ensemble, au même titre que votre sommeil ou votre alimentation.

Un cycle irrégulier ne bloque pas la réalisation du bilan, il oriente simplement la façon dont certains examens sont programmés. Le dosage de l'AMH peut se faire n'importe quel jour, irrégularité ou non. La FSH et l'échographie de compte folliculaire, elles, sont idéalement réalisées en début de cycle. Si vos cycles sont imprévisibles, votre médecin adaptera le moment de ces examens, voire pourra déclencher le cycle si nécessaire. Une irrégularité du cycle est d'ailleurs souvent l'une des raisons qui motivent la consultation, car elle peut elle-même être un signe à explorer, sans que cela soit automatiquement inquiétant.

En France, l'accès à un centre d'assistance médicale à la procréation (AMP) passe presque toujours par une orientation médicale préalable, généralement de votre médecin généraliste ou de votre gynécologue. C'est cette première consultation qui permet d'évaluer votre situation, de réaliser les premiers examens et de juger si une prise en charge spécialisée est utile. Certains centres acceptent des demandes de rendez-vous directes, mais avec des délais parfois plus longs. Dans tous les cas, consulter d’abord un médecin généraliste ou un gynécologue reste la voie la plus rapide et la mieux adaptée pour être bien orientée.

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