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27/04/2022

Les effets de l'âge sur la fertilité

De nos jours, les femmes retardent l’âge auquel elles auront leur premier enfant. D’après l’INSERM, l’âge moyen du premier enfant en France chez la femme est de 30.6 ans en 2018. Or la fertilité féminine serait optimale entre 18 et 31 ans, la moitié des femmes ne pourraient plus concevoir passé 40 ans et la fonction reproductive deviendrait presque nulle au delà de 45 ans... Qu’en est-il réellement de ces chiffres ?

Take care mama

La fertilité diminue avec l’âge, mais moins probable ne veut pas dire impossible ! Vous pouvez tout à fait avoir un bébé passé cette limite des 35 ans et après. L’âge n’est qu’un facteur parmi d’autres jouant sur la fertilité.

Le saviez-vous ?

Il est reconnu que la nutrition va également avoir un impact sur la fertilité, ainsi deux femmes du même âge ayant une hygiène de vie différente n’auront a priori pas les mêmes chances de tomber enceinte. Ces chiffres ne doivent pas vous faire peur, car le stress est également un facteur très important dans la fertilité. Il est prouvé que plus une femme est stressée et moins elle a de chances de concevoir.

Quelques conseils

Ne stressez pas (ou le moins possible) Jouez sur votre hygiène de vie Faites vous accompagner Essayer de booster votre fertilité naturellement

Dites nous tout

A quel âge êtes-vous tombée enceinte ?

Entre 20 et 25 ans
Entre 25 et 30 ans
Entre 30 et 35 ans
Entre 35 et 40 ans
Entre 40 et 45 ans
Après 45 ans !

Quelles sont les chances de tomber enceinte en fonction de son âge ?

La perte de réserve ovarienne avec l’âge

Une étude de 2004 sur 782 couples ayant des rapports sexuels réguliers et non protégés, a mis en évidence que le pourcentage d'infertilité était estimé à 8% pour les femmes âgées de 19 à 26 ans, 13-14% pour les femmes âgées de 27 à 34 ans et 18% pour les femmes âgées de 35 à 39 ans [1].

La base biologique de cette baisse de la fertilité avec l'augmentation de l'âge de la femme semble provenir de plusieurs facteurs : les cellules germinales (reproductives) de la femme ne sont pas renouvelées au cours de la vie, la diminution et l'utilisation des follicules entraînent une baisse du nombre d'ovocytes de la naissance à la ménopause, la qualité des ovocytes existants diminue avec l'âge [2].

La diminution de la quantité de follicules contenant des ovules dans les ovaires est appelée "perte de réserve ovarienne". Les femmes commencent à perdre leur réserve ovarienne avant de devenir infertiles et avant de ne plus avoir de règles régulières.

La perte de fertilité débute bien avant la ménopause. Comme les femmes naissent avec tout leur stock de follicules, la réserve de follicules en attente est progressivement épuisée.

À mesure que la réserve ovarienne diminue, les follicules deviennent de moins en moins sensibles à la stimulation par la FSH (hormone folliculo-stimulante, essentielle au développement ovarien), de sorte qu'ils ont besoin d'une stimulation plus importante pour qu'un ovule mûrisse et ovule [3].

Quelles sont les données scientifiques sur l’âge et la fertilité ?

75% des femmes qui commencent à essayer de concevoir de façon naturelle à l'âge de 30 ans auront une conception se terminant par une naissance vivante dans l'année qui suit. Ces résultats diminuent progressivement, passant à 66% à l'âge de 35 ans puis à 44% à l'âge de 40 ans [4].

Il apparaît, par rapport aux femmes âgées de 20 à 24 ans, que la fertilité se réduit de 31% chez les femmes âgées de 35 à 39 ans [5].

Chute de la fertilité vers 30 ans

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Augmentation du risque d’avoir un bébé en moins bonne santé vers 30 ans

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Que faire de ces données scientifiques ?

De nombreuses études scientifiques ont évalué l’impact de l’âge sur la fertilité. Elles démontrent systématiquement une diminution au cours de la vie.

Les chiffres sont un indicateur mais ils évoluent

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Il n’y a pas de changement drastique à 35 ans

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Tous les couples ne sont pas comparables

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D’autres facteurs doivent être pris en compte

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N’oubliez pas : moins probable ne veut pas dire impossible !

Quels sont les risques de tomber enceinte en fonction de son âge ?

Le stock de follicules permettant de former des ovocytes est complet à la naissance. Il n’augmentera pas au cours de la vie d’une femme et va même progressivement diminuer jusqu’à épuisement à la ménopause. Cette chute du stock de follicules est accompagnée d’une altération de la qualité des ovocytes.

Les femmes ont moins de chances de tomber enceintes et plus de chances de faire des fausses couches dû à la baisse de la qualité des ovules au fur et à mesure que le nombre d'ovules restants diminue. Cela va également impacter le fœtus car la baisse de la qualité des ovocytes peut entraîner des altérations chromosomiques.

Ces changements se manifestent surtout lorsque la femme atteint la mi-trentaine ou la fin de la trentaine [9].

Une augmentation des anomalies génétiques avec l’âge

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Une augmentation du risque de fausse couche

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Plus de risque d’avoir un enfant mort-né

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Plus de risque que le bébé ne soit pas en bonne santé

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Plus de risque de complications maternelles

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Quels sont les moyens mis en place pour diminuer les complications ?

Un dépistage de la trisomie peut être réalisé avec une analyse de sang maternel dès 9 semaines de grossesse et une échographie à 12 semaines. En cas de risque détecté, des tests d’ADN foetal libres peuvent être menés. Une amniocentèse peut également être réalisée. Cependant, cette intervention n’est pas anodine et peut générer un risque de fausse couche. Il apparaît que la ratio bénéfice/risque entre la détection du risque d’une anomalie génétique et le risque d’induction d’une fausse-couche justifie le fait de pratiquer une amniocentèse à 35 ans.

_Note : Les statistiques issues des études sur le risque d’avoir un enfant atteint de trisomie 21 sont variables et ne s’interprètent pas toutes de la même manière. Des statistiques plus élevées sont observées si les résultats prennent en compte la détection de la trisomie par amniocentèse. En effet, cet examen est pratiqué tôt en début de grossesse, or on sait qu’une anomalie chromosomique est souvent en cause dans les fausses-couches de début de grossesse, donc les chiffres réels sur le risque d’accoucher d’un enfant atteint de trisomie peut être plus faible que celui retrouvé dans les études. _ Enfin, des traitements vont être réalisés sur les femmes jugées comme ayant un “âge maternel avancé”. Elles peuvent recevoir de l’aspirine pour prévenir le risque de prééclampsie, avoir des échographies supplémentaires, des tests pour contrôler l’état du bébé. Or ces tests se font dès 35 ans, distinguant ainsi une femme de 34 ans mais réalisant les mêmes tests qu’une femme de 40 ans, alors qu’un seuil si distinct n’existe pas entre 34 et 35 ans. Il est nécessaire de réaliser ces tests et/ou traitement individuellement, en fonction du profil de la femme, et non simplement en fonction d’une limite d’âge.

La procréation médicalement assistée peut-elle aider ?

En France, en 2015, 3.1% des enfants sont nés suite à une PMA.

La PMA à partir de 35 ans

L'étude du Centre d'Etude et de Conservation des Oeufs et du Sperme (CECOS) portant sur des femmes ayant bénéficié d'une insémination avec donneur, a indiqué que la fertilité diminuait significativement avec l'âge à partir de 30 ans [20]. Globalement, l'étude montre une diminution légère mais significative après 30 ans et marquée après 35 ans. La probabilité de succès de l’insémination pour 12 cycles était de 73% chez les moins de 31 ans, elle a diminué à 61% pour les 31-35 ans et a encore diminué à 54% pour les plus de 35 ans.

Dans une autre étude, ils ont montré que la procréation médicalement assistée ne compensait pas la diminution de la fertilité. Si une femme repousse de 5 ans sa tentative de grossesse, c'est-à-dire de 30 à 35 ans, ses chances de concevoir un enfant seront réduites de 9% et le traitement n’améliorera l’issue que de 4%. Si elle reporte son essai de 35 à 40 ans, les chances seront encore réduites de 25 % et le traitement ne représentera que 7%. Autrement dit, les techniques de reproduction assistée ne compensent que la moitié des naissances perdues en reportant une tentative de grossesse de 30 à 35 ans, et moins de 30% des naissances perdues en reportant de 35 à 40 ans [21].

La PMA au delà de 40 ans

Chez les femmes de plus de 40 ans, le taux de réussite de la superovulation avec insémination intra-utérine chronométrée (technique utilisée en cas d’infertilité) est généralement inférieur à 5% par cycle. En comparaison, le taux de réussite est d'environ 10% chez les femmes âgées de 35 à 40 ans [22].

La FIV est plus efficace mais présente également des taux de réussite relativement faibles chez les femmes de 40 ans et plus, généralement moins de 20% par cycle. À 43 ans, les chances de tomber enceinte par FIV sont inférieures à 5%, et à 45 ans les chances deviennent quasi nulles [23].

Comment booster sa fertilité ?

De nombreux facteurs vont impacter la fertilité en dehors de l’âge. Le mode de vie, l’alimentation, le tabagisme, le stress, le manque de sommeil, etc. _Pour en savoir plus sur les solutions pour booster sa fertilité, allez voir notre article sur le sujet. _ La nutrition est un facteur sur lequel on peut agir directement. De nombreux nutriments sont bénéfiques à la fertilité, comme le magnésium et les oméga 3 qui vont jouer sur l’équilibre hormonal, indispensable pour la fertilité. S’il y a des choses qui nous échappent, on peut en revanche voir notre alimentation comme une clef importante de notre santé féminine, une façon de reprendre le pouvoir.

Par exemple, dans une étude chez le rat, ils ont montré que les acides gras oméga-3 alimentaires (avec 2.1 % des calories totales apportées par le DHA) leur avaient permis de se reproduire bien au delà de l’âge attendu pour ces animaux et que cela avait également entraîné une amélioration remarquable de la qualité des ovocytes [24]. Ils estiment que ce résultat est transposable chez la femme, et que la consommation de DHA permettrait d’améliorer la baisse de fertilité liée à l’âge.

Pour en savoir plus sur la nutrition et la fertilité, allez voir notre article sur le sujet.

En conclusion

Les études montrent systématiquement un déclin de la fertilité à partir de 30-35 ans. Cela s’explique par une diminution de la quantité d’ovocytes mais également par une altération de leur qualité, résultant dans une diminution de la probabilité de tomber enceinte, mais également une hausse de risques associés à la grossesse (anomalies génétiques, fausses-couches, etc).

Des chiffres précis sont difficiles à établir car les études ne sont pas toutes réalisées de la même manière et étudient des femmes de différentes catégories d’âge. Cependant elles arrivent toutes à la même conclusion : plus on vieillit et plus la fertilité diminue.

Cela ne veut pas dire que passé 35 ans vous ne pourrez plus avoir de bébé ! Ces études ne doivent pas vous faire peur ou vous laisser penser que vous ne tomberez pas enceinte, elles montrent simplement que cela deviendra plus compliqué du fait d’un vieillissement de la fonction reproductive.

Si vous rencontrez des problèmes de fertilité, il est conseillé aux femmes de moins de 35 ans qui essaient de concevoir un enfant depuis 12 mois ou plus de consulter et aux femmes de plus de 35 ans qui essaient de concevoir depuis 6 mois ou plus.

Sources

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