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13/06/2022

Suivre sa fertilité avec la glaire cervicale

Émancipées pour Jolly Mama

Comment pratiquer la symptothermie ?

Pour pratiquer la symptothermie il faut observer sa température corporelle basale mais également sa glaire cervicale. Vous pouvez en plus évaluer la position du col de l’utérus mais ce n’est pas obligatoire.

Comment doit être la glaire cervicale pour tomber enceinte ?

Lorsque l’ovulation est imminente, la glaire atteint son pic de qualité. Elle devient très fluide, étirable, transparente (comme du blanc d’oeuf voire de l’huile – on l’appelle la glaire P), et elle apporte une sensation très glissante et lubrifiée.

Quel jour commencer la symptothermie ?

Vous pouvez commencer la symptothermie au début d’un nouveau cycle.

Dites nous tout

Est-ce que vous observez votre glaire ?

Oui pour tomber enceinte.
Oui en méthode de contraception.
Non pas du tout !

La “glaire cervicale” est un terme connu de toutes, mais savez-vous que vous pouvez l’utiliser comme indicateur de fertilité ?

Dans cet article, nous vous expliquons tout ce qu’il faut savoir pour utiliser sa glaire cervicale comme indicateur de sa fertilité, que ce soit dans le cadre d’un désir de grossesse, dans un objectif de contraception ou simplement pour se reconnecter à son corps et à ses fluctuations hormonales. Si les termes “glaire cervicale” ne sont pas connus de toutes les femmes, le concept, lui, leur est en principe très familier.

Il s’agit en effet des sécrétions que l’on observe à certains moments de son cycle dans ses sous-vêtements, et qui sont produites sous l’action des hormones qui s’activent pour faire maturer les follicules.

En cela, l’arrivée de cette glaire est un signal de l’imminence de la libération d’un ovule, mais encore faut-il savoir la reconnaître et la qualifier, car elle évolue de jour en jour à l’approche de l’ovulation.

Qu’est-ce que la glaire cervicale ?

La glaire cervicale est une sécrétion produite par le col de l’utérus sous l’effet des oestrogènes, les hormones qui guident la première partie du cycle.

Elle tient d’ailleurs son nom de son lieu de production, car cervix veut dire col de l’utérus en anglais. Concrètement, à chaque nouveau cycle (c’est-à-dire à chaque premier jour de règles), un dialogue hormonal s’établit entre le cerveau et les ovaires pour permettre à un follicule de croître jusqu’à atteindre une taille suffisante pour ovuler. Ainsi, le cerveau dit aux ovaires de préparer un stock de follicules, qui vont commencer à se développer et à produire des oestrogènes. Plus on avance dans le cycle, plus les follicules grossissent, et plus les oestrogènes grimpent.

La glaire cervicale est produite en réaction à cette montée d’oestrogènes. Le rôle de cette glaire est de permettre à un spermatozoïde d’arriver jusqu’à l’ovule qui s’apprête à être libéré. Lorsqu’elle n’est pas présente (environ les ¾ du cycle), le vagin est tellement acide que les spermatozoïdes n’y survivent que quelques secondes. La glaire cervicale a un pH qui leur permet de rester en vie, jusqu’à 5 jours dans les cryptes du col de l’utérus !

Par ailleurs, elle a un effet protecteur et accompagnateur des spermatozoïdes. Elle les conserve dans ses maillages très serrés et les fait remonter vers l’ovule.

C’est pour cela qu’une femme est fertile environ 6 jours par cycle : 5 jours avant l’ovulation, grâce à la glaire, et 1 jour après, car l’ovule vit 12 à 24h. En dehors de cette fenêtre de fertilité, une grossesse n’est pas possible.

Comment observer la glaire cervicale au cours du cycle ?

Elle a été très étudiée pour permettre aux femmes de l’utiliser comme un indicateur de leur fertilité.

Tout d’abord, il n’y a pas une glaire, mais plusieurs types de glaire, plus ou moins fertiles. Ensuite, on qualifie la glaire de deux façons : grâce à son aspect (ce qu’on observera dans sa culotte notamment) et grâce à la sensation qu’elle procure (le ressenti d’humidité qu’elle apporte).

Pendant et après les règles

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A l’entrée dans la fenêtre de fertilité

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A l’approche de l’ovulation

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Après l’ovulation

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Coupler l’observation à la prise de température

A priori car pour être certaine d’avoir bien ovulé, un autre indice est important en symptothermie : la prise de la température basale, c’est-à-dire la température au réveil.

Le résidu de l’ovule se transforme en effet en corps jaune, qui produit de la progestérone, une hormone ayant un effet hyperthermique. Dès que l’ovulation a eu lieu, la température corporelle augmente donc, de l’ordre de 0,3 à 0,5 degrés.

C’est la combinaison de ce pic de glaire fertile suivi d’un assèchement net et de la hausse de température qui ne laisse place à aucun doute : l’ovaire a libéré un ovule.

En résumé : la glaire cervicale apparaît quelques jours avant l’ovulation, elle monte en qualité pendant 5 jours environ jusqu’à atteindre un pic d’humidité lorsque l’ovule est libéré, accompagné d’une hausse de la température.

L’arrivée de la glaire marque l’ouverture de la fenêtre de fertilité, et sa disparition couplée à la hausse de température marque sa fermeture (par sécurité, on compte 3 jours après la hausse de température pour se considérer infertile, lorsqu’on utilise la symptothermie comme contraception).

Est-ce que l’observation de la glaire est une méthode fiable ?

L’observation de la glaire cervicale est un outil à la fois plus pratique, plus fiable et moins onéreux qu’un test d’ovulation.

Plus fiable car il est très fréquent qu’un test d’ovulation soit positif alors même que le corps était juste en train d’essayer d’ovuler, mais qu’il n’a pas réussi à aller jusqu’au bout. Ce phénomène est fréquent en cas de syndrome des ovaires polykystiques par exemple, et il a pour conséquence que l’on va manquer le “bon moment” en croyant qu’on a ovulé alors qu’en réalité, ce n’était qu’un faux départ. Avec la combinaison glaire + température, même si la glaire peut faire croire à la préparation d’une ovulation, l’absence de montée de température empêchera de la valider.

A contrario, certaines femmes ovulent avec un taux de LH (l’hormone repérée par les tests d’ovulation) inférieur à la sensibilité du test, et passent donc à côté de leur ovulation. Par ailleurs, en plus de permettre de repérer sa fenêtre de fertilité, la symptothermie peut aider à identifier un déséquilibre voire une anovulation, et d’agir en conséquence pour rétablir le cycle.

Est-ce possible d’observer sa glaire en méthode de contraception ?

L'observation de la glaire couplée à la prise de température est une méthode de contraception naturelle bien plus fiable qu’on ne l’entend parfois.

Reconnue par l’OMS, elle a un indice de fiabilité théorique équivalent à celui de la pilule (moins d’1% de risque de tomber enceinte) et un indice de fiabilité pratique également très bon (2% à 8% de risque selon les méthodes et les calculs), à condition de l’appliquer rigoureusement après avoir été formée. Pour en savoir plus, allez voir notre article : La symptothermie : une contraception naturelle et efficace

Conclusion

La glaire cervicale, bien plus qu’une sécrétion aléatoire voire honteuse, est donc un superbe outil de connexion à son corps et d’identification de sa période fertile.

Apprendre à l’observer est une connaissance que toutes les jeunes filles devraient avoir, pour être en mesure, le temps venu, de faire un choix contraceptif éclairé, et/ou de vivre un désir de grossesse en conscience et en confiance.

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Le saviez-vous ?

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En pratique

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