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26/04/2022

Manger son placenta après l'accouchement

Beaucoup de sites rapportent que manger son placenta après l’accouchement aurait de nombreuses vertus comme : augmenter sa production de lait, améliorer son humeur, diminuer son risque de dépression du postpartum, augmenter son taux de fer… Mais la plupart de ces sites énoncent des bénéfices sans donner aucune étude ou preuves pour étayer ses effets, alors qu’en est-il réellement ? Cette pratique ne serait pas réellement efficace, et ne serait pas sans danger…

MYTHES

Le placenta n’est pas une bonne source de fer Il n’a pas d’effet sur le lait maternel Il ne diminue pas le risque de dépression postpartum

Did you know ?

Appliquer du placenta sur sa peau diminuerait les plaies et la chute des cheveux !

Dites nous tout

Et vous, avez-vous ou comptez-vous manger le placenta ?

Of course !
Certainement pas
Je vais plutôt faire son empreinte

Manger son placenta, qu’est-ce que la placentophagie ?

Le placenta est un organe qui se développe dans votre utérus pendant la grossesse. Cette structure fournit de l'oxygène et des nutriments à votre bébé en pleine croissance et élimine les déchets du sang de votre bébé. Le placenta s'attache à la paroi de votre utérus et le cordon ombilical de votre bébé en est issu.

La placentophagie, c'est-à-dire l'ingestion du placenta après l'accouchement, est très répandue chez les mammifères, et on constate un intérêt croissant pour la placentophagie chez les femmes en post-partum, notamment aux États-Unis [1]. Le placenta peut être consommé cru, cuit, rôti, déshydraté, encapsulé ou sous forme de smoothies et de teintures. La préparation la plus utilisée semble être l'encapsulation du placenta après cuisson à la vapeur et déshydratation.

Jusqu’il y a encore peu, les seules études sur le fait de réhydrater et de manger son placenta venaient d’études très anciennes, principalement avec une étude de 1918[2].

Un seul placenta de 450 g contient en moyenne 234 calories, 4 g de graisses, 899 mg de cholestérol, 513 g de sodium, 48 g de protéines, ainsi que des quantités importantes d'oligo-éléments (24% des apports journaliers recommandés pour le fer et 7% pour le sélénium)[3][4].

Quels sont les mythes associés au fait de manger son placenta ?

Les partisans de la placentophagie maternelle humaine signalent que le placenta encapsulé est une excellente source de fer alimentaire.

Faux, le placenta n’améliore pas le statut en fer maternel

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Certaines données suggèrent que la placentophagie maternelle humaine améliore la qualité et la quantité du lait maternel. Certains suggèrent que l'augmentation des niveaux de prolactine après l'ingestion du placenta pourrait expliquer les prétendus avantages en matière de lactation.

Faux, le placenta n’a pas d’effets sur le lait maternel

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Une chute importante des niveaux d'œstrogène et de progestérone se produit après la naissance, ce qui suggère que les changements d'humeur du post-partum peuvent s'expliquer par l'effet du retrait de ces hormones [7]. La dépression en post partum pourrait être déclenchée également par le manque de cortisol [8].

Faux, le placenta ne diminue pas le risque de dépression post partum

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Existe-t-il des risques associés à la consommation du placenta ?

Les craintes majeures sur l’ingestion du placenta sont : l'ingestion d’éléments dans des niveaux toxiques (cadmium, arsenic, mercure, plomb), de bactéries pathogènes (escherichia coli, staphylococcus aureus..) et de quantité importante de médicaments suite à l’accouchement (anesthésie, antibiotiques…).

Les études ne montrent pas de risque toxique

Conformément à la réglementation de l'Union européenne, une étude a montré que les concentrations d'éléments potentiellement toxiques (arsenic, cadmium, mercure, plomb) étaient inférieures au seuil de toxicité des denrées alimentaires après traitement du placenta à la vapeur et après déshydratation [14]. Une autre étude sur 28 placenta n’a pas trouvé la présence d’éléments en quantités qui pourraient être dangereuses [15].

Un risque de contamination microbiologique possible

La déshydratation du tissu placentaire à plus de 54°C (température à laquelle le placenta est déshydraté pour être encapsulé) entraîne une réduction significative du nombre d'espèces microbiologiques et élimine le Candida albicans (responsable de la candidose) [16] .

Globalement il n’y a pas de risque…

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… mais attention à l’infection par Streptococcus du groupe B

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Dans quels cas ne faut-il pas consommer son placenta ?

Une infection virale ou bactérienne chez la mère et/ou le nouveau-né est une contre-indication à l'ingestion du placenta. De même, le placenta ne doit pas être consommé après une anesthésie générale car il peut avoir absorbé des opioïdes et d'autres agents anesthésiques [19]. Le risque associé à l'ingestion de son propre placenta à la suite d'un accouchement spontané, non interventionnel, sans traitement pharmacologique à long terme pendant la grossesse est relativement faible.

Fumer pendant la grossesse augmente la concentration de cadmium dans le tissu placentaire et présente donc également un risque en cas d'ingestion [20].

L'ingestion de préparations de placenta en présence de mastite et/ou de canaux obstrués est également contre-indiquée en raison du potentiel effet stimulant sur la production de lait [21].

Comment utiliser son placenta autrement ?

L’injection de placenta humain

Le placenta humain peut être injecté après l’accouchement. Cela permettrait de :

Favoriser la cicatrisation des plaies

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Réduire la douleur

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L’application sur la peau de placenta humain

L’application topique de placenta humain aurait des effets bénéfiques comme :

Favoriser la cicatrisation des plaies

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Diminuer la chute des cheveux

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Conclusion

La question de l’encapsulation du placenta et de ses risques et bienfaits nous a été posée de nombreuses fois. Nous avons essayé d’y répondre le mieux possible dans un esprit evidence-based, pour vous donner simplement les éléments dont on dispose aujourd’hui sur la question et vous aider à faire votre choix.

Elle ne prend pas en compte la partie “sacrée” que peut avoir le placenta qui est bien sûr bien plus qu’un amas de cellules et de nutriments, mais un organe magique qui nous a relié pendant 9 mois à notre bébé, et que beaucoup considèrent comme “son jumeau”. Un organe qu’on peut d’ailleurs honorer de plein de façons, en faisant son empreinte par exemple (arbre de vie).

Avec les études et recherches disponibles actuellement, il est difficile de mettre en évidence un réel effet de l’ingestion du placenta, aussi bien sur la production de lait que sur la dépression en post partum. Certaines études montrent un effet, mais elles comportent de nombreux biais, tandis que les études cliniques démontrent généralement une absence d’effets. Il apparaît donc que d’autres études sont nécessaires pour pouvoir affirmer qu’il n’y a pas d’effets ou bien au contraire démontrer de potentiels effets.

Certains cas sont à risque pour la consommation du placenta (fumer, mastite, anesthésie à l’accouchement) et les risques de contaminations microbiologiques sont controversés dans les études.

Sources

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