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26/04/2022

Paracétamol et grossesse, attention

Le paracétamol (N-acétyl-p-aminophénol (APAP), également connu sous le nom d’acétaminophène) est le médicament antipyrétique (contre les états fiévreux) et analgésique le plus couramment utilisé, principalement pour la fièvre, la migraine et les douleurs diverses (articulaires, etc). Au moins deux tiers des femmes utilisent du paracétamol pendant la grossesse, et la moitié d'entre elles l'utilisent au cours du premier trimestre [1].

Take care mama

Si vous avez de la fièvre, il vaut encore mieux en prendre car la fièvre n’est pas bonne pour le futur bébé.

Conseils

Le paracétamol est à limiter fortement, à consommer à la posologie la plus faible et pendant la durée la moins longue. L’ibuprofène n’est pas une alternative sans danger au paracétamo

STATS

Une étude sur une culture d’ovaires de fœtus humains a montré que l’exposition au paracétamol diminue de 40% les cellules reproductrices des ovaires et de près de 30% pour les testicules. Une prise haute de paracétamol a été associée à une probabilité plus de 2 fois supérieure de diagnostic de trouble d’hyperactivité et de l’attention.

Dites nous tout

Est-ce que vous en avez pris enceinte ?

Oui on m’avait dit que c’était ok !
Non pas utilisé.
J’ai même pris de l’ibuprofène…

Paracétamol et grossesse : observations d’absence de risque

Actuellement, le paracétamol peut être prescrit pendant la grossesse. Cela est dû au fait qu’il est jugé comme n'augmentant pas le risque fœtal, quel que soit le trimestre, et est considéré comme sûr pour une utilisation pendant la grossesse, avec un niveau de preuve B noté comme “preuves inconsistantes ou de qualité limitée concernant le patient” [2].

D’après le CRAT (Centre de Référence sur les Agents Tératogènes) : “Il est possible d’utiliser le paracétamol quel que soit le terme de la grossesse. Une utilisation à la posologie minimum efficace et pour la durée la plus brève possible est toujours préférable [3].”

Le paracétamol est bénéfique en cas d’état fiévreux pendant la grossesse

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Une étude sur 26000 enfants n’a pas montré de risque

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Des risques possibles observés dans certaines études

On sait que le paracétamol traverse facilement le placenta et la barrière hémato-encéphalique.

Les métabolites toxiques du paracétamol sont plus élevés chez les femmes enceintes

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Il pourrait être toxique pour le du foetus

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Il peut réduire la production de testostérone chez le foetus mâle

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Le paracétamol peut perturber les processus hormono-dépendant

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Il pourrait provoquer des troubles de la fertilité masculine

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Il pourrait provoquer des troubles de la fertilité féminine

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La prise de paracétamol a été associée à un retard de langage

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Il pourrait perturber le développement cognitif, d’autant plus avec une prise sur le long terme

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Le paracétamol a été associé à des troubles comportementaux chez les enfants

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Le paracétamol pourrait avoir des conséquences sur l’issue de la grossesse

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Attention aux données des études

Ces données sont toutes issues d’études d’observation, qui mettent en évidence des corrélations, mais ne peuvent affirmer avec certitude un lien de causalité, ou d’études chez la souris. Par ailleurs, dans les études sur l’homme, l’évaluation de la quantité de paracétamol pris dépend des déclarations de la mère, qui peut sous-estimer ou surestimer la prise du médicament.

Seules des études qui répartiraient les femmes enceintes en 2 groupes, 1 dans lequel elles prennent du paracétamol et 1 dans lequel elles prennent un placebo, permettraient de montrer un vrai lien de causalité. Toutefois, étant donné qu’il y a un potentiel risque associé à la prise de paracétamol, ces études ne sont pas possibles.

Par ailleurs, certaines études mettent en évidence des problèmes liés à des consommations importantes de paracétamol, il est sage de penser que c’est la dose qui fait le poison, et qu’une consommation occasionnelle de paracétamol peut être sans danger pour l’enfant à naître.

On sait par ailleurs que dans des situations d’état fiévreux pendant la grossesse, le paracétamol peut être protecteur car la fièvre augmente le risque de développer certaines malformations.

Par prudence, il peut être judicieux de limiter sa prise de paracétamol aux situations réellement nécessaires, et de ne pas en prendre en continu sur le long terme.

Paracétamol et allaitement : qu’en dit le CRAT ?

Le Centre de Référence sur les Agents Tératogènes indique que l’utilisation de paracétamol est possible durant l’allaitement. En effet, ils précisent : “La quantité de paracétamol ingérée via le lait est faible : l’enfant reçoit jusqu’à 4% de la dose pédiatrique (en mg/kg/jour), (calcul effectué après une prise maternelle unique par voie orale). Une publication fait état d’une quarantaine d’enfants allaités de mères sous paracétamol et l’usage du paracétamol en cours d’allaitement est très répandu. Aucun effet notable n’est retenu.” [3]

Qu’en est-il de l’ibuprofène ?

L'utilisation d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (comme l’ibuprofène) pendant la grossesse comporte des risques potentiels avec un niveau de preuve C (issu de consensus, d’opinions d'experts ou de série de cas). Le rapport risque-bénéfice est à déterminer par la consultation d'un médecin [1].

L’ibuprofène a été associé à un risque plus élevé d’avortement

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Il aurait des effets néfastes sur le foetus

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Les directives de la Food and Drug Administration des États-Unis précisent que les anti-inflammatoires non stéroïdiens doivent être évités pendant la grossesse, et qu’il est préférable de prendre du paracétamol à la place [28].

Conclusion

Les données de ces études sont récentes et les niveaux de preuves sont discutables. Quoi qu’il en soit, nous vous conseillons d’écouter votre médecin en ce qui concerne la prise de paracétamol. Si vous avez besoin de vous soigner, soignez-vous ! Il ne faut pas rester dans un état fiévreux et laisser la fièvre dégénérer par peur de prendre du paracétamol. Il ne faut pas culpabiliser car on a besoin de se soigner ! Si vous souffrez de douleurs chroniques (migraines par exemple), discutez-en avec votre médecin traitant qui saura vous conseiller le traitement le plus adapté durant la grossesse.

Pour plus d’informations sur la prise d’antalgiques, retrouvez l’article du CRAT.

Sources

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